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Cit’en veut lancer la grappe photovoltaïque

 Pour favoriser la transition énergétique, l’association Cit’en mène un projet citoyen d’énergie solaire sur le territoire de Nîmes Métropole. Il s’agit d’équiper de panneaux photovoltaïques dix toitures publiques ou privées. Pour se faire, des études de faisabilité technico-économiques, réalisées par Enercoop, sont nécessaires. 

Pour financer quatre d’entre elles, Cit’en lance un financement participatif à compter du 03 septembre 2020 sur la plateforme Zeste de la NEF. www.citen.fr et  www.zeste.coop/fr

On a besoin de vous, alors n’hésitez pas à partager l’information autour de vous.

Contact : 0670469148

Le Café est de sortie

Comme chaque premier vendredi du mois, « Nous voulons des coquelicots – Nîmes » animera la place de la Maison Carrée, côté sud Carré-d’Art, en proposant aux passant.es, plusieurs dizaines à chaque fois, de signer la pétition, aujourd’hui le seuil d’un million cent mille signatures est atteint en France, pour l’arrêt immédiat de tous les pesticides de synthèse (Bayer, Monsanto et autres).

Iels seront accompagné.es ce soir-là, vendredi 7 août à 18h30, par « Le Café est de sortie » émanation du Café d’Anaïs qui a mis au point depuis quelques mois, malgré le confinement, un projet co-construit avec plusieurs partenaires associatifs dont Nîmes-en-transition, consistant, comme son nom l’indique, à sortir du local, place des Esclafidous, et participer à des temps de convivialité ailleurs dans la ville.

Pour rappel, ANAÏS est le réseau d’Associations Nîmoises d’Actions et d’Interventions Sociales.

Le Pacte…sans transition !

Bonjour, 
Comme vous le savez sans doute si vous avez suivi les infos locales, plusieurs maires de Nîmes-Métropole, à Manduel, Marguerittes, Nîmes et Poulx, soit presque les deux tiers de la population, ont signé le Pacte pour la Transition que nous avions proposé à tous les candidats aux élections municipales : http://www.nimesentransition.org/doc/Pacte-synthese.pdf

Sans transition, nous avons participé aux conseil municipaux « d’installation », à Nîmes vendredi, à Marguerittes samedi, pour leur dire que ça commençait maintenant !

D’autres candidats, qui l’avaient signé également mais dont la liste n’a pas été élue, sont néanmoins conseillers municipaux aujourd’hui. 

Il leur appartient désormais de mettre en œuvre les trois principes généraux du Pacte ainsi que les mesures spécifiques sur lesquelles ils se sont engagés, parmi les 32 propositions du Pacte.

Côté groupe de pilotage, nous nous sommes engagés à les accompagner de façon citoyenne dans la mise en œuvre de ces actions concrètes durant toute la durée de leur réalisation et à communiquer sur leur avancement.

Rançon du succès de notre mobilisation, la tâche qui nous attend est importante et nécessite des femmes et des hommes pour participer activement à faire vivre cet engagement citoyen dans la durée du mandat qui démarre.

Venez partager cette expérience humaine et écologique – que ce soit sur un thème particulier :

– la démocratie, la citoyenneté
– l’économie, la finance
– l’alimentation, l’agriculture, l’eau
– le logement, l’aménagement
– l’énergie, la mobilité
– les déchets, le réemploi
– la solidarité, le vivre-ensemble
– la sensibilisation, la formation
– les arts
ou de façon plus transverse.

Une réunion sera organisée le lundi 31 août 2020 de 18h15 à 20h à La Verrière – 25 rue Portes d’Alès à Nîmes afin de caler l’organisation générale de cette mission du travail d’accompagnement à la mise en œuvre du Pacte par les maires et au niveau de l’Agglo, la constitution du comité de pilotage et des équipes thématiques, etc. Un ordre du jour plus complet (et ouvert, comme d’habitude !) vous sera communiqué d’ici là.

Afin de donner plus de poids encore au Pacte pour la Transition « à la nîmoise », nous vous invitons – si ce n’est pas déjà fait – à soutenir le Pacte en cliquant sur le lien ci-dessous :

Cordialement,

Brigitte, Christophe, Claude, Jacques, Josiane, Marie-Pierre

Nîmes sans transition ?

Nos amis de la revue en ligne Reporterre publient la déclaration en 16 points ci-dessous, extraite du livre « Ecologie sans transition » par Désobéîssance Ecolo Paris, aux éditions Divergences :

Considérant les faits suivants :

1. L’idée de transition n’est apparue qu’assez récemment. Dans les années 1970, au moment des chocs pétroliers, on parlait plutôt de «crise énergétique». Mais l’idée d’un manque d’hydrocarbures était une perspective trop anxiogène. On sait aujourd’hui à quel point l’augmentation du prix à la pompe a tendance à susciter des révoltes. Le terme de «crise énergétique» est donc remplacé à la fin des années 1970 par celui de «transition énergétique» sous l’influence d’institutions gouvernementales et d’organisations internationales. À l’idée d’une rupture, on substitue l’idée d’un passage en douceur. Le discours de la transition est donc un discours de gouvernement, qui nous dit : «La situation est sous contrôle, ne vous inquiétez pas. Il suffit de “transitionner”, et nous allons nous en sortir.» Si le cœur de l’idée de transition reste la transition énergétique, cette dernière se décline aujourd’hui sous d’autres formes : écologique, sociale, industrielle.

2. L’idée de transition rend opportunément le futur moins inquiétant, en laissant penser qu’une rationalité planificatrice et gestionnaire pourrait nous sauver du ravage écologique. Au contraire, c’est précisément cette rationalité, qui délègue notre salut à la technologie, au pilotage étatique et au progrès de la science, qui est à l’origine de la présente situation.

