Tous les articles par Christophe Orliac

Quand le président des USA prônait la sobriété

Il y a bientôt quarante ans, dans une allocution télévisée, Jimmy Carter dénonçait la crise de la démocratie américaine et appelait au rejet de la société de consommation.

extraits de ses propos relevés dans le documentaire : « minimalism »

« Les vrais problèmes de la nation sont plus profonds que le gaz ou les crises énergétiques, plus profonds que l’inflation ou la récession.
Dans une nation fière du dur labeur, de familles et de communautés proches, nous vénérons en trop grande partie la gratification personnelle et la consommation.
L’identité humaine n’est plus définie par ce qu’on fait mais par ce que l’on possède.
On a découvert que posséder et consommer des choses ne satisfont pas notre besoin de donner un sens à notre vie.
On a compris qu’accumuler des biens matériels ne peut pas remplir le vide d’une vie sans confiance et sans but.
Ce n’est pas un message de joie ou de réconfort mais c’est la vérité et c’est un avertissement. »

 

Une année de transition

décembre 2017 11 : CaféSel : Monnaie locale de Nîmes, le Krôkô

14 : Lulu Zed au Sémaphore !

janvier 2018 12 : Projection / débat – L’intelligence des arbres

20 : Forum citoyen « notre bien commun » : la démocratie

février 2018 24 : Journée de clotûre du forum citoyen « notre bien commun »
mars 2018 10, 17 ou 24 mars : Rendez-vous Territoire en Transition
« qu’est-ce qu’un collectif local de la Transition ? »

30 : Conférence du président de la Ligue des droits de l’homme

avril 2018
mai 2018 30 mai au 5 juin : Semaine du développement durable
juin 2018
juillet 2018
août 2018
septembre 2018 18 : Tournée d’Alternatiba dans le Gard
octobre 2018
novembre 2018
décembre 2018

Mon projet pour la planète

Le ministère de la Transition écologique et solidaire, l’Ademe et l’Agence française pour la biodiversité (AFB) lancent un appel à initiatives citoyennes « Mon projet pour la planète ».

L’appel à initiatives citoyennes « Mon projet pour la planète », tourné vers l’innovation, propose à des personnes morales (association, start up…), de déposer leur projet sur la plateforme www.monprojetpourlaplanete.gouv.fr, dans trois domaines : l’énergie, l’économie circulaire et la biodiversité.

Cet appel à initiatives citoyennes a pour but de :

  • valoriser les actions et les projets des citoyens s’impliquant de manière effective dans la mise en œuvre du Plan climat ;
  • associer les citoyens aux choix des actions mises en œuvre pour soutenir les innovations.

Date limite de dépôt des projets : 28 février 2018
En savoir plus et participer !

Le Conseil Economique encourage l’habitat participatif et les Incroyables Comestibles

Le Conseil Economique, Social et Environnemental – C.E.S.E., dans un avis rendu en avril dernier, destiné à éclairer le gouvernement et le Parlement sur la qualité de l’habitat, encourage l’habitat participatif et une ville comestible, prenant exemple sur les Incroyables Comestibles. Dans son rapport intitulé « qualité de l’habitat, condition environnementale du bien-être et du mieux vivre ensemble » Madame Dominique Allaume-Bobe, s’est attachée à prendre en compte les enjeux essentiels de la transition écologique pour l’habitat, dont le changement climatique et la biodiversité, en tant qu’ils sont porteurs de solutions innovantes. Considérant l’importance du lien entre environnement, habitat, vivre ensemble et bien-être des habitant.e.s, l’avis cherche à promouvoir une nouvelle gouvernance de l’habitat dans laquelle les habitant.e.s doivent être tout particulièrement parties prenantes.

