Le Pacte pour la transition « à la nîmoise » présenté à la presse

Le Pacte pour la Transition :
3 principes et 32 mesures pour construire les communes de demain, plus écologiques et plus solidaires, plus démocratiques.

Dans un contexte de mobilisation citoyenne croissante, 60  organisations* engagées dans la transition écologique et la lutte contre la précarité s’unissent au sein du Pacte pour la Transition, un programme de mesures concrètes pour les communes, à partir d’un constat : la transition écologique et solidaire se fera d’abord à l’échelle locale, et les échéances électorales de mars 2020 en seront une étape décisive.

Elles proposent aujourd’hui un programme commun constitué de 32 mesures concrètes pour construire des communes plus écologiques, plus solidaires, plus démocratiques : le Pacte pour la Transition. Issues du travail de ces 60 organisations, de 1135 citoyens réunis lors d’une consultation nationale en février dernier, puis d’un comité d’experts alliant élus locaux, chercheurs, citoyens tirés au sort et représentants d’organisations, ces mesures couvrent toutes les facettes de la vie d’une commune, depuis l’éclairage public jusqu’aux cantines scolaires et aux transports.

A Nîmes, comme dans 1400 autres communes de France, des citoyens, des associations, des collectifs se sont emparés de ce Pacte, pour l’adapter aux spécificités de leur territoire et le porter devant les candidat·e·s aux prochaine élections municipales. C’est le collectif Nîmes-en-Transition qui a impulsé, soutenu et finalisé ce travail de plus d’un an**.

A quelques jours de l’ouverture de la COP25,
le jour même de la Grève mondiale des jeunes pour le Climat,
le jour du grand gaspillage nommé Black Friday,
la veille de la cinquième Marche pour le Climat nîmoise,
le collectif Nîmes-en-Transition a présenté à la presse la version locale du Pacte pour la Transition, ce vendredi 29 à 11h30 au Café d’Anaïs (rue Nationale/place des Esclafidous)

Suite à cette conférence de présentation :
article ObjectifGard-29/11/19ObjectifGard-30/11/19
entretien ViàOccitanie

Liens :

Kit pour personnaliser vos mails en soutien au Pacte (Zip 3Ko): http://www.nimesentransition.org/pacte/Pacte-Transition-signatures-mail.zip
version complète du Pacte pour la Transition "à la nîmoise" (PDF 919 Ko): http://www.nimesentransition.org/doc/pacte.pdf 
document de synthèse (10 pages, 3 principes, 32 mesures et leur 3 niveaux d'engagement)(PDF 405Ko) : http://www.nimesentransition.org/doc/Pacte-synthese.pdf 
dossier de presse (PDF 2,5 Mo) : http://www.nimesentransition.org/doc/dossier_presse_pacte.pdf 
affiche Pacte à signer (PDF A3 / 174 Ko) : http://www.nimesentransition.org/doc/pacte_a_signer.pdf 

* : Emmaüs, Greenpeace, Attac, France Nature Environnement, le Mouvement Colibris, les coopératives Enercoop, Mobicoop, la Nef,  Notre Affaire à Tous,…

** Au début de l’histoire, le Pacte dans sa version 2015, qui ne comportait que 15 mesures. Nîmes en Transition, à l’occasion de la Marche pour le Climat avait mis en place une consultation pour connaître les priorités des nîmoise et des nîmois. Arrivèrent en tête : les déplacements doux, le bio dans les cantines, l’inventaire des terres en vue des cultures bio, le tri des déchets compostables.

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Des communs au sens propre

Un soir de septembre 1983, à Alanya, sur la côte turque. Une foule se presse dans le café du port : pratiquement tous les pêcheurs du village s’y retrouvent… Il n’y a même plus de place à l’intérieur ! Que se passe-t-il ?

Dans ce village, les pêcheurs avaient un gros problème : ils pêchaient trop, tout le temps, et se disputaient les meilleurs endroits pour poser leurs filets… Résultat : le poisson se faisait rare, et l’activité rapportait de moins en moins.

