Les lobbys agrochimiques pourront bientôt sabrer le champagne

Chère amie, cher ami,

D’ici quelques jours, les lobbys des plus grandes multinationales agrochimiques pourront sabrer le champagne :le plan qu’ils préparent depuis des années dans le secret des couloirs de la Commission européenne et des institutions nationales pour blanchir leurs pesticides tueurs d’abeilles et empêcher toute remise en cause de leurs produits à l’avenir est sur le point d’être définitivement adopté par les institutions européennes.

Sans un soulèvement massif et immédiat de l’ensemble des citoyens à travers l’Europe pour s’opposer de toute urgence à cette prise de contrôle des lobbys au détriment des abeilles, de la biodiversité et de la nature…
… ils pourront non seulement commercialiser dans tous les pays européens de nouveaux pesticides nocifs pour les abeilles et pour les pollinisateurs sauvages
… mais aussi faire ré-autoriser certains pesticides interdits pour leur grande dangerosité envers les abeilles, comme les néonicotinoïdes !
Notre dernière chance de leur faire barrage, c’est d’arriver à mobiliser en urgence des milliers, des centaines de milliers, voire un million de citoyens à travers l’Europe dans les jours qui viennent : s’il vous plaît, signez sans attendre la pétition lancée par POLLINIS, et transmettez ce message le plus largement possible à vos contacts.

► JE SIGNE LA PÉTITION 

Comment en est-on arrivé là ??
En 2010, sous la pression des scientifiques et face à la disparition effrayante des abeilles et autres insectes pollinisateurs, l’Europe reconnaît que les tests utilisés pour mesurer les effets des pesticides sur les abeilles avant d’en autoriser la vente et l’utilisation partout en Europe sont devenus complètement obsolètes.
Ils ne permettent plus de mesurer les effets résultant de modes d’action incroyablement subtils et redoutablement efficaces des nouvelles molécules répandues en quantités industrielles dans tous les pays de l’UE.
En application du règlement européen No 1107/2009 qui prévoit que les produits chimiques mis sur le marché ne doivent pas avoir d’« effet inacceptable » sur l’environnement, et par souci de mise à jour, la Commission européenne demande alors à l’EFSA, l’autorité européenne de sécurité des aliments, d’adapter le processus d’évaluation aux dernières connaissances scientifiques :
un groupe composé des meilleurs experts est aussitôt formé, pour élaborer des propositions de « tests abeilles » qui permettraient de s’assurer qu’une plus grande partie des effets potentiellement néfastes des molécules sur les pollinisateurs soit sérieusement évaluée AVANT d’autoriser la vente des produits et AVANT qu’on ne les retrouve partout dans les campagnes, les sols, et les nappes phréatiques… jusque dans nos assiettes et dans l’air que nous respirons !
Ils rendent leurs conclusions deux ans plus tard (1) et proposent la mise au point de nouvelles lignes directrices, le « Bee Guidance Document », basées sur une approche scientifique plus intégrative – pour des tests abeilles vraiment pertinents (2).
Les instances européennes les approuvent… mais pour les grandes industries de l’agrochimie, Bayer et Syngenta en tête, ces nouveaux protocoles d’évaluation signifieraient une perte de chiffre d’affaires monumentale :
ils ont appliqué eux-mêmes ces nouveaux « tests abeilles » dans leurs labos sur plus de 150 de leurs pesticides alors en circulation.
Les résultats sont catastrophiques : 79 % des herbicides testés… 75 % des fongicides… et 92 % des insecticides ne passeraient pas le premier niveau de tests en laboratoire (3) : pour les firmes, les nouvelles lignes directrices impliqueraient donc non seulement d’investir dans de coûteux tests supplémentaires…
… mais surtout, de prendre le risque qu’une grande partie de leurs pesticides ne soient pas autorisés sur le marché européen, car trop dangereux pour les abeilles !
Ces grandes multinationales décident alors de mobiliser toute la puissance de leurs lobbys pour faire pression sur les autorités nationales et européennes, pour :
>>> d’un côté, s’assurer que les « tests abeilles » préconisés par les scientifiques, qui permettraient de mesurer la toxicité réelle de leurs produits sur les abeilles, les bourdons, ou d’autres pollinisateurs indispensables à nos écosystèmes, ne soient jamais mis en application :
le « Bee Guidance Document » et ses « tests abeilles » ont été soumis pour approbation finale plus de 30 fois de suite au SCoPAFF (le Comité permanent des végétaux, des animaux, des denrées alimentaires et de l’alimentation animale), un comité européen réunissant des représentants des États membres, sous la présidence de la Commission européenne. Ils ont été rejetés à chaque fois, sans que l’on puisse savoir pourquoi, et sans caméras, permettant ainsi aux États membres de garder leur vote secret (4).
>>> de l’autre, propulser leurs propres objectifs de protection des abeilles à miel et les bourdons (5) – qui préconisent par exemple d’accepter qu’une molécule puisse décimer 20 % des abeilles d’une colonie (6) ! – et mener un lobbying acharné auprès des autorités européennes pour les faire adopter… (7)
Résultat : après des mois de lutte au coude à coude, au sein des comités consultatifs de la Commission et de l’EFSA (8), et au Parlement européen, entre les lobbys des firmes et les représentants de la société civile…
… les lobbys sont en passe d’arriver à leurs fins ! En toute discrétion, lors d’une énième réunion du SCoPAFF les 16 et 17 juillet 2020 (9), les représentants des États membres de l’UE qui avaient jusqu’ici refusé de valider les tests abeilles proposés par les scientifiques ont adopté à la majorité la proposition des firmes d’abaisser les niveaux de protection sur les abeilles et les bourdons, et de n’avoir aucun test sur les pollinisateurs sauvages (10).
Un coup de maître pour l’industrie, qui s’assure ainsi un accès illimité au marché européen pour commercialiser de nouveaux tueurs d’abeilles, et qui lui permettra de faire lever l’interdiction des néonicotinoïdes dans tous les pays d’Europe – y compris en France et en Belgique où la législation est encore, pour l’instant, plus protectrice des pollinisateurs…
… mais un recul terrible pour les abeilles et l’ensemble de la biodiversité !
Il nous reste un dernier espoir d’empêcher les firmes d’imposer définitivement leur loi – et leurs pesticides – en Europe : un ultime vote aura lieu le 23 octobre prochain (11).
C’est d’ici là que tout se jouera, dans les couloirs des institutions et dans les ministères nationaux… Et nous avons besoin de la mobilisation de chaque citoyen qui se soucie des abeilles et du système alimentaire que nous lèguerons aux générations futures, pour peser une dernière fois de toutes nos forces face aux lobbys.