[EXTRAITS]

Développer les projets d’habitat participatif et s’inspirer de leur dynamique

Les attentes en matière d’habitat varient en fonction de la population à laquelle on s’adresse. Les jeunes actif.ve.s cherchent souvent à loger en centre-ville. En revanche, lorsqu’on interroge les familles sur leur souhait de logement, elles plébiscitent comme le souligne le rapport, la maison individuelle assez vaste, avec jardin et garage dans un quartier calme – le bruit étant au premier rang des préoccupations. Ce type de logement correspond en majorité à un logement en dehors de la ville-centre, en périphérie urbaine ou en milieu rural ce qui provoque un étalement urbain avec tous les problèmes connexes : artificialisation des sols, construction et gestion de réseaux, transports… et donc des incidences financières fortes pour les collectivités territoriales.

À l’inverse, les pouvoirs publics veulent favoriser la densification urbaine, c’est-à-dire la logique de priorité aux immeubles de logements collectifs ou semi-collectifs. Renforcer la densité du collectif et la mixité des fonctions permet le rapprochement des lieux d’habitation, de travail et de loisirs tout en limitant les déplacements en voiture au profit des transports en commun, voire de la marche et du vélo. Elle tient aussi mieux compte de l’environnement, de la densification des réseaux et des services de proximité (au premier rang desquels se trouvent l’école et les lieux d’accueil de la petite enfance).

On constate par ailleurs un déclin du parcours résidentiel normé avec une entrée plus tardive sur le marché du logement. Lorsque les personnes vieillissent, elles cherchent à venir ou revenir en centre-ville pour bénéficier des services de proximité.

Ces deux mouvements apparemment contraires (espace et calme vs services de proximité) trouvent leur solution en partie dans l’habitat participatif où un collectif formé par les futur.e.s habitant.e.s conçoit les logements et les espaces partagés (jardin, terrasse, salle de réunion, de sport, de jeux, atelier, chambre d’ami, buanderie, local à vélos et poussettes, etc.) tout en conservant à chacun.e une pleine intimité. Dans un tel projet, le lien social est primordial, « le but est de mieux vivre ensemble ». Les logements mis à disposition peuvent être sociaux ou en accession à la propriété ou encore en accession aidée (PSLA). La recherche de la qualité environnementale est devenue une préoccupation majeure dans l’habitat participatif.

Le respect des normes (RT 2012 voire BBC) et le contrôle de leur efficience, le souci de minimiser les impacts tout d’abord par la densification du bâti, puis lors de la mise en œuvre des matériaux pendant la période de construction et enfin lors de l’usage (consommation d’eau et d’énergie par exemple), contribuent à y répondre. L’entretien et la gestion des bâtiments sont mutualisés.

La démarche de l’habitat participatif, bien que pionnière en France (cent cinquante programmes en cours, trois cents projets13) en ce début de XXIe siècle, se développe dans toutes les régions. Elle reste modeste si on la compare aux proportions du parc immobilier en habitat participatif dans d’autres pays d’Europe : 5 % en Suisse, 15 % en Norvège, selon les chiffres du ministère du Logement. Reconnu en 2014 par l’accès au logement et un urbanisme rénové (loi ALUR), l’habitat participatif procède d’une démarche spécifique qui n’a pas vocation à devenir la norme. Elle n’en constitue pas moins une source d’innovations et de réflexions relatives à l’habitat qui mérite l’attention.

Le CESE encourage les collectivités territoriales à soutenir des initiatives en faveur de l’habitat participatif. Celui-ci ne peut en effet se réaliser compte tenu des difficultés d’accès au foncier qu’avec le soutien des collectivités territoriales et grâce à un ancrage local du projet. Le CESE demande également à l’État de poursuivre ses efforts pour faciliter l’accès au crédit pour ce type d’opérations, notamment aux particulier.ère.s qui se lancent dans un projet en autopromotion ou en coopérative d’habitant.e.s, tout en offrant des garanties suffisantes aux établissements prêteurs.