En économie, quand une ressource (comme une zone de pêche par exemple) n’appartient à personne, on dit que c’est un « commun » . Et pendant longtemps, on pensait que c’était forcément compliqué à gérer.

Un biologiste, Garret Hardin, a même parlé de « la tragédie des communs » : pour lui, leur gestion ne peut que conduire au gaspillage et à la discorde. Seule solution : il faut que la ressource appartienne à quelqu’un (on la « privatise »), ou à la puissance publique (on la « nationalise »). Pas le choix, c’est l’un ou l’autre !

Seulement voilà, les pêcheurs d’Alanya ont réussi à faire autrement. D’abord, ils ont listé tous les endroits où pêcher : des lieux suffisamment espacés pour laisser des zones où les poissons sont tranquilles et peuvent se reproduire. Malin…

Ensuite, ils ont instauré un système de tirage au sort : chaque bateau se voit ainsi attribuer sa zone de pêche pour une partie de la saison. Résultat : les disputes pour exploiter les endroits les plus poissonneux ont disparu ! Et quand il y en a un qui oublie les règles, on se retrouve tous au café, comme ce soir-là, pour gentiment les lui rappeler…

Ce système a été étudié par une économiste, Elinor Ostrom. Elle a parcouru le monde et observé que, bien souvent, « l’autogestion » des communs fonctionne, et permet d’exploiter une ressource de manière durable, pour le bénéfice de tous.
Il suffit qu’on se mette d’accord sur les règles et les sanctions. Ainsi, finie la tragédie !

A Nîmes-en-Transition, on préfère dire « commun » plutôt que « bien commun » pour bien marquer que ce n’est pas à vendre*.

source : Économitips

*Voir aussi : https://balises.bpi.fr/economie/biens-communs–de-quoi-parle-t-on

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CR Rencontre du Collectif du 25/11/2019

Présent.es : Jérémie SERRA, Josiane FLATTET, Christian MAURER, Claude et Marie-Pierre MERCIER, Jean-Marie KIEFFER, Brigitte MAIGRE, Stéphane PANUEL, Magali PAGNON, Anne VINCENT, Camille CREUSOT, Bruno BOTTO, Jacques SARDA et Christophe ORLIAC.

Merci à notre hôtesse : Sylvaine LOURADOUR.
Excusé.es : Janie ARNEGUI, Jessi, Ghislaine LONGHI, Franck MEDINA et Edmond COURBEAU.

L’ordre du jour qui était assez chargé a été divisé entre sujet débattus et infos / questions pour ne pas dépasser 22h.

Charte Nîmes-en-Transition
Il y a eu un forum, il y a un an et demi, dans les locaux actuels de la ressourcerie au cours duquel les participants ont planché sur un projet de charte que Josiane à mis en forme ; cette charte 2018/2019 sera diffusée bientôt pour que chacun.ne en prenne connaissance avec un fichier partagé (Pad) pour faire des remarques et on verra l’année prochaine s’il y a lieu de la réviser.

Projet de partenariat avec la MAIF
Habituellement, L’Asso-NET fonctionne avec des dons ; la proposition consiste dans la participation du collectif ou d’un de ses membres à une rencontre avec les sociétaires de la mutuelle-un bon moyen de sensibilisation-avec en retour une participation financière de l’ordre de 150 à 200 €.
Convention ponctuelle. Aucune obligation d’apposer le logo, excepté évidemment à l’occasion de l’événement, ni aucune sensure dans la liberté d’expression vis-à-vis du monde de l’assurance, par exemple.
La MAIF est une société mutuelle d’assurance qui trouve certainement ainsi le moyen de soigner son image mais elle apparaît soucieuse des questions d’environnement.
Avis favorable.