S’il vous plaît, prenez quelques minutes pour ajouter votre signature à la pétition pour l’adoption immédiate de tests abeilles qui permettent de préserver les pollinisateurs et l’ensemble de la chaîne alimentaire face aux pesticides les plus toxiques, et diffusez ce mail autour de vous pour rallier un maximum de personnes supplémentaires.

► JE SIGNE LA PÉTITION 

Si nous laissons, aujourd’hui, les multinationales de l’industrie triompher au détriment des abeilles et de toute la biodiversité
… s’essuyer les pieds sur des années de combat des apiculteurs qui voient leurs colonies s’effondrer, des scientifiques qui alertent sur les conséquences dramatiques de l’extinction des pollinisateurs, et des représentants de la société civile qui oeuvrent à la protection des insectes indispensables au maintien des chaînes alimentaires…
… les institutions démocratiques censées servir l’intérêt général en déduiront que leurs petits arrangements en sous-main avec les lobbys au détriment des abeilles et de la biodiversité n’ont attiré ni l’attention, ni l’indignation de personne.
Ils pourront continuer à travailler main dans la main avec les firmes, signant les yeux fermés les autorisations de mise sur le marché de nouveaux pesticides ultra dangereux pour les pollinisateurs et dévastateurs pour l’environnement…
… et comme pour les néonicotinoïdes tueurs d’abeilles, il faudra encore des années de bataille, des centaines d’études et de constats de terrain, et la remobilisation de millions de citoyens pour obtenir le retrait une à une de chaque molécule ravageuse pour les abeilles domestiques et sauvages…
… alors qu’elles pourraient toutes être immédiatement écartées du marché, si les tests préconisés par les chercheurs et non par l’industrie étaient adoptés !
Alors que près d’un tiers des espèces de papillons européens sont en déclin, avec une chute de 39 % depuis 1990 (12), que près de la moitié des espèces d’abeilles sauvages d’Allemagne sont menacées, et que certaines régions comme la Bavière enregistrent la disparition de près de 3 espèces sur 4 en seulement 10 ans, pendant que la biomasse des insectes de prairie a chuté de deux tiers entre 2008 et 2017 (13)…
… ce chèque en blanc des autorités européennes aux multinationales agrochimiques, pour déverser massivement dans la nature et dans les champs des pesticides destructeurs pour les pollinisateurs, ne laissera aucune chance de survie à ces insectes indispensables, menacés d’exctinction imminente !
C’est pour cela qu’il est vital de réussir à exercer une pression citoyenne colossale sur nos institutions européennes, dès maintenant, pour montrer que les citoyens sont au courant des tractations honteuses qui ont lieu actuellement et qui mettent en danger les pollinisateurs pour sauvegarder les profits des multinationales, et que nous refusons ce dévoiement inacceptable de nos institutions publiques :

Aidez-nous à mettre nos institutions au pied du mur, et démolir le plan de l’industrie avant qu’il ne soit trop tard !

SVP, rejoignez dès maintenant la pétition

et transmettez ce mail le plus largement possible autour de vous : utilisez les réseaux sociaux, les blogs et forums que vous fréquentez, ou transférez simplement ce mail à votre carnet d’adresse.

► JE SIGNE LA PÉTITION

Il nous reste peu de temps pour contrecarrer le plan des lobbys pour imposer définitivement leurs tueurs d’abeilles en Europe, et nous devons jeter toutes nos forces dans cette ultime bataille : merci par avance pour votre mobilisation cruciale !

Bien cordialement,
L’équipe POLLINIS

POUR ACCÉDER À LA PÉTITION, CLIQUEZ ICI

Références :
1. EFSA Panel on Plant Protection Products and their Residues (PPR). (2012).Scientific Opinion on the science behind the development of a risk assessment of Plant Protection Products on bees (Apis mellifera, Bombus spp. and solitary bees). EFSA Journal, 10(5), 2668.
2. EFSA Guidance Document on the risk assessment of plant protection products on bees (Apis mellifera, Bombus spp. and solitary bees)  EFSA Journal 2013;11(7):3295
3. Miles, M., Alix, A., Becker, R., Coulson, M., Dinter, A., Oger, L., … & Weyman, G. (2018). Improving pesticide regulation by use of impact analyses: a case study for bees. Conference paper. Hazards of pesticides to bees, 13th international symposium of the ICP-PR Bee protection group, October 2017, Valencia (Spain), Julius-Kühn-Archiv, (462), 86-90.
4. RAPPORT DE POLLINIS SUR LE BLOCAGE AU NIVEAU EUROPÉEN DES « TESTS ABEILLES » – POLLINIS 05.2019
5. ECPA (2017).Proposal for a protective and workable regulatory European bee risk assessment scheme based on the EFSA bee guidance and other new data and available approaches. 39p., voir en particulier p. 9
6. Thorbek, P., Campbell, P. J., Sweeney, P. J., & Thompson, H. M. (2017). Using BEEHAVE to explore pesticide protection goals for European honeybee (Apis mellifera L.) worker losses at different forage qualities.. Environmental Toxicology and Chemistry, 36(1), 254–264.
7. PESTICIDES ET POLLINISATEURS : LA COMMISSION ET LES ÉTATS MEMBRES SONT-ILS EN TRAIN DE CÉDER AUX PRESSIONS DE L’AGROCHIMIE ? – POLLINIS 07.2019
8. TESTS ABEILLES : POLLINIS FACE À L’AGROCHIMIE AU SEIN DU COMITÉ CONSULTATIF DE L’EFSA – POLLINIS 10.2019
9. EU countries meet to thrash out the scientific basis of bee protection – A. Neslen, E. Wax, E. Anderson – POLITICO 16.07.2020 (sur abonnement)
10. Review of the Guidance Document for the risk assessment for bees Supporting document for Risk Managers consultation on Specific Protection Goals for bees – EFSA 22.06.2020. C’est l’approche n°2, qui utilise le modèle algorithmique BEEHAVE partiellement financé par l’entreprise agrochimique Syngenta pour évaluer la mortalité « naturelle » des colonies d’abeilles et de bourdons, qui a été retenue par les Etats membres et sera définitivement adoptée le 23 octobre prochain
11. Outline of the revision of the Guidance on the risk assessment of plant protection products on bees (Apis mellifera, Bombus spp. and solitary bees) (EFSA, 2013) – EFSA
12. Van Swaay, C., Van Strien, A., Harpke, A., Fontaine, B., Stefanescu, C., Roy, D., … & Švitra, G. (2013).The European grassland butterfly indicator: 1990–2011. Published by the European Environment Agency
13. Insect Atlas 2020. Heinrich Böll Stiftung & Amis de la Terre Europe