Le fait de concevoir soi-même son logement permet de se montrer innovant en matière de modularité, d’adaptation à l’évolution de la taille de la famille et des modes de vie au sein de chaque logement mais aussi entre différents logements. Cette capacité d’anticipation pourrait inspirer certains programmes immobiliers « classiques ».

Ce type d’habitat fait appel à la participation des futur.e.s habitant.e.s à la conception de leur logement, ce qui permet d’aborder les questions relatives aux usages dès l’amont du projet, d’anticiper sur l’adaptation des comportements (consommation d’énergie par exemple) et de se montrer plus vigilant dans les domaines environnementaux.

[…]

« faire pousser une ville comestible »

« La ville qui vous nourrit gratuitement » est le surnom donné par un magazine économique à la ville de Todmorden en Angleterre, ville touchée par la crise industrielle qui a cherché à relever le défi alimentaire en transformant les espaces publics en potagers et vergers accessibles à tous… L’idée, conçue par des habitantes de la ville, est de développer une autre façon de vivre et une utilisation différente des ressources locales afin d’assurer un meilleur avenir à leurs enfants, en respectant la planète. Les initiatrices de ce projet expliquent qu’il repose sur trois piliers : la collectivité, l’éducation et l’économie. Ce mouvement des « Incroyables Comestibles » a essaimé dans le monde et dans toutes les régions de France. Certaines expériences intègrent même un volet nutrition dans les projets, afin d’impulser des actions de prévention et d’agir auprès du grand public en matière d’éducation à l’alimentation. Améliorer l’état de santé des habitant.e.s en favorisant l’accès de tous.tes à une alimentation saine, équilibrée, de proximité et de saison, permet de lutter contre le surpoids, l’obésité, les maladies cardio-vasculaires, le diabète etc. Des cours de cuisine sont dispensés, des « concours de soupes » sont lancés, permettant de faire évoluer les comportements alimentaires tout en créant du lien social.

Le CESE a préconisé dans son avis sur le biomimétisme14 de développer la microagriculture dans les espaces contraints, notamment urbains et périurbains. Le mouvement des « Incroyables comestibles » cherche à promouvoir une agriculture urbaine participative en invitant les citoyen.ne.s à semer et planter là où c’est possible, à partager les récoltes qui sont mises à disposition gratuitement et donc à accroître la résilience des territoires. Le CESE est favorable à ces démarches. Toutefois, il considère qu’elles doivent avoir pour principal objectif un but pédagogique contribuant à l’esprit de l’économie collaborative.

De telles actions rejoignent pour partie celles expérimentées dans les jardins collectifs.

Le CESE souligne l’intérêt de développer ce type d’actions, plus informelles et spontanées dans les villes, avec l’accord et le concours des services municipaux, lesquels auraient notamment pour rôle d’accompagner les jardinier.ère.s amateur.e.s dans leurs pratiques. La mise à disposition de bacs de plantation dans des lieux adaptés permet ce genre d’expérimentations, qui peuvent naître à de multiples endroits dans un quartier grâce à l’observation et à l’inventivité des habitant.e.s.

La plantation d’arbres fruitiers dans des espaces publics accessibles relève de la même logique. Ces pratiques peuvent également se développer en d’autres lieux de l’habitat – cours d’immeubles, préaux d’écoles, jardins de maisons de retraite – sous réserve des accords nécessaires, avec des soutiens publics ou privés (achat de semences par exemple), en préservant l’esprit de partage et de bien-être pour tous qui est à l’origine du mouvement.