3. Depuis déjà cinquante ans, on parle de «transition», sans qu’il y en ait la moindre amorce. Au contraire, toutes les courbes vont dans le sens inverse de la transition attendue.

4. La transition est toujours rejetée dans l’avenir, et dans un avenir toujours plus lointain : d’ici 2030, d’ici 2050, d’ici 2100. La transition est intransitive : toujours en transition vers elle-même. C’est à se demander si l’idée même de transition n’a pas précisément pour fonction de différer indéfiniment toute véritable transformation écologique.

5. Pour justifier que la transition n’avance pas, les décideurs invoquent toujours des raisons d’ordre économique. À chaque idée de transformation ambitieuse, on répondra qu’il n’y a pas d’argent magique, ou qu’il serait insensé de revoir notre mode de vie de fond en comble. Une transition raisonnable, pour eux, c’est un ensemble de petits pas sans conséquence, et l’ouverture de nouveaux marchés écologiques qui doivent contribuer à la croissance. L’écologie devra être une dernière occasion de profit.

6. Pour les tenants de la transition, ce qui s’oppose à la transition est surtout un obstacle de pensée : un manque de «bonne volonté», un défaut de «vision» ou des «idéologies». Ils n’arrivent pas à concevoir que l’obstacle principal à la transition est très matériel, et qu’il emprisonnerait même des décideurs ou des États qui voudraient se lancer de bon cœur dans la transition. Car on ne change pas de modèle économique comme on change la banquise en eau. L’économie ne ressemble pas à de la pâte à modeler : c’est un réseau immense d’infrastructures et de flux dans lequel des capitaux ont été massivement investis. Ces investissements, qui demandent à être rentabilisés sous peine de crise économique, bloquent toute possibilité de transition. Quant à l’État, en qui ces écologistes placent tous leurs espoirs de transition, c’est bien plutôt l’organe qui a pour vocation de garantir et réguler l’ordre économique qui détruit activement la planète. N’est-il pas contradictoire de demander une transition à un sujet qui s’appelle État?

7. Il n’y a jamais eu, dans l’histoire de l’humanité, de transition énergétique. Il n’y a eu que des ruptures (effondrements, révolutions, guerres) et des additions énergétiques. L’humanité n’est pas passée, comme on le raconte à l’école, du bois au charbon, puis du charbon au pétrole. En réalité, les énergies renouvelables ne viennent pas remplacer les énergies fossiles, mais s’y additionner. Dans le mix énergétique mondial, la part des énergies fossiles est de 80% depuis trente ans, alors que sur la même période, on s’est beaucoup vanté de transitionner vers les énergies renouvelables. À moins d’une rupture (de stock ou obtenue par l’action politique), il n’y aura donc pas de sortie des énergies fossiles, car ce sont les énergies les plus fluides qui sont les plus adéquates à l’accumulation du capital.

8. Les énergies renouvelables ont le fâcheux défaut de dépendre des cycles et des contraintes naturelles : on les dit intermittentes. Contrairement aux énergies fossiles, elles ne conviennent pas à une économie en croissance dont les flux doivent être stables. En outre, pour que les dispositifs de captation d’énergie renouvelable soient rentables et pour qu’ils puissent être pilotés informatiquement, il faut extraire et utiliser des métaux rares. Or l’industrie minière provoque des pollutions et inflige des conditions de vie et de travail intolérables aux populations qui ont le malheur d’avoir ces minerais sous leurs pieds. Enfin, quand des éoliennes, des panneaux solaires ou des centrales à biomasse sont installés à une échelle industrielle, c’est toujours, de manière absolument anti-écologique, au mépris des habitant·es et des paysages qui subissent leurs nuisances, et du contrôle démocratique que l’on devrait exercer sur la production et la distribution de l’énergie. De sorte que, pour l’instant, ce qui est «renouvelable», c’est surtout l’exploitation des humains et des milieux vivants.

Le succès de l’idée de transition repose sur la peur de la guerre civile qui pourrait émerger de l’effondrement de nos sociétés 

9. Un capitalisme vert fonctionnant aux énergies renouvelables suppose une société de surveillance généralisée. En effet, la distribution de ces énergies à une large échelle nécessiterait, du fait de leur intermittence, un contrôle très précis de leur consommation et de leur distribution, via un réseau électrique intelligent (smart grids). Pour adapter le système en temps réel, il faudrait savoir très précisément qui consomme quoi, quand, où. La transition sert donc déjà de prétexte à un odieux chantage. En échange de la promesse de rendre notre consommation soi- disant écologique, on exige notre assentiment à une surveillance accrue de nos comportements. Ce processus est à l’œuvre avec l’idée de «carte carbone», avec la récolte de données sur smartphone ou le déploiement d’un compteur «intelligent» (Linky) sur le territoire français. Les responsables de la transition s’arrogent le droit de surveiller en temps réel la consommation de toute personne qui, bien sûr, n’a rien à se reprocher tant qu’elle continue à croire qu’une transition est possible. Alors que l’écologie devient un moyen de contrôle parmi d’autres, l’idée d’un avenir chantant et verdoyant prend de plus en plus l’allure d’une dystopie.

10. La transition promise ne pourra donc qu’être un incessant progrès dans le rationnement, les interdictions, les restrictions. En guise de société écologique, elle esquisse une société de discipline et de la surveillance, où chacun·e sera chargé·e de manager son empreinte carbone, et de surveiller mesquinement la consommation des autres. Comme cela se fait déjà à chaque fois que nous poliçons les actes de nos proches en croyant que cela a quelque forme d’importance «pour la planète». Si c’est cela l’écologie, alors on voit mal en quoi elle rendrait la vie digne d’être vécue.