POLLINIS Association Loi 1901

10, rue Saint Marc 75002 Paris

www.pollinis.org

Désinscrire l’adresse lochyann@gmail.com.     
Liste de discussion du groupe local Nature et Progrès Gard.
Nous souhaitons qu’elle permette de partager des informations liées à l’écologie et d’améliorer la communication au sein du groupe

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CR Rencontre du collectif du 15/09/2020

Au sommaire

– Discussions

– Des nouvelles des absents

– Règlement local de publicité

– Cit’en – projet photovoltaïque

– Colibris fait sa part

– Le Pacte pour la transition

– Agenda

Présent.e.s : Janie, Jacques, Nina, Agnès, Sylvie, Mylène, Claude, Jérémie, Colin, Stéphane, Brigitte, Josiane, Claudine, Claude, Anne, Alain, Jean-Pierre, Marie-Pierre, Bérengère, Christian, Paul, Virginie et Christophe.

Excusé.e.s : Jean, Gabrielle, William C., William A., Ghislaine

Merci Anne pour ton accueil

Merci Christian pour le compte rendu

Pour laisser le temps aux derniers participants de nous rejoindre, Christophe entonne, sur un air de Brassens, le poème de Jean Richepin qui lui a valu un séjour en prison en 1876, pour outrage aux bonnes mœurs.

Il est 18:15

DISCUSSIONS

#StopAmazonFournes : la nouvelle majorité à la Communauté de communes du Pont du Gard est opposée à l’implantation d’un centre logistique d’Amazon sur la commune de Fournès. Le recours contre le permis de construire a peu de chance d’aboutir, car c’est la commune qui en décide, en la matière.

« Plus jamais ça », est un collectif national d’associations et de syndicats qui a lancé une pétition avec 34 mesures de rupture, face à l’urgence sanitaire. A Nîmes, il regroupe en particulier la CGT, la Confédération Paysanne, la FSU, la Ligue des Droits de l’Homme, CHANG, ATTAC, Solidaires.

Quelle belle idée qu’un rapprochement entre travail et climat ! mais ces journées des 25 et 26 septembre ne sont pas à l’ordre du jour du collectif local « Plus jamais ça ».

Le Collectif Stop Monsanto – Bayer vous invite à organiser un événement à Nîmes pour participer à la mobilisation “Notre Assiette Pour Demain”. Cette mobilisation se déroulera le samedi 17 octobre, partout en France sur la thématique de l’agriculture et de l’alimentation. Elle reprend le format des marches climat, une manifestation qui rassemble le maximum de public.

Super idée mais pas spontanément de porteur autour de la table.

Jérémie la soumettra à CPLC.

Après deux années de campagne, la pétition de 1 035 000 signatures a été portée au ministère de l’environnement où Barbara POMPILI l’a signée également !

Un dernier rassemblement de « Nous voulons des coquelicots » aura lieu vendredi 25 septembre.

Le Mouvement réfléchit à peut-être réapparaître sous la forme « Nous voulons des paysans ».

Faisant suite à l’annulation du forum des associations par la municipalité, sous des prétextes contradictoires, une lettre ouverte signée par 47 associations a été adressée (par mail) au maire mais aussi aux adjoints en charge de la culture, de l’environnement et des sports. A ce jour, aucune réponse ne nous est parvenue.

NOUVELLES DES ABSENTS

Eco-vélo

Nabil et Saïm ont repris l’activité – asso en cours de montage « L’Heureux cycliste » (ou « Le Recycliste ?), soutenus par Réa-Nîmes, sur le site de la ressourcerie, route d’Arles.

Les Incroyables Comestibles

L’asso vivote un peu, faute de temps et de bénévoles. Toutes les bonnes volontés seront les bienvenues mercredi 27 septembre pour faire un état des bacs installés dans la ville. Rendez-vous avec Valérie et Christophe devant le lycée Albert camus à 16h30.

Le club sciences du collège Capouchiné

L’initiative « un jardin dans ma ville » (bacs de plantes) a été portée par les élèves ; les habitants ne s’étant pas appropriés les bacs, à côté du gymnase de la Camargue, ceux-ci vont être rapatriés dans l’enceinte de l’établissement.

Cette année, après avoir reçu un prix académique l’année dernière, la micro-entreprise des collégiens accompagnés par William Ajenjo, va se lancer dans la fabrication d’objets à base de bambous.

Happy camper Compostage

Des nouvelles de Tanzania mais pas de nouvelles de l’asso…à suivre.

Les Petits débrouillards

A la suite du départ de Patrice et Clara, pas encore de reprise de contact avec l’asso cet été…

En attendant, bon vent à nos ami.e.s !

CONCERTATION AUTOUR DU RENOUVELLEMENT DU REGLEMENT LOCAL DE PUBLICITE (RLP) A NIMES

En tant que membres de l’association « A.R.B.R.E.S. gardiens de l’ombre », Claudine, Alain et Gilles, ont participé à la réunion de concertation avec les associations, relative au Règlement Local de publicité de la ville de Nîmes.

Les représentants de Paysages de France, PDF, ont été très incisifs et ont demandé une fusion de zones afin de réduire les inégalités de traitement des citoyens de part l’actuelle différence de traitement de leur environnement ; pénétrantes, zones commerciales et quartiers périphériques populaires chargés de panneaux de grande superficie.