[…]

Conclusion

Innover dans un cadre contraint

Le bien-être de la population est le but de toute politique, qu’elle soit nationale ou locale. Mais pour que cette politique soit juste et efficace, il est nécessaire qu’elle s’inscrive à la fois dans les limites physiques du cadre de vie et dans celles de la justice sociale tout en assurant la prospérité. Selon Kate Raworth qui s’est exprimée lors d’un colloque au CESE20,

« il est essentiel pour le développement durable de veiller à ce que la vie des gens se fonde sur un plancher social, mais aussi de rester en-deçà du plafond environnemental, car le fait de dépasser l’une ou l’autre de ces limites peut déclencher des crises sociales et écologiques. »

Le plancher des droits sociaux, élaboré par les gouvernements pour Rio+20 est basé sur onze priorités : la sécurité alimentaire, les revenus, l’eau et l’assainissement, l’accès aux soins, l’éducation, l’énergie, l’égalité des sexes, l’équité sociale, la liberté d’expression, les emplois et la résilience. C’est lorsque tous ces facteurs sont réunis que l’on se sent bien, physiquement et psychiquement.

Le plafond environnemental est constitué par les limites de la planète21 : le changement climatique suivi par le taux d’appauvrissement de la biodiversité et le cycle de l’azote, puis le cycle du phosphore, l’appauvrissement de la couche d’ozone, l’acidification des océans, l’utilisation d’eau douce, le changement d’occupation des sols, la concentration de particules dans l’atmosphère et la pollution chimique. Le changement climatique et la biodiversité sont les principales préoccupations à la fois des expert.e.s mais aussi des populations alors même que les politiques s’en emparent encore trop peu…

L’avis n’a pas abordé toutes ces problématiques mais s’est concentré sur certaines d’entre elles : répondre aux enjeux du changement climatique dans l’habitat, intégrer la biodiversité dans l’urbanisme et le bâtiment, faciliter les mobilités actives, prévenir les pollutions et organiser la résilience. La réalité des retours sur investissement doit être un critère essentiel d’appréciation pour la pertinence des mesures à prendre. Associer les

habitant.e.s aux projets qui les concernent dans l’urbanisme et l’habitat permet d’améliorer ces projets et d’augmenter leurs chances de succès. C’est aussi faire d’elles et d’eux les actrices et les acteurs incontournables d’actions locales s’inscrivant dans une vision globale du monde tournée vers l’avenir.

 

Possible, pas facile

Le Possible Mystery Tour m’avait mené pour la première fois à la fête de la Conf. Je me présente à l’accueil : « bonjour, représentant Nimes en transition, je m’intéresse personnellement à la permaculture et ça m’intéresserait de rencontrer quelques agriculteurs qui la pratiquent…
Là, un visiteur qui m’avait entendu intervient, s’adressant à mon interlocuteur : « ça m’a intéressé cette conférence dans la Vaunage, la semaine dernière sur la permaculture ; je me suis dit en écoutant que si je n’étais pas à la retraite, j’aurais bien adopté ces pratiques.
Plus réservé, l’homme à l’accueil m’expliqua qu’aujourd’hui, un tiers des paysans exploitants gagnaient 600 euros par mois et que pour beaucoup, les préoccupations environnementales n’étaient pas la priorité.
– « Oui mais, insistais-je, avec les techniques intensives, la terre est épuisée et c’est un peu comme scier la branche, non ?
– En effet, les anciens le savent bien : quand j’ai appris mon métier, on travaillait le sol en douceur ; d’ailleurs, il fallait bien tenir compte de l’état de la terre pour monter sur son tracteur, sous peine de le voir tomber en panne, si elle n’était pas assez souple. Maintenant, les jeunes on perdu ce savoir-faire, assis au volant d’engins surpuissant capables d’intervenir par tout temps, et dominer n’importe quel obstacle ».
J’aurai la réponse à ma recherche un peu plus tard grâce à Marie-Pierre, pour aller à la rencontre d’un eco-paysan, en la personne d’un certain Jean-Paul CABANIS, à Vauvert.
Pourquoi ne pas le faire découvrir au collectif ? A suivre…

Tueries à Las Vegas et gare Saint-Charles

Lettre ouverte de Julos Beaucarne

Publié par Cheval fou (Sananès), le 7 Novembre 2008

Amis bien aimés,

Ma loulou est partie pour le pays de l’envers du décor. Un homme lui a donné neuf coups de poignards dans sa peau douce. C’est la société qui est malade. Il nous faut la remettre d’aplomb et d’équerre, par l’amour, et l’amitié, et la persuasion.