11. Parler de transition, c’est se laisser le temps de voir le ravage écologique continuer, des milliards de personnes être exploitées, des millions d’exilé·es périr sur les routes ou dans les mers, des millions d’hectares être artificialisés et des milliers d’espèces disparaître. Après la transition vers la terre promise, le royaume de Dieu ou le socialisme réel, nous sommes à l’ère de la transition écologique. On nous promet cette fois le «paradis vert», mais il s’agit toujours de nous faire supporter les horreurs présentes.

12. La petite chanson de la transition est comme une berceuse qui entretient le doux espoir qu’il existe une voie du dialogue, de la coopération, où les citoyen·nes marcheraient main dans la main avec les acteurs sociaux, entrepreneurs et élus, pour changer la société. Mais il se pourrait aussi bien qu’elle serve à contenir les peuples dans un état d’impuissance et d’inaction.

13. Il y a ce fait étrange que les personnes qui n’attendent pas la transition pour créer des mondes vivables subissent une dure répression. Comme si démontrer en acte que l’idée de transition est une coquille vide était la révélation intolérable d’un vilain petit secret.

14. Le succès de l’idée de transition repose sur la peur de la guerre civile qui pourrait émerger de l’effondrement de nos sociétés. On a montré en quoi cette alternative entre transition et guerre était fausse, puisque la forme que prend la transition aujourd’hui revient toujours et encore à une guerre des États contre les milieux vivants et ce, qu’il s’agisse de perpétuer l’économie du ravage en la repeignant en vert ou de surveiller et de contrôler des populations sur lesquelles on fait peser tout le poids de la crise écologique. Sortir de cette fausse alternative entre transition et guerre civile, c’est se souvenir qu’il y a toujours eu d’autres voies, révolutionnaires, qui ne sont, ni plus ni moins, que des prises en main par les vivants de leurs propres destins. Non pas l’attente du grand soir, mais la préparation et la création dès aujourd’hui de meilleurs matins.

15. Il serait peu avisé de continuer à espérer une transition, à l’heure où nous sommes plus que jamais dépendant·es d’un système qui s’écroule pour nous nourrir, nous vêtir, nous loger, communiquer. S’il y a une urgence, c’est celle de retrouver immédiatement, c’est-à-dire sans transition, les moyens de notre subsistance à long terme : savoir-faire, techniques et puissance d’agir collective.

16. La pandémie de Covid-19 confirme que ce n’est que dans un contexte de rupture que nous pourrions mettre fin au ravage (arrêt de larges pans de l’économie, relocalisation et revalorisation des activités vitales). Elle montre aussi à quel point il est important que ces mesures soient prises par un mouvement révolutionnaire, et non par des gouvernements au service de l’économie. Sans quoi, ces mesures ne seront que temporaires et injustes. En outre, à l’occasion de la pandémie, elles servent malheureusement d’accélérateur à un renforcement inédit du contrôle numérique et policier. La transition écologique est plus que jamais un mirage; la rupture politique une nécessité.

  • Nous déclarons :
    Que nous ne voulons plus, désormais, entendre parler de transition. Qu’est advenue l’ère de l’écologie sans transition!

Effondrement ou révolution ?

Notre Ami William Clapier qui participe activement aux marches pour le climat et aux activités du collectif a sorti un livre la veille du confinement dont le titre résonne avec force : Effondrement ou révolution ? Ed. Le Passeur.

On peut le commander ici : https://www.lalibrairie.com/
La librairie : distributeur en ligne alternatif aux circuits traditionnels, protègeant la librairie de proximité.

Découvrir ci-dessous le message que William nous adresse :

Chers amis,

Nous entrons dans notre cinquième semaine de confinement. Un constat semble s’imposer : le monde ancien se fissure de toute part. C’est le message de l’impact virulent de la pandémie actuelle. Quel monde émergera de ce que nous vivons aujourd’hui et qui est bien plus qu’une crise ?… Imprévisible avenir.Nous nourrissons, pour la plupart, l’espérance d’un autre monde. Vu « l’état d’effondrement moral et politique » que soulignait récemment Dominique Bourg, un monde durable et désirable ne pourra advenir sans une révolution intérieure. Une révolution qui commence à l’intérieur de soi, par une conversion, un retour aux sources de l’esprit. Je suis convaincu qu’il est impossible de modifier la logique matérialiste de notre mode de vie sans changer notre mode de pensée. Changer notre mode de vie suppose de changer nos idées, notre mode de pensée formaté par un style de vie consumériste qui attise cupidité et avidité. Le monde d’après – s’il doit être durable et désirable – implique un changement de paradigme. Des décisions d’ordre structurel peuvent y aider mais elles ne seront pas suffisantes. Nous sommes trop conditionnés par le système du « tout économique » qui régit nos sociétés, engendrant ce que nous savons et subissons. Comme le dit Einstein, on ne peut résoudre les problèmes avec le mode de pensée de celui qui les a provoqués. La révolution spirituelle est celle qui commence par une décolonisation de nos esprits contaminés par un système qui ne peut perdurer. Si on étendait à tous les habitants de la planète notre mode de vie « occidental » pratiqué aujourd’hui par environ un milliard d’humains, ce serait tout simplement impossible. Nous le savons. La terre serait littéralement dévastée ! La « conversion écologique » à laquelle appelle notamment le Pape François dans son encyclique « Laudato si » est un impératif éthique, un réveil des consciences que ce temps de confinement peut favoriser. Nous devons en retirer une orientation nouvelle. Cette période de retrait obligé, hors du commun, revêt une dimension captivante. Car nous sommes confrontés à un « défi de civilisation », un « choc existentiel » pour ressaisir les fondamentaux de la vie (Bruno Latour). En réalité, chacun d’entre nous est porté par la vie et coexiste avec tout le vivant. La révolution dont il est question, suppose une empathie – un regard bienveillant  – avec la nature. On ne protège bien que ce qu’on aime. Je ne suis pas extérieur à la nature, nous sommes de la nature. Prendre conscience de cette dépendance est si bienfaisant, vivifiant, enthousiasmant. Pensons aux nombreux psaumes de la Bible qui en parlent avec poésie (18, 103, 148, etc), qu’il est bon de relire et de méditer. L’avenir d’un monde durable et attrayant appartient aux amoureux de la nature, aux contemplatifs de son mystère, engagés pour la défense du vivant. Alors œuvrons résolument, là où nous sommes, à une vaste mobilisation intérieure ET collective. Celle-ci existe déjà à travers de nombreuses associations locales et nationales. Rejoignons-les !