La présence de mobilier urbain déployant majoritairement des messages publicitaires, en pourtour du Centre historique et dans la proximité de Monuments historiques, etc. a été dénoncée.

Les publicités lumineuses et numériques ont aussi été dénoncées.

Enfin, l’absence de mesures de contrôle de la législation et de l’actuel RLP ainsi que de sanctions des contrevenants a été aussi pointée.

A plusieurs reprises nous avons pointé la contradiction entre ce RLP et la candidature de la ville à l’inscription au patrimoine mondial par l’UNESCO.

Sur la forme, nous avons notamment pointé l’absence d’élus.

Réunion publique d’information lundi 28 septembre prochain à l’auditorium du Carré d’Art.

Présentation du projet au Conseil municipal de novembre prochain avant enquête publique.

VENDANGES DE GRAPPES PHOTOVOILTAIQUES POUR CIT’EN

L’association Cit’en, membre de Nîmes en transition, œuvre pour la transition énergétique sur le territoire de Nîmes Métropole : Sobriété, Efficacité, Energies Renouvelables. Elle a été lauréate 2018 de l’appel à projets  #Dédé de Nîmes Métropole (communication et premières études de faisabilité technico-économique sur 10 toitures) et de l’appel à projets régional Energies Renouvelables Coopératives et Citoyennes (études, Prime citoyenne : Chaque fois qu’un citoyen investit un euro dans le projet, la Région Occitanie verse 1 €)

Pour équiper des toitures publiques ou privées de panneaux photovoltaïques, la SAS à forme coopérative Oc’citen a été créée. Elle est en phase de collecte de financement. Vous pouvez devenir sociétaire et participer à la gestion en acquérant une part sociale de 50 €uro. Vous pouvez aussi placer au taux de 3% jusqu’à 450 € en compte-courant d’associé remboursable. Ce sont ces sommes qui déclencheront le versement de la prime citoyenne de la Région. Nous avons déjà le financement pour équiper 3 toitures d’ici fin 2020 mais il faut aussi pouvoir continuer les installations en 2021…

Pour compléter le financement de la subvention de Nîmes Métropole, l’association  a lancé depuis le 3 septembre un financement participatif sur la plateforme zeste. Il reste seulement jusqu’au 2 novembre pour aider Cit’en à financer les premières études de faisabilité technico-économiques réalisées pour 4 toitures. La cagnotte monte mais nous avons encore besoin de 2 600 €uro pour atteindre notre objectif.

Vous pouvez nous retrouver sur notre site www.citen.fr (vous retrouverez le bulletin de souscription et le financement participatif) ; nous contacter contact@citen.fr ou occiten@citen.fr ; nous appeler 06 70 46 91 48 ou 06 84 09 50 28.

COLIBRIS FAIT SA PART

Le mouvement Colibris a été fondé en 2007

Inspirer relier soutenir les personnes ou collectifs qui souhaitent aller vers un monde plus humain, plus respectueux du vivant

Comment globalement ?
Outilleur, facilitateur
– La Fabrique
– Outils libres : vilains GAFAM
– Le Mag
– L’agora (rencontres nationales autour d’un thème choisi cette année nouvelles installations en zone rurale)
– La boutique
– L’université des Colibris : cours en ligne : zéro déchet, permaculture, gouvernance partagée… >
– le prochain sera plutôt axé sur le changement intérieur pour « grosso modo » faire le deuil du monde qu’on est en train de détruire pour passer à l’action. Ce mooc sera la première étape d’un nouveau cap qui se profile à Colibris pour 2021 : convergence avec d’autres ong/asso de la transition nationalement et localement, et faire un focus sur les territoires et capitaliser ce qui a marché ou pas… Pour rendre ces informations accessibles à tous !

Et localement ?
– Les groupes locaux
Leurs missions déclinées sur le territoire : Inspirer, Relier, Soutenir.
Les rencontres (projections, rencontres, mises en lien…),
Colibris ce n’est pas faire à la place de… C’est faciliter, outiller, faire du lien sur le territoire…à sa mesure.
Le groupe local de Nîmes existe depuis 6 ans et a vu émerger :
LuluZed, la Nef 3.0, le collectif Luciole…

Il a soutenu le pacte pour la transition.

La suite pour le groupe local de Nîmes ?
Assez flou, manque de temps, de monde et d’énergie… Colibris c’est aussi ce qu’on en fait. Le groupe local pourrait se reconstituer sur une nouvelle dynamique avec mon soutien, plus en retrait…


Si ça vous intéresse de venir vous impliquer dans le « cercle cœur » (organe de coordination du groupe local), pour redonner une dynamique aux Colibris de Nîmes : Réunion du la semaine prochaine avec des personnes qui peut-être relanceraient le groupe local
Ecrire à : nimes@colibris-lemouvement.org

PACTE POUR LA TRANSITION

Le pacte pour la transition est un ensemble de propositions élaborées par 60 assos nationales – expert.e.s et citoyen.e.s, avant les municipales, pour bâtir des communes plus écologiques, solidaires et démocratiques. Porté localement, à l’initiative du collectif Nîmes-en-transition, il a été signé par plusieurs maires dont le maire de Nîmes, ce qui engage indirectement l’Agglo.

Des contacts très nourris ont été pris avec certaines nouvelles équipes.

PCAET (plan climat) et PAT (projet alimentaire territorial) sont au menu des groupes de travail.

La réunion constitutive de l’équipe de suivi est programmée jeudi 24 septembre à 18h30 à La Verrière ; ce rendez-vous est réservé aux volontaires pour s’engager sur toute la durée du mandat municipal, soit six ans. D’autres pourront bien sûr attraper le train en marche.

Faut-il pousser la démarche en direction des départementales et des régionales ?

Christophe a consulté d’autres collectifs gardois : Le Vigan, Arpaillargues et Aureillac, Collias, Cévennes en transition ; ils réfléchissent aussi pour l’instant, parfois peu nombreux mais motivés et compétents. Reste à contacter : Bagnols-sur-Cèze.

Parmi les invités à œuvrer dans l’équipe de suivi : le réseau ANAIS et la Jeune Chambre Economique du Gard, sur les compétences-phares du Département (la solidarité) et de la Région (l’économie).

Jacques évalue que la moitié des propositions du pacte concernent aussi Département et Région.