C’est l’histoire de mon petit amour à moi, arrêté sur le seuil de ses 33 ans. Ne perdons pas courage, ni vous ni moi, je vais continuer ma vie et mes voyages avec ce poids à porter en plus et mes 2 chéris qui lui ressemblent.

Sans vous commander, je vous demande d’aimer plus que jamais ceux qui vous sont proches. Le monde est une triste boutique, les cœurs purs doivent se mettre ensemble pour l’embellir, il faut reboiser l’âme humaine. Je resterai sur le pont, je resterai un jardinier, je cultiverai mes plantes de langage. A travers mes dires, vous retrouverez ma bien-aimée ; il n’est de vrai que l’amitié et l’amour. Je suis maintenant très loin au fond du panier des tristesses. On doit manger chacun, dit-on, un sac de charbon pour aller en paradis. Ah ! Comme j’aimerais qu’il y ait un paradis, comme ce serait doux les retrouvailles.

En attendant, à vous autres, mes amis de l’ici-bas, face à ce qui m’arrive, je prends la liberté, moi qui ne suis qu’un histrion, qu’un batteur de planches, qu’un comédien qui fait du rêve avec du vent, je prends la liberté de vous écrire pour vous dire ce à quoi je pense aujourd’hui : Je pense de toutes mes forces qu’il faut s’aimer à tort et à travers.

Julos – nuit du 2 au 3 février 1975 – Ecrit après l’assassinat de sa femme par leur jardinier. (Texte dit par Claude Nougaro dans son album « Femmes et famines »)

Compte rendu du collectif du 20 septembre 2017

Le collectif s’est réuni mercredi 20 septembre à 19h30 sur l’esplanade :

Présents :
Bruno
Patrick
Josiane
Claude M
Marie-Pierre
Boris
Christophe O
Clara
William
Tanzania
Alain
Marleen
Marielle
Fanny
Ludovic
Claudine
Laurence

Excusés : Franck, Laurence, Jacques, Virginie, Laurence, Ghislaine
Et Fanny C-P
Prépa 30 septembre
Unique moyen de demande de matériel ou proposition, le lien envoyé par Clara :

ICI

Il est bien évident que la mise à disposition de matériel dépendra de la mobilisation de chacun d’entre nous :

– vendredi 29 après-midi pour aller le chercher aux services techniques et/ou…
– lundi 2 octobre pour le rapporter…
Invitation du collectif du Jardin Intérieur pour finir la fête ensemble le soir :

Places gratuites, 1 par stand
(SVP mettre le nom du stand/de votre association ainsi que votre nom) :
https://beta.doodle.com/poll/22xsvh5eh9uvtv2

Places supplémentaires (adultes et enfants) :
https://goo.gl/forms/qrkh5WEwBT7naHp03
A.R.B.R.E.S.

Claudine nous dit la signification du nom de son association :
Association Responsable pour le Bien-être et le Respect de l’Environnement Sur Nîmes Métropole
Il paraît qu’André CLAVEL « Dédé » qui s’occupe de la sono musique le 30 septembre, a monté une association pour la protection des arbres.

Nuit debout

Sur la question de savoir si Nuit debout pouvait tenir sa gratiferia dans le cadre de la fête des possibles, on est revenu sur un classique des discussions de Nîmes en transition, de savoir si on se limitait à communiquer sur du positif ou si on exprimait une forme de contestation.

La présence des membres d’ATTAC et de l’association elle-même qui présente ces deux facettes, parmi les fondateurs du collectif Nimes en transition, ne pose pas de difficulté, au contraire, dans la mesure ou Ils font l’effort ici de mettre en avant la vision constructive qu’ils ont de l’avenir.