Droits et environnement Lettre n°1 de la ligue des droits de l’homme

La Ligue des Droits de l’Homme publie sa première lettre thématique « Droits et environnement » – format pdf ICI.

Pour répondre collectivement aux défis environnementaux auxquels nous sommes confronté-e-s, de la crise climatique au déclin de la biodiversité, la protection des droits est déterminante : droit à un environnement sain, droit à l’eau et à un air respirable, mais aussi droits à l’information, à la participation et à la justice, droits à s’exprimer, à lancer l’alerte ou à manifester pour peser sur les décisions publiques et défendre les biens communs.

CR Rencontre du Collectif du 04/03/2020

Personnes présentes : Jérémie et Nicolas CPLC (Citoyens pour le climat), Bruno ATTAC, Josiane Eau-bien-commun et ATTAC, Claude La Nef, Jean Ligue des droits de l’homme, Janie CHANG (collectif halte au nucléaire Gard), Marie-Pierre Cit’en, Magali HeyMe !, Christian Les Mille Couleurs, Paul Confédération paysanne, Katia et Henry Café d’ANAÏS, Franck et Jacques Les vrais monnayeurs de Nîmes et alentours, Edmond et Christophe CCFD Terre solidaire, Ghislaine, ConstanceCamille et Eric Réseau ANAÏS (Associations Nîmoises d’Action et d’Intervention Sociales).

Excusé.es : Sophie (projet d’habitat solidaire) et Alain Les Coquelicots.

Merci au café d’Anaïs qui nous accueille et à Christian pour le compte-rendu.

Comme d’habitude, prochaine date et ordre du jour participatifs : https://framadate.org/uDOYHAnPAN8KUbw4

En plat de résistance : « les grappes photovoltaïques ».

« Urgence pauvreté »

Eric nous présente le projet :

Un évènement organisé par le réseau Anaïs (piloté par le Secours Catholique depuis 2017) dont l’objectif est de mener des actions en commun au profit des plus démunis. Ce réseau a pu ainsi créer une supérette solidaire : Défi Market, puis le café Anaïs, pour continuer maintenant avec « urgence pauvreté ».
Les 14 et 15 mai prochains sont prévus, sur le côté de l’église saint Baudile, des débats et la tenue de stands sur 12thématiques :

  • Précarité du logement, SDF
  • Accès à la santé
  • Accès à la culture
  • Education et pauvreté
  • Environnement et question sociale
  • Migrants
  • Personnes âgées
  • Presse-média et pauvreté
  • Quartiers
  • Justice
  • Droits de l’homme
  • Emploi

Le vendredi matin sera le temps d’un grand débat, suivi l’après midi puis le lendemain de débats d’une heure chacun, sur les 12 thématiques, animés par des experts et, parfois, présentant des témoins.
L’objectif est de sensibiliser le grand public sur les pauvretés et les préjugés, et de proposer des rendez-vous au terme de ces échanges.
Nîmes-en-transition estsollicité pour préparer le débat « environnement et questions sociales » quel’association R-d’évolution proposé d’animer. Se portent volontaires pour les préparatifs : Josiane, Magali, Nicolas, à voir avec Cécile (volontaire désignée), avec l’aide d’Eric.

Chaque membre du collectif a la possibilité de s’impliquer dans le débat de son choix.

« Le café est de sortie »
Camille nous présente son projet :
Pendant son stage au café Anaïs, de janvier à septembre, elle souhaite développer un café itinérant dont lebut est de créer des actions et évènements en partenariat avec des associations aux périphéries de la ville.
Dans un premier temps, elle envoie un questionnaire aux structures susceptibles d’être intéressées pourrecueillir leurs idées d’animations, puis de les réunir pour construire ensemble un ou plusieurs évènements.

Le questionnaire : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfX5ig1kVvJdEA3LIHIk-zqRFzzc4FKHmzXFHXgKpLcFNlxgw/viewform?usp=sf_link
La première action sera testée samedi 11 avril, en clôture de la semaine du développement durable – déambuler avec le vélo cargo prêté par l’association Paséo, contenant table et bancs, puis se poser à l’endroit oùseront distribués des cafés gratuitement.


Marche pour le climat samedi 14 mars (ENTRE-TEMPS : REPORTEE)

La marche pour le climat se tiendra samedi 14 mars prochain, veille du premier tour des municipales.
Le rendez vous est fixé à 14h30 sur l’Esplanade (14h00 pour l’organisation) ; le circuit est modifié par rapport à la précédente édition,pour se terminer sur la place de la Maison Carrée.
Courtes prises de parole de CPLC, Nous-voulons-des-coquelicots, collectif contre Amazon à Fournès, un lycéen, un étudiant (SEDD), Nîmes-en-transition (texte à fournir avant à Jérémie)

Alarme climatique, clapping, Flash-mob.

Les associations, membres du Collectif Nîmes en transition, sont invitées à participer avec leur propre signalétique, panneaux ou banderoles en lien avec la marche comme par exemple : Le Krôcô : la monnaie locale compatible avec le Climat ou tout autre slogan de votre choix

Comme la marche se déroulera à la veille du premier tour des élections municipales, nous serons dans la période de trêve électorale. Il est donc demandé de ne pas afficher ni de scander de slogans à caractère partisan : pour une liste ou contre un parti.Merci de respecter scrupuleusement cette règle afin de ne pas mettre en porte à faux les organisateurs de la marche ni de compromettre les futures marches, risque aussi de recours juridique contre une liste de la part d’une liste concurrente.