Pour Brigitte, çà dépendra de l’état des forces en présence lors de la réunion constitutive, le 24.

Jérémie est partant, dans cette perspective.

Paul va nous rejoindre.

AGENDA

Fête de La Placette

Samedi 26 septembre de 14h00 à minuit

14h-17h30 : Forum des associations ; des tables sont déjà réservées pour Nîmes-en-transition, Cit’en, Réa-Nîmes, le Krôcô…; il en reste pour les autres assos dans la limite des possibilités.

18h : Marionnettes au Petit Théâtre de la Placette

19h : Jungle Box musique

20h30 : La Nina de Fuego

21h : Gypses Flamenco

Ciné / débat : « un pays qui se tient sage » de David Dufresne

Mercredi 30 septembre à 20h au Sémaphore (réservation  conseillée)

Débat avec Attac et Un avocat du syndicat des avocats de France.
« Alors que s’accroissent la colère et le mécontentement devant l’injustice sociale, de nombreuses manifestations citoyennes sont l’objet d’une répression de plus en plus violente. Un film qui invite les citoyens à approfondir, interroger et confronter leurs points de vue sur l’ordre social et la légitimité de l’usage de la violence par l’Etat.

Fête de la Conf.

Dimanche matin 4 octobre, devant la mairie de Saint-Géniès-de-Malgoirès,.

Paul nous invite à la fête de la Conf’, à Saint-Géniès-de-Malgoirès.

9h-13h : marché paysan

10h30-midi : débat « une défense paysanne pour l’élevage paysan »

Stands, buvette, animaux.

Débat : « effondrement ou révolution ? »

Mardi 6 octobre à 19h, auditorium du lycée Saint-Vincent-de-Paul

Jérémie nous propose un temps de discussion avec William Clapier autour de son livre « effondrement ou révolution ».

Anîmerie : Terres de lien

Mardi 13 octobre de 18h à 20h à La Courte Echelle, 11bis rue de Genève

Dans le cadre des Anîmeries de la NEF (un rendez-vous par mois à la Courte Echelle), l’association invitée sera « Terres de Liens ».

Débat : « L’espérance chrétienne face aux crises écologiques »

Jeudi 5 novembre à 20h, auditorium du lycée Saint-Vincent-de-Paul

Dans le cadre du Festival des solidarités FESTISOL, débat organisé par le CCFD-Terre solidaire sur le thème : « L’espérance chrétienne face aux crises écologiques »

Le programme du festival – deuxième quinzaine de novembre – est bientôt bouclé : les assos qui le souhaitent peuvent encore s’inscrire.

En gestation :

– Fête à la ressourcerie Réa-Nîmes, route d’Arles, début octobre, à l’occasion de la quinzaine des ressourceries (village d’assos ?).

– Marché des producteurs, organisé par le GASE, aussi à la ressourcerie. Josiane propose d’en faire un marché de Noël.

Réflexions :

Au vu de tous ces rendez-vous, Jacques s’inquiète de la possible dispersion des bonnes volontés et insiste sur la pédagogie à mettre en place auprès de nos interlocuteurs. Josiane suggère de réfléchir à la cohérence des liens entre nos associations et mouvements.

Le Jardin intérieur accueillerait volontiers dans quelques temps un forum du collectif Nîmes-en-transition, comme il y en a eu un il y trois ans, c’est-à-dire une journée où on pose les agendas, pour discuter de sujets de fond, de « comment çà marche (ou pas) ? » et passer un bon moment.

Il est 20:15

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Étape nîmoise de la marche des sans-papiers

L’étape nîmoise de
la Marche des Sans-papiers
aura lieu les 21
et 22 septembre.

Télécharger le tract et l’affiche.

1. Merci de transmettre à l’APTI qui les centralise, vos possibilités d’hébergement des marcheurs dans la nuit du 21 au 22 septembre et de leur transport entre Nîmes et Avignon le 22 septembre.

2. Le soutien financier à l’organisation de la marche entre Montpellier et Avignon se fait là : https://www.leetchi.com/c/marche-des-solidarites. Cette cagnotte permettra de prendre en charge (dans la mesure des dons reçus) les dépenses engagées.

3. La conférence de presse aura lieu mardi 15 septembre à 11 heures au Café Olive et prochaine réunion est prévue le jeudi 17 septembre à 18 heures à l’APTI.

Par ailleurs, l’info suivante est à diffuser :

« Depuis décembre 2018, un batiment du diocèse au 7 rue Pasteur à Avignon est occupé par le Collectif Rosmerta, qui a pu héberger une quarantaine de migrants et organiser un centre social autogéré. Après un premier procès dont le verdict accordait 3 ans et demi de délais pour l’évacuation de Rosmerta, le diocèse d’Avignon a fait appel de cette décision.
Nous avons besoin de tout votre soutien !
Nous appelons à un rassemblement (avec le respect des mesures barrière), le 21 septembre à partir de 8h45, devant la cour d’appel de Nîmes, Boulevard de la Libération.
Soyons nombreux et nombreuses ! »
Collectif Rosmerta -page fb: https://www.facebook.com/rosmertaavignon/

Solidairement
APTI

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Réseau Action Climat : cap sur les régionales en 2021

Le Réseau Action Climat a publié des recommandations, en vue des élections régionales en 2021 :

https://reseauactionclimat.org/wp-content/uploads/2020/06/transition-regions-v3-web-1.pdf

On votera aussi en 2021 pour le département, d’où la question : celles et ceux qui s’impliquent cette année dans le pacte pour la transition à Nîmes vont-iels dépasser l’échelon communal ?

Peut-être un sujet à discuter lundi 31 août à 18h15 à La Verrière, à l’occasion d’une réunion publique sur le pacte pour la transition mais çà aurait du sens, n’est-ce pas ?

