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Nîmes sans transition ?

Nos amis de la revue en ligne Reporterre publient la déclaration en 16 points ci-dessous, extraite du livre « Ecologie sans transition » par Désobéîssance Ecolo Paris, aux éditions Divergences :

Considérant les faits suivants :

1. L’idée de transition n’est apparue qu’assez récemment. Dans les années 1970, au moment des chocs pétroliers, on parlait plutôt de «crise énergétique». Mais l’idée d’un manque d’hydrocarbures était une perspective trop anxiogène. On sait aujourd’hui à quel point l’augmentation du prix à la pompe a tendance à susciter des révoltes. Le terme de «crise énergétique» est donc remplacé à la fin des années 1970 par celui de «transition énergétique» sous l’influence d’institutions gouvernementales et d’organisations internationales. À l’idée d’une rupture, on substitue l’idée d’un passage en douceur. Le discours de la transition est donc un discours de gouvernement, qui nous dit : «La situation est sous contrôle, ne vous inquiétez pas. Il suffit de “transitionner”, et nous allons nous en sortir.» Si le cœur de l’idée de transition reste la transition énergétique, cette dernière se décline aujourd’hui sous d’autres formes : écologique, sociale, industrielle.

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Effondrement ou révolution ?

Notre Ami William Clapier qui participe activement aux marches pour le climat et aux activités du collectif a sorti un livre la veille du confinement dont le titre résonne avec force : Effondrement ou révolution ? Ed. Le Passeur.

On peut le commander ici : https://www.lalibrairie.com/
La librairie : distributeur en ligne alternatif aux circuits traditionnels, protègeant la librairie de proximité.

Découvrir ci-dessous le message que William nous adresse :

Chers amis,

Nous entrons dans notre cinquième semaine de confinement. Un constat semble s’imposer : le monde ancien se fissure de toute part. C’est le message de l’impact virulent de la pandémie actuelle. Quel monde émergera de ce que nous vivons aujourd’hui et qui est bien plus qu’une crise ?… Imprévisible avenir.Nous nourrissons, pour la plupart, l’espérance d’un autre monde. Vu « l’état d’effondrement moral et politique » que soulignait récemment Dominique Bourg, un monde durable et désirable ne pourra advenir sans une révolution intérieure. Une révolution qui commence à l’intérieur de soi, par une conversion, un retour aux sources de l’esprit. Je suis convaincu qu’il est impossible de modifier la logique matérialiste de notre mode de vie sans changer notre mode de pensée. Changer notre mode de vie suppose de changer nos idées, notre mode de pensée formaté par un style de vie consumériste qui attise cupidité et avidité. Le monde d’après – s’il doit être durable et désirable – implique un changement de paradigme. Des décisions d’ordre structurel peuvent y aider mais elles ne seront pas suffisantes. Nous sommes trop conditionnés par le système du « tout économique » qui régit nos sociétés, engendrant ce que nous savons et subissons. Comme le dit Einstein, on ne peut résoudre les problèmes avec le mode de pensée de celui qui les a provoqués. La révolution spirituelle est celle qui commence par une décolonisation de nos esprits contaminés par un système qui ne peut perdurer. Si on étendait à tous les habitants de la planète notre mode de vie « occidental » pratiqué aujourd’hui par environ un milliard d’humains, ce serait tout simplement impossible. Nous le savons. La terre serait littéralement dévastée ! La « conversion écologique » à laquelle appelle notamment le Pape François dans son encyclique « Laudato si » est un impératif éthique, un réveil des consciences que ce temps de confinement peut favoriser. Nous devons en retirer une orientation nouvelle. Cette période de retrait obligé, hors du commun, revêt une dimension captivante. Car nous sommes confrontés à un « défi de civilisation », un « choc existentiel » pour ressaisir les fondamentaux de la vie (Bruno Latour). En réalité, chacun d’entre nous est porté par la vie et coexiste avec tout le vivant. La révolution dont il est question, suppose une empathie – un regard bienveillant  – avec la nature. On ne protège bien que ce qu’on aime. Je ne suis pas extérieur à la nature, nous sommes de la nature. Prendre conscience de cette dépendance est si bienfaisant, vivifiant, enthousiasmant. Pensons aux nombreux psaumes de la Bible qui en parlent avec poésie (18, 103, 148, etc), qu’il est bon de relire et de méditer. L’avenir d’un monde durable et attrayant appartient aux amoureux de la nature, aux contemplatifs de son mystère, engagés pour la défense du vivant. Alors œuvrons résolument, là où nous sommes, à une vaste mobilisation intérieure ET collective. Celle-ci existe déjà à travers de nombreuses associations locales et nationales. Rejoignons-les !

Droits et environnement Lettre n°1 de la ligue des droits de l’homme

La Ligue des Droits de l’Homme publie sa première lettre thématique « Droits et environnement » – format pdf ICI.

Pour répondre collectivement aux défis environnementaux auxquels nous sommes confronté-e-s, de la crise climatique au déclin de la biodiversité, la protection des droits est déterminante : droit à un environnement sain, droit à l’eau et à un air respirable, mais aussi droits à l’information, à la participation et à la justice, droits à s’exprimer, à lancer l’alerte ou à manifester pour peser sur les décisions publiques et défendre les biens communs.

CR Rencontre du Collectif du 04/03/2020

Personnes présentes : Jérémie et Nicolas CPLC (Citoyens pour le climat), Bruno ATTAC, Josiane Eau-bien-commun et ATTAC, Claude La Nef, Jean Ligue des droits de l’homme, Janie CHANG (collectif halte au nucléaire Gard), Marie-Pierre Cit’en, Magali HeyMe !, Christian Les Mille Couleurs, Paul Confédération paysanne, Katia et Henry Café d’ANAÏS, Franck et Jacques Les vrais monnayeurs de Nîmes et alentours, Edmond et Christophe CCFD Terre solidaire, Ghislaine, ConstanceCamille et Eric Réseau ANAÏS (Associations Nîmoises d’Action et d’Intervention Sociales).