Pour celles et ceux qui voudraient participer ou aider à l’organisation de la Marche vous pouvez :

Télécharger les affiches tous format à télécharger (A3/A4/A5/A6) : https://we.tl/t-7cYeh2LcOz

Avoir la gentillesse de noter dans le collaboratif Google Excel le recensement des lieuxd’affichages : https://docs.google.com/spreadsheets/d/1PfQ82Rsp56wRjYDuD1dxrGalfsM4BB4JVt97wGnlGMw/edit?usp=sharing

Relayer l’événement Facebook : https://www.facebook.com/events/225437891807669/

Lien site CPLC Nîmes : https://cplcnimes.wixsite.com/cplcn

A ce jour, le nombre de participants/intéressés sur Facebook est important. Citoyens pour le Climat a donc besoin de personnes pour le service d’ordre notamment, pour faire signer le Pacte de la transition. Jacques, Christian et Nicolas sont volontaires pour participer au service d’ordre.N’hésitez pas à vous manifester auprès de cplcnimes@gmail.com  et à venir participer à la réunion de préparation de la marche le mercredi 11 mars à 19h00 à la Verrière (25 rue Porte d’Alès, Nîmes)

Semaine européenne du développement durable, du 6 au 11 avril

Evénement co-organisé avec la Faculté de U-Nîmes – le Master en psychologie sociale et environnementale.

Lundi à Vauban : rencontre en ouverture à Vauban « Le Pacte pour la transition » en réponse à la question du développement durable.

Jeudi au Sémaphore : film « champ de lutte, semeur d’espérance » débat animé par Paul

Vendredi à Vauban : conférence d’Aurélie Trouvé « le business est dans le pré » les dérives de l’agro-industrie.

Samedi 11 avril, de 11h à 17h :fêtefaites de la Transition au Jardin de la Fontaine, suivie d’unesoirée Sound-system au Spot, de 18 à 23h.

Pique-nique zéro-déchet

Voir avec la fac pour la problématique du mobilier (grilles)

Pas de sono, de la musique quand même mais « en acoustique »

Un Pad pour participer à l’animation : https://bimestriel.framapad.org/p/9eyh-eq4zwn014q?lang=fr


Le Pacte pour la transition
Jacques nous fait part de l’avancement des signatures : 4 listes à Nîmes et 7 dans l’agglo hors Nîmes dont St Gilles, Manduel et Marguerittes. Le pacte est signé par au moins une liste sur 70% du bassin de population.
Au niveau national on compte 300 signatures du Pacte mais tous les collectifs n’ont pas fait remonter leurs résultats et ça s’accélère.

Le groupe de pilotage du pacte nîmois est sollicitépour signer le pacte avec une listedu côté d’Alès qui n’a pas de collectif local – si l’on doit s’y impliquer, le « national » ayant dit qu’il ne le ferait pas, c’est à condition que les autres listes soient contactées, à suivre…
La Jeune Chambre Economique de Nîmes et sa région a invité Nîmes-en-transition à participer à l’animation d’un débat pré-électoral mardi 10 mars à 18h30 au Grand Hôtel enVille Active.

Inscription obligatoire pour le public : https://www.helloasso.com/associations/jeune-chambre-economique-de-nimes-et-sa-region/evenements/entrevue-citoyenne-global-goals


Mieux décider ensemble
Animé par Magali Pagnon, ce groupe réfléchit aux meilleures façons de faire fonctionner au sein du collectif. Travail sur le long terme, prochaine séance : mercredi 25 mars à 18h

La rencontre s’achève à 21h.

Pour rappel – prochaine réunion et ordre du jour :

https://framadate.org/uDOYHAnPAN8KUbw4

Le Pacte pour la transition à l’approche du premier tour

Avoir porté le Pacte pour la transition au devant des candidats aux élections municipales fut riche d’enseignements pour les membres de son groupe de pilotage formé, rappelons-le, de membres habituels du collectif et d’autres personnes tentées par l’aventure : d’abord, le projet à été accueilli très favorablement – voir plus bas une analyse détaillée.

Ensuite, les échanges avec les candidat-e-s ont été très fructueux ; ils ou elles nous ont présenté des idées qui ne figuraient pas dans le projet initial et que nous avons remonté au niveau national. Sans oublier un bémol : celui de ne pas avoir suffisamment fait preuve de pédagogie et de subir des attaques visant le collectif lui-même.

Mais le Pacte pour la transition est tout sauf uniquement un moyen de pression sur la classe politique et quels que soient les résultats des élections municipales, nous serons amenés à poursuivre la démarche : la conférence d’ouverture de la Semaine Européenne du Développement Durable y sera consacrée, lundi 6 avril à 18h à la Faculté Vauban.

Le week-end du 15 au 17 mai à Grenoble, en concurrence avec « urgence pauvreté » à Nîmes, se déroulera la rencontre internationale du mouvement appelé « municipaliste » ou « communaliste » des « Fearless Cities » = les villes sans peur. Peur de quoi ? de l’avenir ? de dire « non » ? de l’autre ? (une très bonne série d’articles dans Basta ! : « villes contre multinationales »). En attendant plus d’informations sur cet événement organisé par le mouvement Utopia, la municipalité d’accueil-donc Grenoble-nous a adressé un message dont voici quelques extraits :

« Nous espérons en particulier à l’occasion des » Fearless » pouvoir rassembler tout l’arc municipaliste du sillon alpin, que les mouvements se soient engagés ou non dans les élections municipales et/ou qu’ils en soient sortis gagnants ou pas. C’est pour nous, l’esprit « penser global et agir local » qu’il faut entretenir, ainsi que les coopérations villes-campagnes. La commune est le lieu de la proximité, du lieu de vie, c’est pour cela que l’engagement fait le plus sens, ici.