1 – RECOMMANDATIONS GÉNÉRALES
LES GRANDES ORIENTATIONS D’UNE POLITIQUE RÉGIONALE CLIMAT
1.1 – Dédier les fonds européens à la transition
1.2 – Mettre en place une gouvernance intégrant le climat et ses différents acteurs
1 3 – Développer les formations et l’apprentissage pour le climat
1 4 – Commande publique et exemplarité de la Région : un levier d’action pour la transition
1 5 – Faire le lien entre les territoires : la coopération internationale et interrégionale
2 – RECOMMANDATIONS EN MATIÈRE D’ÉNERGIE ET DE MAÎTRISE ÉNERGÉTIQUE
2.1 – Développer la production d’énergies renouvelables
2.2 – Engager la maîtrise de la consommation d’énergie pour les particuliers
3 – RECOMMANDATIONS SUR LES MOBILITÉS DURABLES
3.1 – Développer les transports durables
3.2 – Réduire la place des transports polluants
4 – RECOMMANDATIONS EN MATIÈRE D’AGRICULTURE ET D’ALIMENTATION DURABLES
4.1 – Mettre en place un modèle de production agricole durable et plus résilient
4.2 – Favoriser la distribution locale durable
4.3 – Aménager des sols pour développer l’agroécologie
5 – RECOMMANDATIONS POUR LA TRANSITION ÉCONOMIQUE ET INDUSTRIELLE
5.1 – Soutenir les filières de la transition, rémunératrices et créatrices d’emplois
5.2 – Développer un tourisme en accord avec l’urgence climatique
6 – RECOMMANDATIONS POUR L’ADAPTATION AU DÉRÈGLEMENT CLIMATIQUE
6.1 – Protéger les ressources naturelles
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Cit’en veut lancer la grappe photovoltaïque

 Pour favoriser la transition énergétique, l’association Cit’en mène un projet citoyen d’énergie solaire sur le territoire de Nîmes Métropole. Il s’agit d’équiper de panneaux photovoltaïques dix toitures publiques ou privées. Pour se faire, des études de faisabilité technico-économiques, réalisées par Enercoop, sont nécessaires. 

Pour financer quatre d’entre elles, Cit’en lance un financement participatif à compter du 03 septembre 2020 sur la plateforme Zeste de la NEF. www.citen.fr et  www.zeste.coop/fr

On a besoin de vous, alors n’hésitez pas à partager l’information autour de vous.

Contact : 0670469148

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Le Café est de sortie

Comme chaque premier vendredi du mois, « Nous voulons des coquelicots – Nîmes » animera la place de la Maison Carrée, côté sud Carré-d’Art, en proposant aux passant.es, plusieurs dizaines à chaque fois, de signer la pétition, aujourd’hui le seuil d’un million cent mille signatures est atteint en France, pour l’arrêt immédiat de tous les pesticides de synthèse (Bayer, Monsanto et autres).

Iels seront accompagné.es ce soir-là, vendredi 7 août à 18h30, par « Le Café est de sortie » émanation du Café d’Anaïs qui a mis au point depuis quelques mois, malgré le confinement, un projet co-construit avec plusieurs partenaires associatifs dont Nîmes-en-transition, consistant, comme son nom l’indique, à sortir du local, place des Esclafidous, et participer à des temps de convivialité ailleurs dans la ville.

Pour rappel, ANAÏS est le réseau d’Associations Nîmoises d’Actions et d’Interventions Sociales.

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Le Pacte…sans transition !

Bonjour, 
Comme vous le savez sans doute si vous avez suivi les infos locales, plusieurs maires de Nîmes-Métropole, à Manduel, Marguerittes, Nîmes et Poulx, soit presque les deux tiers de la population, ont signé le Pacte pour la Transition que nous avions proposé à tous les candidats aux élections municipales : http://www.nimesentransition.org/doc/Pacte-synthese.pdf

Sans transition, nous avons participé aux conseil municipaux « d’installation », à Nîmes vendredi, à Marguerittes samedi, pour leur dire que ça commençait maintenant !

D’autres candidats, qui l’avaient signé également mais dont la liste n’a pas été élue, sont néanmoins conseillers municipaux aujourd’hui. 

Il leur appartient désormais de mettre en œuvre les trois principes généraux du Pacte ainsi que les mesures spécifiques sur lesquelles ils se sont engagés, parmi les 32 propositions du Pacte.

Côté groupe de pilotage, nous nous sommes engagés à les accompagner de façon citoyenne dans la mise en œuvre de ces actions concrètes durant toute la durée de leur réalisation et à communiquer sur leur avancement.

Rançon du succès de notre mobilisation, la tâche qui nous attend est importante et nécessite des femmes et des hommes pour participer activement à faire vivre cet engagement citoyen dans la durée du mandat qui démarre.

Venez partager cette expérience humaine et écologique – que ce soit sur un thème particulier :

– la démocratie, la citoyenneté
– l’économie, la finance
– l’alimentation, l’agriculture, l’eau
– le logement, l’aménagement
– l’énergie, la mobilité
– les déchets, le réemploi
– la solidarité, le vivre-ensemble
– la sensibilisation, la formation
– les arts
ou de façon plus transverse.

Une réunion sera organisée le lundi 31 août 2020 de 18h15 à 20h à La Verrière – 25 rue Portes d’Alès à Nîmes afin de caler l’organisation générale de cette mission du travail d’accompagnement à la mise en œuvre du Pacte par les maires et au niveau de l’Agglo, la constitution du comité de pilotage et des équipes thématiques, etc. Un ordre du jour plus complet (et ouvert, comme d’habitude !) vous sera communiqué d’ici là.

Afin de donner plus de poids encore au Pacte pour la Transition « à la nîmoise », nous vous invitons – si ce n’est pas déjà fait – à soutenir le Pacte en cliquant sur le lien ci-dessous :

Cordialement,

Brigitte, Christophe, Claude, Jacques, Josiane, Marie-Pierre

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Nîmes sans transition ?

Nos amis de la revue en ligne Reporterre publient la déclaration en 16 points ci-dessous, extraite du livre « Ecologie sans transition » par Désobéîssance Ecolo Paris, aux éditions Divergences :

Considérant les faits suivants :

1. L’idée de transition n’est apparue qu’assez récemment. Dans les années 1970, au moment des chocs pétroliers, on parlait plutôt de «crise énergétique». Mais l’idée d’un manque d’hydrocarbures était une perspective trop anxiogène. On sait aujourd’hui à quel point l’augmentation du prix à la pompe a tendance à susciter des révoltes. Le terme de «crise énergétique» est donc remplacé à la fin des années 1970 par celui de «transition énergétique» sous l’influence d’institutions gouvernementales et d’organisations internationales. À l’idée d’une rupture, on substitue l’idée d’un passage en douceur. Le discours de la transition est donc un discours de gouvernement, qui nous dit : «La situation est sous contrôle, ne vous inquiétez pas. Il suffit de “transitionner”, et nous allons nous en sortir.» Si le cœur de l’idée de transition reste la transition énergétique, cette dernière se décline aujourd’hui sous d’autres formes : écologique, sociale, industrielle.