Nîmes-en-Transition et les élections municipales
Du fait de la forte implication de membres fondateurs du collectif dans la campagne électorale, il se dit en ville que Nîmes-en-Transition pourrait soutenir telle ou telle candidature. La réponse nagative se trouve dans la charte : le collectif n’est ni un parti ni le soutien d’une quelconque candidature même si, bien entendu, la politique au sens de la gestion de la cité (politis) est une préoccupation de premier plan. Il est d’ailleurs parfaitement normal que ses membres s’y inscrivent ou soutiennent individuellement des listes électorales car la transition passera assurément par le niveau local mais ces personnes-là sont invitées à ne pas se mettre en avant au nom du collectif pendant la campagne.

Pacte pour la transition
Ce projet est porté nationalement depuis un an, en vue des élections municipales  par une cinquantaine d’associations, à travers une vaste concertation citoyenne, et adapté au contexte nîmois à l’initiative de Nîmes-en-Transition. L’enjeu n’est ni plus ni moins que de faire face au risque annoncé d’effondrement, en travaillant les thèmes de l’écologie, du social et de la démocratie.
Le pacte nîmois, proche du document national, est le fruit d’une réflexion ouverte entre les membres du collectifs qui s’y sont intéressés et d’autres personnes venues d’ailleurs apporter leur contribution.

Le résultat se caractérise par deux idées forces :
1) Les communs : mot posé par Elinor Ostrom, première femme prix Nobel d’économie en 2009, sur ces ressources oubliées que l’on croyait surabondantes, comme l’air, l’eau, la terre… Les communs portent un concept original d’économie renvoyant dos à dos capitalisme et collectivisme, basé en premier lieu sur la protection de la ressource, sur l’application de règles de tirage assorties de sanctions établies et partagées par la communauté, ainsi que sur le principe d’un accès équitable à la ressource pour le plus grand nombre.

2) Un contrat social : la demi-mesure a peu de place dans le pacte, tant les changements à opérer interagissent entre eux. L’idée d’un contrat social est aussi ressorti du groupe local, associant dans une perspective de sobriété sur le long terme, les différents niveaux administratifs, le public, le privé, avec l’appui de la faculté.
Le document à été parcouru sur écran et se trouve consultable suivant ce lien : www.nimesentransition.org/doc/pacte.pdf

Il est modifiable par l’envoi d’un message au groupe de travail : pacte@nimesentransition.org

Ce qui motive cette démarche, malgré la limite étroite avec la politique électoraliste est la volonté de relever le défi d’un avenir soutenable et de redonner sa saveur à la démocratie qui, comme le disait Winston Churchill, est « le pire des systèmes, à l’exception de tous les autres ».
Les candidats aux élections municipales seront invités à se prononcer dessus, retenir certaines mesures, au moins dix pour prétendre en devenir signataire, et leur réponse sera publiée au fur et à mesure.
Derrière le pacte, il y a un pari. Le collectif continuera à suivre l’action de la municipalité, non pas dans une posture de juge mais d’accompagnement.

Conférence de presse vendredi 28 à 11:30 au Café-d’Anaïs où chacun est invité à venir. Le même jour : grève des jeunes et « Green-Friday » ; le lendemain : marche pour le climat.
S’il faut parler de quelques mesures parmi les 32, la dernière réunion de travail avait mis celles-ci en exergue :
# 08 – la place du vivant sur le territoire
# 12 – performance vs précarité énergétique
# 15 – marche et vélo dans l’espace public
# 26 – l’accueil des étrangers
# 28 – la participation citoyenne
mais comment ne pas faire ressortir, par exemple, l’accès à un logement décent ?

2eme four de l’incinérateur
Paul Ferté est venu exposer la problématique de ce projet consistant à accueillir les dechets du nord du département. Le point de vue partagé est que la capacité deviendrait incompatible avec l’objectif de baisse des dechets sur le territoire. D’ailleurs il semblemblerait que cela fasse consensus politiquement, en tous cas à l’approche des élections. Mais alors qui est pour ? Veolia ?
Il est apparu inopportun d’associer le rapport* diffusé par Paul à la présentation du pacte vendredi, pour ne pas focaliser sur un sujet en particulier, mais cela incite à programmer d’ici les élections des conférences thématiques (sur les déchets par exemple).
* Pour consulter les rapport :
https://framadrop.org/r/edxrU9HrtJ#IUzqa6BHPXm5SYSYVXWUcqKXYK29vlXPBHe/S+fY4dk=

Il a été nécessaire d’aborder les autres points à l’ordre du jour, sans forcément approfondir, car cette rencontre plénière est la seule décisionnaire du collectif, L’Asso-NET n’étant vis-à-vis du collectif qu’une vitrine administrative.