Chaque histoire, culture territoriale, possède ses spécificités. C’est cela qui fait l’essence du municipalisme. Le municipalisme est différent entre la France et l’Espagne ou d’autres pays et différent d’une région à une autre au sein d’un même pays, différent suivant les tailles des communes et le nombre d’habitants… Mais peu importe ! Ce sont bien les valeurs d’autonomie, de solidarité, d’écologie, de féminisme et d’internationalisme, de coopération que nous portons.
Nous ne pouvons donc que vous encourager à œuvrer à ces coopérations au sein de Nîmes-Métropole.
« 

ANALYSE DETAILLEE :

Nîmes, 4 listes signataires sur 7,
trois mesures qui font l’unanimité.

Pour Nîmes, le résultat est très satisfaisant puisqu’à ce jour quatre listes ont signé le Pacte ; il s’agit des listes conduites par MM. Vincent Bouget, David Tebib, Daniel Richard et Stéphane Gilli.
Et on peut dire que l’adhésion aux mesures du Pacte est plutôt forte : les signataires ont adopté 31, 29, 29 et 24 mesures parmi les 32 proposées. Trois de ces mesures ont même été adoptées unanimement au niveau d’engagement maximum (niveau 3), et chacune des 32 mesures a été signée par au moins deux listes sur les quatre. Cela confirme la pertinence des mesures proposées et la cohérence de l’ensemble et de la démarche.

Les mesures faisant unanimité des signataires sont :

  • #05. Appuyer la structuration de filières paysannes, bio et locales, rémunératrices pour les agriculteurs et agricultrices, avec l’adoption d’un Programme Alimentaire Territorial (PAT)
  • #10. Protéger la ressource en eau, en assurer une meilleure qualité et un accès garanti à toutes et tous, en la considérant comme un bien commun. Cette mesure comporte en particulier un engagement à évaluer via une commission extramunicipale la DSP de fourniture eau et assainissement dans une perspective de retour en régie publique.
  • #31. Mettre à disposition des initiatives associatives et citoyennes les espaces et ressources pour favoriser leur collaboration, le lien social et le développement de tiers-lieux

Deux autres candidats nous ont fait connaître les raisons pour lesquelles ils ne souhaitaient pas s’engager sur les mesures du Pacte.

  • M. Lachaud tout en affirmant vouloir « engager Nîmes dans la transition  écologique » conclut ne pas se « reconnaître totalement dans la philosophie de ce Pacte » et ne souhaite donc pas le signer.
  • M. Gillet nous a déclaré pour sa part qu’il ne « prendrait pas la peine d’étudier en profondeur » le document qui, selon lui « contient beaucoup trop de belles paroles ».

Nous en avons pris bonne note.

Lors de notre conférence de presse du mois dernier, nous avions dit que certains candidats avaient l’oreille moins fine que d’autres… Cette surdité très sélective se confirme du côté de Jean-Paul Fournier (ou au minimum de sa garde rapprochée), car il n’a pas été possible d’échanger sur sa position vis-à-vis du Pacte. Aucun retour permettant d’établir clairement sa position ne nous a été adressée, la seule proposition nous renvoyant à la lecture de son programme. Là aussi nous en prenons bonne note, tout en regrettant cette attitude.

Des pactes signés dans les quatre plus grandes communes de l’agglo, plus de 70 % des électeurs concernés…

Pour les autres communes de Nîmes Métropole, la situation est un peu différente… À ce jour sept listes ont signé le Pacte en dehors de Nîmes. Il s’agit des listes conduites par Patrice Quittard à Poulx, Paul Gabriel à Saint-Gilles, Jean-Jacques Granat et Pierre-Alexandre Roux à Manduel, Rémi Nicolas et Stéphane Guillemin à Marguerittes, Brice Canonge à Saint-Mamert-du-Gard.

Les thèmes privilégiés par les candidats sont différents de ceux sélectionnés dans la commune-centre. C’est assez normal, les priorités dans les communes plus petites n’étant pas les mêmes. La mesure la mieux partagée est la mesure #28 :

  • Mettre en place et renforcer les dispositifs de participation, d’initiative citoyenne, de co-construction de la commune et de ses groupements
    Cette démarche qui est au cœur de la démarche du Pacte, est très bien assimilée par les candidats ; nous pouvons nous en réjouir.
  • Puis vient la mesure #25 :
    Proposer gratuitement des lieux d’accompagnement au numérique avec une assistance humaine à destination de toutes et tous.

Nous notons avec une grande satisfaction que les quatre plus grandes communes de Nîmes-Métropole, Nîmes, Saint-Gilles, Marguerittes et Manduel voient au moins une liste signataire du Pacte solliciter les suffrages des électrices et des électeurs. Ainsi, ce dimanche 15 mars, plus de 70 % des électeurs de Nîmes-Métropole, auront le choix de voter pour une liste ayant signé le Pacte pour la Transition, montrant ainsi leur attention extrême à la question climatique et à la justice sociale.

Une belle moisson dans l’Uzège

Des collectifs citoyens se sont mobilisés dans d’autres secteurs du département. Le Collectif Pacte pour la Transition Uzège-Pont-du-Gard a récolté sept signatures sur cinq communes :

  • la liste menée par Gérard Dautreppe, Agir ensemble pour Arpaillargues
  • la liste 1000 voix pour Collias, conduite par Benoît Garrec
  • la liste Bien vivre à Sanilhac-Sagriès de Denis Veyrunes
  • à Uzès les listes menées par Lydie Defos du Rau (Uzès des Possibles) et celle de Christophe Cavard (Uzès s’engage)
  • enfin une particularité à Vallabrix : les deux listes en présence, celle de Bénédicte Lopez et celle de Bernard Rieu ont signé conjointement, assurant ainsi à cette commune la mise en application des mesures du Pacte, quel que soit le verdict des urnes.