2. L’idée de transition rend opportunément le futur moins inquiétant, en laissant penser qu’une rationalité planificatrice et gestionnaire pourrait nous sauver du ravage écologique. Au contraire, c’est précisément cette rationalité, qui délègue notre salut à la technologie, au pilotage étatique et au progrès de la science, qui est à l’origine de la présente situation.

3. Depuis déjà cinquante ans, on parle de «transition», sans qu’il y en ait la moindre amorce. Au contraire, toutes les courbes vont dans le sens inverse de la transition attendue.

4. La transition est toujours rejetée dans l’avenir, et dans un avenir toujours plus lointain : d’ici 2030, d’ici 2050, d’ici 2100. La transition est intransitive : toujours en transition vers elle-même. C’est à se demander si l’idée même de transition n’a pas précisément pour fonction de différer indéfiniment toute véritable transformation écologique.

5. Pour justifier que la transition n’avance pas, les décideurs invoquent toujours des raisons d’ordre économique. À chaque idée de transformation ambitieuse, on répondra qu’il n’y a pas d’argent magique, ou qu’il serait insensé de revoir notre mode de vie de fond en comble. Une transition raisonnable, pour eux, c’est un ensemble de petits pas sans conséquence, et l’ouverture de nouveaux marchés écologiques qui doivent contribuer à la croissance. L’écologie devra être une dernière occasion de profit.

6. Pour les tenants de la transition, ce qui s’oppose à la transition est surtout un obstacle de pensée : un manque de «bonne volonté», un défaut de «vision» ou des «idéologies». Ils n’arrivent pas à concevoir que l’obstacle principal à la transition est très matériel, et qu’il emprisonnerait même des décideurs ou des États qui voudraient se lancer de bon cœur dans la transition. Car on ne change pas de modèle économique comme on change la banquise en eau. L’économie ne ressemble pas à de la pâte à modeler : c’est un réseau immense d’infrastructures et de flux dans lequel des capitaux ont été massivement investis. Ces investissements, qui demandent à être rentabilisés sous peine de crise économique, bloquent toute possibilité de transition. Quant à l’État, en qui ces écologistes placent tous leurs espoirs de transition, c’est bien plutôt l’organe qui a pour vocation de garantir et réguler l’ordre économique qui détruit activement la planète. N’est-il pas contradictoire de demander une transition à un sujet qui s’appelle État?

7. Il n’y a jamais eu, dans l’histoire de l’humanité, de transition énergétique. Il n’y a eu que des ruptures (effondrements, révolutions, guerres) et des additions énergétiques. L’humanité n’est pas passée, comme on le raconte à l’école, du bois au charbon, puis du charbon au pétrole. En réalité, les énergies renouvelables ne viennent pas remplacer les énergies fossiles, mais s’y additionner. Dans le mix énergétique mondial, la part des énergies fossiles est de 80% depuis trente ans, alors que sur la même période, on s’est beaucoup vanté de transitionner vers les énergies renouvelables. À moins d’une rupture (de stock ou obtenue par l’action politique), il n’y aura donc pas de sortie des énergies fossiles, car ce sont les énergies les plus fluides qui sont les plus adéquates à l’accumulation du capital.

8. Les énergies renouvelables ont le fâcheux défaut de dépendre des cycles et des contraintes naturelles : on les dit intermittentes. Contrairement aux énergies fossiles, elles ne conviennent pas à une économie en croissance dont les flux doivent être stables. En outre, pour que les dispositifs de captation d’énergie renouvelable soient rentables et pour qu’ils puissent être pilotés informatiquement, il faut extraire et utiliser des métaux rares. Or l’industrie minière provoque des pollutions et inflige des conditions de vie et de travail intolérables aux populations qui ont le malheur d’avoir ces minerais sous leurs pieds. Enfin, quand des éoliennes, des panneaux solaires ou des centrales à biomasse sont installés à une échelle industrielle, c’est toujours, de manière absolument anti-écologique, au mépris des habitant·es et des paysages qui subissent leurs nuisances, et du contrôle démocratique que l’on devrait exercer sur la production et la distribution de l’énergie. De sorte que, pour l’instant, ce qui est «renouvelable», c’est surtout l’exploitation des humains et des milieux vivants.

Le succès de l’idée de transition repose sur la peur de la guerre civile qui pourrait émerger de l’effondrement de nos sociétés 

9. Un capitalisme vert fonctionnant aux énergies renouvelables suppose une société de surveillance généralisée. En effet, la distribution de ces énergies à une large échelle nécessiterait, du fait de leur intermittence, un contrôle très précis de leur consommation et de leur distribution, via un réseau électrique intelligent (smart grids). Pour adapter le système en temps réel, il faudrait savoir très précisément qui consomme quoi, quand, où. La transition sert donc déjà de prétexte à un odieux chantage. En échange de la promesse de rendre notre consommation soi- disant écologique, on exige notre assentiment à une surveillance accrue de nos comportements. Ce processus est à l’œuvre avec l’idée de «carte carbone», avec la récolte de données sur smartphone ou le déploiement d’un compteur «intelligent» (Linky) sur le territoire français. Les responsables de la transition s’arrogent le droit de surveiller en temps réel la consommation de toute personne qui, bien sûr, n’a rien à se reprocher tant qu’elle continue à croire qu’une transition est possible. Alors que l’écologie devient un moyen de contrôle parmi d’autres, l’idée d’un avenir chantant et verdoyant prend de plus en plus l’allure d’une dystopie.

10. La transition promise ne pourra donc qu’être un incessant progrès dans le rationnement, les interdictions, les restrictions. En guise de société écologique, elle esquisse une société de discipline et de la surveillance, où chacun·e sera chargé·e de manager son empreinte carbone, et de surveiller mesquinement la consommation des autres. Comme cela se fait déjà à chaque fois que nous poliçons les actes de nos proches en croyant que cela a quelque forme d’importance «pour la planète». Si c’est cela l’écologie, alors on voit mal en quoi elle rendrait la vie digne d’être vécue.