Marche pour le climat samedi 30
Rendez vous à 14:30 sur l’esplanade
Cisco&Cie à partir de 14:00
Prise de parole pour Nîmes-en-Transition (sur le pacte) : Jacques & Christophe
Écusson avec les batuc. > Mairie > Préfecture (die-in).

Création d’un groupe de travail sur la façon de décider ensemble
Les personnes que ça intéresse se signaleront auprès de Magali :
mpagnon90@gmail
06 23 21 06 09

Territoire « Occitanie-en-transition
R-d’évulution nous a proposé, ainsi qu’à Alternatiba à Montpellier, de les accompagner dans la création d’un réseau de ressources et d’échanges, à l’échelle de la région. Nîmes-en-Transition étant lui-même un réseau, il n’y a pas de raison d’en limiter les connexions aux alentours de Nîmes. Le principe de ce rapprochement est retenu.

Les principes sont aussi actés :
– d’accompagner U-Nîmes dans le cadre de la 3eme semaine du développement en avril,
– d’accompagner le réseau Anaïs dans le cadre des journées de la pauvreté, début mai.
– de former une équipe de préparation (une dizaine de personnes), en vue d’organiser une prochaine fête de la transition en 2020, idéalement associée à une marche pour le comme il était prévu avant la pluie, le 21 septembre. Quelle date ? Déjà former une équipe et réfléchir au contenu car la formule de cette année était très lourde.

Nous ferons donc le point sur ces orientations au début de l’année.

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La place des artistes dans les évènements de Nîmes-en-Transition

Si la pluie n’était pas venue se mêler de la partie samedi 21 septembre, la fête de la transition aurait pris une autre tournure que les fois précédentes : plus festive, plus animée, interactive…

Lors de la prochaine rencontre plénière du collectif, lundi 25 novembre à 19h, 4 rue Nantilde, nous serons amenés à nous déterminer sur le principe de reprogrammer un tel événement en 2020.

Ultérieurement, si ce principe est retenu, une équipe sera à nouveau constituée, pour porter ce projet qui, il faut le savoir, est plus lourd en termes d’organisation qu’un format d’exposition mais aussi beaucoup plus exaltant.

Après que l’Asso-NET ait demandé à Cisco de s’exprimer oralement sur La place des artistes dans les évènements de Nîmes-en-Transition au titre d’artiste (auteur-chanteur) et pédagogue régulièrement présent lors des journées d’animations avec son atelier musical « Cisco & Cie », le fichier ArtistAssoNet.pdf ci-joint reprend et détaille sous forme écrite sa contribution au sujet proposé pour nourrir la réflexion, l’approfondir et en débattre en vue des futurs projets évènementiels du collectif.

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MOOC « Mon village, ma ville en Transitions »

Après plusieurs mois de tournage, de dérushage vidéos, d’élaboration de supports et de compilation de ressources… nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie du MOOC « Mon village, ma ville en Transitions »! Vous pouvez désormais vous inscrire directement via la plateforme 360learning.