Enthousiasme et contestation sont peut-être plus complémentaires que contradictoires mais c’est vrai que, dans une manifestation comme celle du 30 septembre, sur le thème de la fête de « fête des possibles » (les mots sont choisis), le message délivré au grand public porterait plus sur un mieux-vivre que sur les affres du vieux monde.

Or Nuit debout s’intéresse à la politique au sens de la vie quotidienne, l’alimentation, la consommation… Elle invoque le besoin de ne pas lancer des initiatives isolées et de rejoindre le collectif, au moins à cette occasion ; sa gratiferia se tient régulièrement à Nîmes, il était de toute façon prévu d’en organiser une le 30.

La gratiferia est une action qui s’est déjà déroulée dans le cadre de la journée de la transition : récupération, solidarité… Dans ces conditions, Nuit debout peut venir l’organiser, à condition de ne pas communiquer sur les sujets du moment qui animent les partis politiques*.

(*) cette formulation est inspirée des termes du règlement de la Fête des Possibles :
« Refuser le prosélytisme et garantir l’indépendance à l’égard des partis politiques et des organisations religieuses. Dans un souci d’ouverture au plus grand nombre, les rendez-vous de la Fête des Possibles et les informations partagées lors des rendez-vous et dans les communications ne doivent pas comporter de caractère prosélyte ou partisan. »
– hors réunion – Le déroulé de la journée pourrait ressembler à çà – à confirmer par Clara qui est responsable de l’animation :

– 10h : Accueil du public
– 10h30 : Table ronde Economies d’énergie et rénovation énergétique
– 10h45 : Exposé sur la permaculture
– 11h : Présentation du projet de jeunes sur l’arrivée prochaine de comestibles devant le collège Capouchiné avec William et les Incroyables Comestibles
– 12h : « Le Band-à-Cisco » clôturera la matinée en musique
– 14h : « La Batucada » lancera le tempo et la couleur de l’après-midi
– 14h30 : Présentation de la nouvelle Monnaie Locale Complémentaire de Nîmes avec le SEL de Nîmes et les Vrais Monnayeurs
– 15h : Table ronde Economies d’énergie et rénovation énergétique
– 15h30 : Présentation d’un projet d’habitat partagé tout proche de nous (voir ce qu’a écrit Brigitte) avec HabFab
– 16h : débat mouvant « projet citoyen et énergies renouvelables »
– 16h30 : Exposé sur le permaculture

…Et du temps libre pour qui veut parler de ses propres actions à partager.
Comment organiser le forum ?

Les stands seront disposés tout autour de l’espace qui nous est mis à disposition, devant la colonnade du Palais de justice, avec des accès à chaque passage public.
Les ateliers et autres débats mouvants se tiendront dans les passages côté intérieur de l’esplanade où il y a des bancs en pierre qui se font face.
La tente berbère sera installée derrière le centre ; en face, de l’autre côté l’atelier totem ou viendront pendant toute la journée les exposants y inscrire leur réponse à la question « c’est quoi ton rêve ? ».
Pour qu’il y ait un beau paysage au centre, il pourrait s’y tenir les stands des Incroyables Comestibles et du Club Sciences du Collège Capouchiné qui viennent aussi avec leurs bacs.
Au niveau musique, il y aura vers midi le Band-à-Cisco, au centre, appel à l’apéro des intervenants et en début d’après midi, le passage de la batucada qui ferait un tour du site.