Des listes s’autosaisissent du Pacte ou de sa démarche

A Alès, la liste Printemps alésien menée par Paul Planque

C’est aussi le cas de la liste conduite par Jean-Pierre Broquin à Saint-Jean-du-Gard, qui s’est engagée spontanément sur le Pacte. De même à Bagnols-sur-Cèze avec la liste Alliance Citoyenne de Thierry Vincent qui affirme partager largement les propositions du Pacte. Il en est un peu de même à Saint-Chaptes pour la liste de Michèle Filipiak qui confirme avoir étudié le Pacte et s’en être largement inspirée.

Une convergence se dessine à l’échelle des territoires.

L’intérêt suscité par la démarche du Pacte pour la Transition, son adoption par des listes d’orientations politiques différentes, dans des communes de taille et de situation variées, est fortement porteur d’espoir. Quels que soient les résultats des deux tours de scrutin, puis de la constitution des exécutifs dans les intercommunalités, les rencontres entre les mouvements citoyens et les politiques resteront comme des moments forts et constructifs. Les graines sont donc semées, reste à prendre soin des jeunes pousses, et les faire grandir, pour mettre enfin en route la transformation de nos territoires. Les collectifs locaux du Gard et les listes candidates et/ou élues sont amenées à se retrouver, pour faire le point, pour s’entraider, pour partager leurs expériences tout au long des six années qui viennent. Pour construire aujourd’hui les communes de demain.

Oser la gratuité des transports en commun

Voici de quoi apaiser les débats idéologiques vifs sur le sujet.

Extrait du MOOC Mon village, ma ville en transition, animé par le CERDD (Centre de Ressources du Développement Durable)

cerdd.org

Le 1er septembre 2018, l’agglomération dunkerquoise a réalisé un coup double inédit en matière de mobilité : tout en dévoilant un réseau de bus entièrement restructuré et doté de plusieurs lignes à haut niveau de service, elle a tiré un trait sur les recettes de vente de tickets au profit d’une gratuité totale, sans critères et sans contrainte.Avec ses 200 000 habitants, Dunkerque est la plus grande agglomération de France à avoir opté pour une politique publique de gratuité des transports. Pourquoi ce choix ?A l’origine, cette promesse électorale se voulait d’abord une mesure sociale. Il s’agissait de redonner de la mobilité aux populations qui n’en avaient pas les moyens : jeunes, personnes âgées, précaires ou isolées… La tarification sociale était très poussée à Dunkerque et pourtant, les bus étaient vides. Les gens qui avaient droit aux prix les plus bas ne faisaient pas valoir leurs droits.La gratuité constitue aussi un moyen d’agir sur la pollution de l’air. Si les gens se mettent à prendre le bus plutôt que leur voiture, la pollution de l’air baisse mécanique-ment. Avec un impact positif sur la santé des habitants. De même, les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports diminuent, ce qui contribue aux objectifs duPlan Climat du territoire.La gratuité transforme l’image des transports en commun. Prendre le bus n’est plus assimilé à une contrainte, cela devient un acte délibéré, un geste de liberté qui plaît également beaucoup aux catégories sociales supérieures.L’une de nos hypothèses de travail, à l’agence d’urbanisme de Dunkerque, c’est que la gratuité renforce l’attractivité du centre-ville. Le maire de Châteauroux, où les bus sont gratuits depuis 2001, en est pour sa part persuadé : les villes moyennes, dont les centres sont en perte de vitesse, ont gros à gagner à adopter la gratuité.

Comme toute politique publique, la gratuité a un coût. A Dunkerque, les recettes de billettique représentaient 4 millions et demi d’euros par an ; elles couvraient seule-ment 10% du coût global du réseau. Et Dunkerque n’est pas un cas à part. Dans de nombreuses villes, le transport public est largement subventionné. Voilà pourquoi les élus dunkerquois se sont dit : « Mieux vaut faire rouler des bus pleins gratuits que des bus vides payants. » L’objectif est de parvenir à doubler la fréquentation dans les années qui viennent. Sur la période allant du 1er janvier au 12 mai 2019, on observe déjà une hausse im-portante de la fréquentation : 65 % en plus la semaine et 125 % les week-ends.Une étude qualitative au long cours menée par les chercheurs de l’association VIGS vient de livrer ses premiers résultats. On peut dire qu’avec la gratuité, les habitants ont changé leurs habitudes de mobilité : • 50 % des usagers du bus déclarent utiliser « plus souvent » ou « beaucoup plus souvent » ce moyen de transport.• 80 % des nouveaux usagers désignent la gratuité comme le principal élément dé-clencheur de leur changement d’habitude.Grande révélation de l’étude : le fait que 48 % des nouveaux usagers du bus pren-nent moins leur voiture. Les piétons et les cyclistes sont beaucoup moins influencés et changent moins leurs habitudes. Voilà qui met un terme aux débats idéologiques vifs sur le sujet. Si vous souhaitez en savoir plus sur la gratuité des transports en commun, rendez-vous sur le site de l’Observatoire des villes du transport gratuit, piloté par l’Agence d’urbanisme de Dunkerque et l’association de chercheurs VIGS, dans l’objectif d’améliorer l’état des connaissances sur la gratuité et ses impacts, et de contribuer à enrichir les débats sur cette politique publique qui intéresse de plus en plus d’élus – et de futurs élus !