Vous trouverez une présentation et des informations pratiques ci-après. Si vous avez la moindre question, n’hésitez pas à me contacter.

logo cerdd

Lucille HUTCHISON
Chargée de communication digitale
Site 11/19, rue de Bourgogne, Loos-en-Gohelle
Tél: 03 21 08 52 42 / cerdd.org / orc-hdf.org

 MOOC « Mon village, ma ville en Transitions »

Le climat change, la biodiversité s’érode, les déchets s’accumulent, nos modes de vie continuent de peser sur la planète… Notre modèle de développement est en crise et génère la crise écologique en cours.Le prochain scrutin municipal sera décisif pour les années à venir et à la fin du prochain mandat nous serons presque en 2030…

Le défi ? Six ans pour réussir des projets ambitieux dans chaque commune et intercommunalité !Nous avons toutes et tous le devoir et le pouvoir d’agir. Élu.e.s / futur élu.e.s / citoyen.ne.s : engagez-vous !Participez au MOOC du Cerdd « Mon village, ma ville en transitions » et découvrez des solutions concrètes, locales et innovantes pour relever ce défi !

>>> Participez à la formation en ligne

Session : jusqu’au 01.03.20  POURQUOI UN MOOC ?

Le Cerdd a souhaité inspirer les projets municipaux et intercommunaux, en créant une ressource simple qui réponde aux défis actuels, complexes mais fédérateurs du développement durable !

Imaginée pour aider les élu.e.s à concevoir une feuille de route ambitieuse, cette formation en ligne est accessible à tous ceux qui souhaitent mieux comprendre et agir sur les enjeux d’aujourd’hui !   GARANTI 100% LOCAL ET CONCRET

3h de cours en ligne (vidéos pédagogiques, quizz, webinaires) où vous serez immergé dans un panel de réalisations, d’initiatives inspirantes, de solutions que vous pourrez adapter à votre territoire. Une approche positive, volontariste et engageante !

43 INTERVENANT.E.S ET EXPERT.E.S
Le Cerdd s’est entouré de son cercle de partenaires pour apporter les meilleurs conseils et expertises sur 6 thèmes interconnectés :
Alimentation durable
Déchets et économie circulaire
Habitat et transition énergétique
Mobilités durables
Nature et biodiversité
Innovations sociales

INFOS PRATIQUES
Formation payante : La participation s’élève à 5 euros HT par utilisateur (ce montant permet de couvrir les frais d’hébergement de la plateforme 360learning).
Possibilité de payer par carte bancaire ou par mandat administratif (à partir de 5 utilisateurs).
Inscriptions groupées : Il est possible d’inscrire plusieurs personnes d’une même structure en une fois.
Dates de la session : Du 07/11/19 au 01/03/20
>>> N’hésitez plus, inscrivez-vous !

 Retrouvez toutes nos actualités surWWW.CERDD.ORG
 
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L’écologie dans le système démocratique et social… ou l’inverse ?

Le JIEC — Journalistes d’Investigation sur l’Ecologie et le Climat — a décrit sur Reporterre, Basta, Médiapart, Politis et la revue Projet, les mesures à prendre pour que la température n’augmente pas de plus de 1,5°C par rapport au niveau préindustriel, alors que nous approchons 1°C.

Traduisant en actes le rapport du GIEC, les experts du climat, une équipe d’ingénieurs a planché sur la façon d’y arriver, en divisant par trois nos émissions de gaz à effet de serre :

– Limiter le chauffage des bâtiments à 17 °C après 22 h, interdire la vente de véhicules consommant plus de 2 l/100 km en 2027, interdire tout vol hors d’Europe non justifié, limiter l’achat de vêtements neufs à 1 kg par personne et par an ;

– Créer 50 000 emplois par an pour multiplier par cinq le nombre de rénovations énergétiques et par trois le remplacement des systèmes de chauffage par des systèmes solaires, géothermiques, pompes à chaleur air/eau, bois ou alimentés au biogaz. Interdire le chauffage au fuel en 2026 ;

– Proscrire l’utilisation en saison froide des résidences secondaires ;

– Interdire la construction de maisons individuelles, sauf habitat léger. Les constructions neuves sont exclusivement de l’habitat collectif. Favoriser la cohabitation, l’intergénérationnel et limiter l’espace par habitant à 32 m² ;

– Passer la température moyenne de 21 °C à 19 °C dans les logements. En 2025, couper les chauffages non dé-carbonés entre 22 h et 6 h pour atteindre une température moyenne de 17 °C dans les logements.