Le lendemain : Fête de la Confédération paysanne à St Génies-de-Malgoires et Marche pour la paix à Nîmes (rassemblement sur l’esplanade à 16h et concert 10€ le soir place St Charles)

Prochain rendez-vous Samedi 30 septembre sur l’esplanade :
– installation à 9h – on verra pour accéder boulevard de la libération
– A 10h : accueil du public – tout est prêt,
plus aucun véhicule de livraison stationné autour à 10h

Interview du Collectif sur France Bleu Gard Lozère

Interview du Collectif sur France Bleu Gard Lozère

Christophe par téléphone

Les démons de midi, avec Thierry Garcia et Servane
Le 18 septembre 2017
Thierry : on va parler d’un événement qui aura lieu à la fin du mois, le 30 septembre sur l’Esplanade à Nîmes, et qui colle complètement avec l’esprit de notre émission, les Démons de midi.
Servane : oui Thierry, c’est un événement organisé par le collectif Nimes en transition. La transition, c’est quitter un ancien monde qui s’essouffle, en perte de repères, un mouvement parti d’Angleterre il y a dix ans et qui a essaimé à travers le monde. Le collectif s’est créé à Nîmes l’année dernière, il rassemble une trentaine d’associations qui vont toutes se retrouver ce jour là, sur l’esplanade.
Thierry : alors les Mayas avaient annoncé la fin du monde mais en fait, c’est peut être pas perdu…
Christophe : tout à fait, on peut chercher un monde plus désirable, plus respectueux de l’homme et de l’environnement.
Thierry : ce jour la sur l’esplanade, c’est une belle rencontre pleine d’innovations qui se prépare.
Christophe : oui, c’est l’idée d’un événement ; on ne refait pas la journée des associations ; ça se veut très animé avec des forums, des démonstrations, de la musique, en somme, c’est vraiment la fête.
Servane : ce que vous faites, ça a à voir avec le film Demian qu’on a vu sur les écrans ?

Christophe : oui

Thierry : alors vous croyez qu’on peut vraiment changer le monde ?
Christophe : changer le monde, ça commence par changer soi-même et changer ensemble, avec son entourage ; il y a vraiment une idée de proximité dans la transition, les circuits courts de consommation et de production.
Thierry : vous pouvez nous citer un exemple parmi toutes ces associations ?
Christophe : oui, par exemple, les Incroyables Comestibles qui cultivent des bacs de plantes dans la ville, avec des fruits et des légumes ; on va aussi parler d’énergie bien sûr : vous avez précédemment fait un sujet sur les bornes électriques mais on fera aussi la part belle au vélo le 30 septembre, avec Croco-vélo et Eco-vélo.
Servane : dans cette idée de la transition, les déchets on une part importante, n’est ce pas ? On ne jette plus, on répare et on restaure…
Christophe : oui, vous allez recevoir l’association Lulu-Zed pour en parler ; en effet, c’est très important de produire de moins en moins de déchets, voir plus du tout.
Servane : ça renvoie aussi à un autre mode de consommation ?

Christophe : oui, par exemple avec les AMAP – Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysane : on mange plus sainement à un prix normal et on permet aux agriculteurs de vivre dignement en évitant les marges énormes de la grande distribution. On s’intéresse aussi à la question de l’habitat : il y a un groupe d’habitat participatif qui s’est constitué à Nîmes.

Thierry : vous ne croyez pas qu’on pourrait aller dans les écoles pour parler de tout ça aux enfants ?
Christophe : les jeunes sont déjà très sensibles aux sujets d’environnement ; depuis déjà un moment, les enseignants ont œuvré dans ce sens ; d’ailleurs ça rejoint nos aînés qui sont aussi à l’écoute de la transition, pour avoir vécu plus proche de la nature, dans un monde déconnecté.
Servane : pour en savoir plus, vous avez un site web, nimesentransition.org, et puis dans les jours qui viennent, on accueillera des associations qui sont membres de ce collectif pour nous parler de ce qu’elle font. On rappelle donc cet événement le 30 septembre, toute la journée sur l’esplanade Charles de Gaulle a Nîmes, on viendra vous voir.
Christophe : on a aussi une page Facebook. Samedi 30, sur l’esplanade, c’est de 10h à 18h. Merci Thierry et Servane et bonne journée. Merci Christophe, bonne journée à vous aussi.