Vanessa Delevoye, journaliste rédactrice en chef d’Urbis Le Mag, AGUR

CR Rencontre du Collectif du 15/01/2020

Personnes présentes : Jérémie ‘CPLC’ (citoyens pour le climat), Jacques R. et William ‘CPLC’,  Michèle ‘ASAP’ (amitié soutien aide partage), Isabelle ‘Harmonîmes’, Bérengère, Bruno ‘ATTAC’, Josiane ‘Eau-bien-commun’ et ‘ATTAC’, Claude ‘La Nef’, Jean ‘Ligue des droits de l’homme’, Laurence et Fanny ‘Lulu Zed’, Josefa, Janie ‘CHANG’ (collectif halte au nucléaire Gard), Claudine ‘ARBRES gardiens de l’ombre’, Anne ‘Nymphéas’, Brigitte et Stéphane, Marie-Pierre ‘Cit’en’, Magali ‘Nymphéas’ et ‘Terre-de-convergence’, Christian ‘Les Mille Couleurs’, Paul ‘CGBGD (collectif gardois pour la bonne gestion de nos déchets)’, Dominique, Sophie (projet d’habitat solidaire), Annick, Henry ‘Café ANAÏS’, Franck et Jacques S. ‘Les vrais monnayeurs de Nîmes et alentours’, Alain ‘Les Coquelicots’, Solène et Mila ‘SEDD’ (semaine étudiante du « DD »), Lucie ‘Le Jardin intérieur’, Cécile, Christophe ‘CCFD Terre solidaire’, Ghislaine.

Un grand merci à Anne pour son accueil à la Verrière et à Christian pour le compte-rendu!

Le collectif accepte de verser une petite participation à Démosphere, Framasoft, le Café d’Anaïs (dont la contribution est fixée à 50€) ainsi qu’à Radio Alliance plus, sous condition de la reprise du partenariat (chronique…).

L’Asso-NET (et non la sonnette) est la structure administrative du collectif, nécessaire pour les obligations d’assurance, de demande d’autorisation, d’occupation du domaine public, d’ouverture d’un compte en banque. Elle ne comprend volontairement que peu de membres (6) de façon à ne pas être dominante sur le collectif. Il est décidé d’y accueillir de nouveaux membres du collectif citoyens pour le climat (CPLC) afin de permettre à celui-ci de s’y appuyer sans forcément l’aval de Nîmes-en-Transition. 

Un étudiant en master 1 en psychologie sociale et environnementale est attendu pour un stage de janvier à avril. Il devrait aider à développer le blog en lien avec le site et les réseaux sociaux. Jacques prendra rapidement contact avec lui pour lui confirmer.

Solidarité entre les membres : Claude regrette le manque de soutien apporté à Eco-vélos, une association qui récupère des vélos, les répare et les donne à ceux qui n’ont pas les moyens (en lien avec la Ressourcerie Réa-Nîmes), il est question de relancer l’activité. Les Incroyables Comestibles qui ont mis en place de nombreux bacs ont du mal à se développer.

Plusieurs d’entre nous sont engagés dans la campagne municipale ; le collectif a choisi une complète neutralité vis-à-vis des partis et des candidats ; la seule consigne est d’aller voter.

Le pacte pour la transition, projet conçu au plan national par soixante associations, des experts une large concertation citoytenne, a été adapté dans une version locale à l’initiative de Nîmes-en-Transition ; il associe environnement et social dans un cadre démocratique revivifié. Retentissement médiatique important lors de la dernière marche pour le climat. Nous avons besoin de soutiens (cliquer et diffuser sans modération) :

Pour découvrir le pacte : http://www.nimesentransition.org/pacte-pour-la-transition/

Pour le soutenir (gratuit) : http://www.nimesentransition.org/pacte-pour-la-transition/#soutien-pacte

Solène et Mila, étudiantes en master 2 en psychologie sociale et environnementale organisent la semaine étudiante du développement (ou décroissance ?) durable du 6 au 11 avril ; elles nous proposent de co-organiser. Après accord de principe de l’assemblée, rendez vous est pris pour celles et ceux qui veulent s’y impliquer : mardi 21 janvier à 17h30 à La Verrière – 25 rue Porte d’Alès.

Aujourd’hui, on met l’environnement à toutes les sauces ; contre le greenwashing : le sommet mondial « Fearless cities » (« Les villes-sans-peur ») se tiendra à Grenoble en novembre – au menu : défense des droits humains, de la démocratie et des communs.

Un groupe de travail s’est réuni pour une première séance de réflexion sur le thème : « mieux décider ensemble ». Une deuxième séance se tiendra en février. Celles et ceux qui souhaitent y participer sont invité.es à contacter Magali à son adresse : mpagnon90@gmail.com

Le Réseau ANAÏS (réseau des associations nîmoises d’action et d’intervention sociale) nous sollicite pour participer à l’animation des journées « Urgence pauvreté(s) » des 15 et 16 mai, dans le cadre de l’événement qu’il organise sur ce thème du 11 au 16 mai. Son coordinateur Eric Thimel (délégué du Secours Catholique pour le Gard) nous propose d’animer des actions autour des thèmes « environnement et questions sociales » ou « réchauffement climatique et pauvreté ». Nous réfléchissons aux animations possibles et en reparlerons avec lui lors de la prochaine plénière.

Une pétition sur l’Australie « Australia end game » (fin de la partie) circule sur Internet, pour déclarer l’urgence climatique et acter maintenant la réduction des gaz à effet de serre.

La prochaine marche pour le climat est prévue le 14 mars (veille du premier tour des élections), les lycéens le 13 – réunion préparatoire mercredi 22 janvier à 19h au 1er étage du restaurant L’Ever In (1 place Séverine).

Action « stop pesticides » des Coquelicots du Gard à la Préfecture vendredi 7 février en milieu d’après-midi : coquelicotsnimes@gmail.com

Fin de la réunion à 19h50.

La prochaine rencontre est programmée mercredi 4 mars à 18h, en présence d’Eric Thimel, coordonnateur du réseau Anaïs, pour parler semaine « Urgence pauvreté(s) », du 11 au 16 mai.