11. Parler de transition, c’est se laisser le temps de voir le ravage écologique continuer, des milliards de personnes être exploitées, des millions d’exilé·es périr sur les routes ou dans les mers, des millions d’hectares être artificialisés et des milliers d’espèces disparaître. Après la transition vers la terre promise, le royaume de Dieu ou le socialisme réel, nous sommes à l’ère de la transition écologique. On nous promet cette fois le «paradis vert», mais il s’agit toujours de nous faire supporter les horreurs présentes.

12. La petite chanson de la transition est comme une berceuse qui entretient le doux espoir qu’il existe une voie du dialogue, de la coopération, où les citoyen·nes marcheraient main dans la main avec les acteurs sociaux, entrepreneurs et élus, pour changer la société. Mais il se pourrait aussi bien qu’elle serve à contenir les peuples dans un état d’impuissance et d’inaction.

13. Il y a ce fait étrange que les personnes qui n’attendent pas la transition pour créer des mondes vivables subissent une dure répression. Comme si démontrer en acte que l’idée de transition est une coquille vide était la révélation intolérable d’un vilain petit secret.

14. Le succès de l’idée de transition repose sur la peur de la guerre civile qui pourrait émerger de l’effondrement de nos sociétés. On a montré en quoi cette alternative entre transition et guerre était fausse, puisque la forme que prend la transition aujourd’hui revient toujours et encore à une guerre des États contre les milieux vivants et ce, qu’il s’agisse de perpétuer l’économie du ravage en la repeignant en vert ou de surveiller et de contrôler des populations sur lesquelles on fait peser tout le poids de la crise écologique. Sortir de cette fausse alternative entre transition et guerre civile, c’est se souvenir qu’il y a toujours eu d’autres voies, révolutionnaires, qui ne sont, ni plus ni moins, que des prises en main par les vivants de leurs propres destins. Non pas l’attente du grand soir, mais la préparation et la création dès aujourd’hui de meilleurs matins.

15. Il serait peu avisé de continuer à espérer une transition, à l’heure où nous sommes plus que jamais dépendant·es d’un système qui s’écroule pour nous nourrir, nous vêtir, nous loger, communiquer. S’il y a une urgence, c’est celle de retrouver immédiatement, c’est-à-dire sans transition, les moyens de notre subsistance à long terme : savoir-faire, techniques et puissance d’agir collective.

16. La pandémie de Covid-19 confirme que ce n’est que dans un contexte de rupture que nous pourrions mettre fin au ravage (arrêt de larges pans de l’économie, relocalisation et revalorisation des activités vitales). Elle montre aussi à quel point il est important que ces mesures soient prises par un mouvement révolutionnaire, et non par des gouvernements au service de l’économie. Sans quoi, ces mesures ne seront que temporaires et injustes. En outre, à l’occasion de la pandémie, elles servent malheureusement d’accélérateur à un renforcement inédit du contrôle numérique et policier. La transition écologique est plus que jamais un mirage; la rupture politique une nécessité.

  • Nous déclarons :
    Que nous ne voulons plus, désormais, entendre parler de transition. Qu’est advenue l’ère de l’écologie sans transition!
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Voter pour le Climat : dernière ligne droite !

Le 28 juin, on vote pour le Climat !

Ce dernier week-end, les conclusions de la Commission citoyenne pour le Climat (les 150 citoyens tirés au sort!) sont venues valider pour l’essentiel la vision d’ensemble et les mesures du Pacte : la Transition écologique ne peut se faire sans justice sociale.

Ce Pacte, initié par 60 organisations nationales (d’Emmaüs à Greenpeace et Attac,  de Terre de Liens au Secours Catholique, des Etats Généraux des Migrations à France Nature Environnement,…) répond à un constat : la Transition écologique et solidaire se fera à l’échelle locale (selon le GIEC 50 à 70% des leviers de la Transition sont à l’échelle locale) et ces élections municipales en seront une étape décisive.

C’est bien dès ce mandat municipal que tout doit être mis en place pour la Transition ! A Nîmes, mais aussi à Montpellier, à Sète, à Toulouse, à Marguerittes, à Manduel, à Arpaillagues… Les collectifs porteurs du Pacte en Occitanie se sont réunis et seront vigilants tout au long du mandat à venir.

Pour Nîmes, vous pouvez aussi comparer les engagements de chaque candidat sur les mesures du Pacte. Respectivement MM. Bouget, Lachaud, Fournier :

A ce jour seul M. Gillet ne nous a pas donné de réponse favorable ; mais il est encore temps, pour lui comme pour nous tou·te·s, de sauver le Climat !

version complète du Pacte pour la Transition "à la nîmoise" : http://www.nimesentransition.org/doc/pacte.pdf 
document de synthèse (10 pages, 3 principes, 32 mesures et leur 3 niveaux d'engagement) : http://www.nimesentransition.org/doc/Pacte-synthese.pdf 

Vous pouvez aussi voir nos « Questions autour du Pacte » avec :

Remarque : M. Fournier ayant confirmé sa signature un peu tardivement, il a été convenu avec son équipe de campagne que nous ne ferions pas avec lui 
l'enregistrement des "Questions autour du Pacte".

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Le second tour, c’est le 28 juin…

Une opportunité pour accélérer la transition écologique, démocratique et sociale sur ton territoire ? Le mandat qui va commencer est le dernier à pouvoir mettre en place une vraie Transition écologique, solidaire, citoyenne.

En matière de Climat et de biodiversité, il nous faut « en même temps » gérer l’inévitable et éviter l’ingérable.

Pour soutenir les 32 mesures du Pacte, diffusez sur les réseaux sociaux les vignettes thématiques :

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NÎMES EN TRANSITION, collectif d'associations et de citoyens inscrits dans le mouvement des Territoires en transition, invite à prendre conscience des profondes conséquences de la convergence du pic du pétrole, du changement du climat et de la nécessité de s’y préparer concrètement. Il s’agit de mettre en place des solutions fondées sur une vision positive de l’avenir.