– Passer progressivement de 4 à 2 kWh d’électricité par jour et par personne. Instaurer une taxation progressive pour garantir à tous l’accès au premier kWh et décourager de consommer plus de 3-4 kWh d’électricité par jour.

N’y aurait-il pas d’autres sujets, comme ceux auxquels nous travaillons sur le pacte pour la transition, porté localement par le collectif Nîmes-en-Transition, par exemple : l’alimentation, les filières agricoles,… mais l’un des ingénieurs du JIEC le dit :

« La problématique écologique, mais également la décroissance, constituent un cadre dans lequel on doit s’inscrire impérativement, puisque de toute façon nous allons toucher aux limites du système actuel. Il faut penser un système démocratique et social dans ce cadre écologique déterminé. ».

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Keep Portland weird #2

COURT CIRCUIT ENTRE ECOLOGIE ET ECONOMIE

« Keep Portland Weird ! » Une ville pas comme les autres #2 La ville

Puisque les émissions de CO² provoquent le réchauffement climatique, nous allons découvrir comment la communauté de Portland a relevé le défi de les maîtriser :

1/ Nous visiterons les différentes composantes du projet appelé « Climate Action Plan », lancé dès 1993.

2/ Puis essayerons de comprendre comment il a pu être mis en œuvre, dans un pays qui est, faut-il le rappeler, le règne de l’automobile, du carburant bon marché, issu en partie de l’exploitation du gaz-de-schiste, et dont le cadre juridique est marqué par la protection des intérêts particuliers.

En préambule, observons quelques éléments du décor et de l’histoire récente de cette ville-centre de l’Etat de l’Oregon, au nord-ouest des U.S.A.

Géographiquement, cette ville, quatre fois plus grande que Nîmes, a cependant avec elle en commun de se situer non loin de la mer mais suffisamment éloignée du littoral pour ne pas bénéficier de la fraicheur estivale qu’elle apporte.

Après la seconde guerre mondiale qui avait vu se développer les chantiers navals, Portland a dû faire face, dans les années 70’, à une importante crise économique. Il restera de cette tradition des chantiers navals un savoir-faire dans la préfabrication qui se transfèrera, nous le verrons, dans le domaine du bâtiment.

Sur le plan écologique, la ville a subi, à la fin du XXème siècle, des niveaux de pollution atmosphériques exceptionnels.

Autre point commun avec Nîmes, elle a été touchée par de graves inondations, du fait des crues de la rivière Willamette qui la traverse, affluant du fleuve Colombia. Ces crues ont atteint en 1956 : 35 000 m3 par seconde, soit quatre fois le débit normal du Rhône. Nous verrons aussi comment la commune répondu à la problématique de la gestion des eaux pluviales.

Nous reviendrons enfin sur une caractéristique de l’aménagement de la ville de Portland qui a adopté en 1977 le principe UGB « Urban Growth Boundary », c’est à dire un outil de planification permettant à la municipalité de bloquer l’étalement urbain et d’éviter que la ville se répande « en tache d’huile » sur la campagne environnante.

Cette volonté de contenir l’étalement urbain n’est pas ordinaire, dans ce pays, là encore, où ultralibéralisme et individualisme poussent les aménageurs à empiéter allègrement sur les terrains naturels pour produire des lotissements à perte de vue, desservis par la route, laissant la collectivité publique supporter la charge des infrastructures de réseaux et de services.

Découvrons, à présent les quatre principales sources d’émissions de CO² liées à l’activité humaine à Portland, et comment la commune est arrivée à les maîtriser de manière aussi significative – par ordre croissant :

  • l’industrie           18%
  • l’habitat              21%
  • le commerce     24%
  • les transports   37%
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NÎMES EN TRANSITION, collectif d'associations et de citoyens inscrits dans le mouvement des Territoires en transition, invite à prendre conscience des profondes conséquences de la convergence du pic du pétrole, du changement du climat et de la nécessité de s’y préparer concrètement. Il s’agit de mettre en place des solutions fondées sur une vision positive de l’avenir.