Excusé.es : Sophie (projet d’habitat solidaire) et Alain Les Coquelicots.

Merci au café d’Anaïs qui nous accueille et à Christian pour le compte-rendu.

Comme d’habitude, prochaine date et ordre du jour participatifs : https://framadate.org/uDOYHAnPAN8KUbw4

En plat de résistance : « les grappes photovoltaïques ».

« Urgence pauvreté »

Eric nous présente le projet :

Un évènement organisé par le réseau Anaïs (piloté par le Secours Catholique depuis 2017) dont l’objectif est de mener des actions en commun au profit des plus démunis. Ce réseau a pu ainsi créer une supérette solidaire : Défi Market, puis le café Anaïs, pour continuer maintenant avec « urgence pauvreté ».
Les 14 et 15 mai prochains sont prévus, sur le côté de l’église saint Baudile, des débats et la tenue de stands sur 12thématiques :

  • Précarité du logement, SDF
  • Accès à la santé
  • Accès à la culture
  • Education et pauvreté
  • Environnement et question sociale
  • Migrants
  • Personnes âgées
  • Presse-média et pauvreté
  • Quartiers
  • Justice
  • Droits de l’homme
  • Emploi

Le vendredi matin sera le temps d’un grand débat, suivi l’après midi puis le lendemain de débats d’une heure chacun, sur les 12 thématiques, animés par des experts et, parfois, présentant des témoins.
L’objectif est de sensibiliser le grand public sur les pauvretés et les préjugés, et de proposer des rendez-vous au terme de ces échanges.
Nîmes-en-transition estsollicité pour préparer le débat « environnement et questions sociales » quel’association R-d’évolution proposé d’animer. Se portent volontaires pour les préparatifs : Josiane, Magali, Nicolas, à voir avec Cécile (volontaire désignée), avec l’aide d’Eric.

Chaque membre du collectif a la possibilité de s’impliquer dans le débat de son choix.

« Le café est de sortie »
Camille nous présente son projet :
Pendant son stage au café Anaïs, de janvier à septembre, elle souhaite développer un café itinérant dont lebut est de créer des actions et évènements en partenariat avec des associations aux périphéries de la ville.
Dans un premier temps, elle envoie un questionnaire aux structures susceptibles d’être intéressées pourrecueillir leurs idées d’animations, puis de les réunir pour construire ensemble un ou plusieurs évènements.

Le questionnaire : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfX5ig1kVvJdEA3LIHIk-zqRFzzc4FKHmzXFHXgKpLcFNlxgw/viewform?usp=sf_link
La première action sera testée samedi 11 avril, en clôture de la semaine du développement durable – déambuler avec le vélo cargo prêté par l’association Paséo, contenant table et bancs, puis se poser à l’endroit oùseront distribués des cafés gratuitement.


Marche pour le climat samedi 14 mars (ENTRE-TEMPS : REPORTEE)

La marche pour le climat se tiendra samedi 14 mars prochain, veille du premier tour des municipales.
Le rendez vous est fixé à 14h30 sur l’Esplanade (14h00 pour l’organisation) ; le circuit est modifié par rapport à la précédente édition,pour se terminer sur la place de la Maison Carrée.
Courtes prises de parole de CPLC, Nous-voulons-des-coquelicots, collectif contre Amazon à Fournès, un lycéen, un étudiant (SEDD), Nîmes-en-transition (texte à fournir avant à Jérémie)

Alarme climatique, clapping, Flash-mob.

Les associations, membres du Collectif Nîmes en transition, sont invitées à participer avec leur propre signalétique, panneaux ou banderoles en lien avec la marche comme par exemple : Le Krôcô : la monnaie locale compatible avec le Climat ou tout autre slogan de votre choix

Comme la marche se déroulera à la veille du premier tour des élections municipales, nous serons dans la période de trêve électorale. Il est donc demandé de ne pas afficher ni de scander de slogans à caractère partisan : pour une liste ou contre un parti.Merci de respecter scrupuleusement cette règle afin de ne pas mettre en porte à faux les organisateurs de la marche ni de compromettre les futures marches, risque aussi de recours juridique contre une liste de la part d’une liste concurrente.

Pour celles et ceux qui voudraient participer ou aider à l’organisation de la Marche vous pouvez :

Télécharger les affiches tous format à télécharger (A3/A4/A5/A6) : https://we.tl/t-7cYeh2LcOz

Avoir la gentillesse de noter dans le collaboratif Google Excel le recensement des lieuxd’affichages : https://docs.google.com/spreadsheets/d/1PfQ82Rsp56wRjYDuD1dxrGalfsM4BB4JVt97wGnlGMw/edit?usp=sharing

Relayer l’événement Facebook : https://www.facebook.com/events/225437891807669/

Lien site CPLC Nîmes : https://cplcnimes.wixsite.com/cplcn

A ce jour, le nombre de participants/intéressés sur Facebook est important. Citoyens pour le Climat a donc besoin de personnes pour le service d’ordre notamment, pour faire signer le Pacte de la transition. Jacques, Christian et Nicolas sont volontaires pour participer au service d’ordre.N’hésitez pas à vous manifester auprès de cplcnimes@gmail.com  et à venir participer à la réunion de préparation de la marche le mercredi 11 mars à 19h00 à la Verrière (25 rue Porte d’Alès, Nîmes)

Semaine européenne du développement durable, du 6 au 11 avril

Evénement co-organisé avec la Faculté de U-Nîmes – le Master en psychologie sociale et environnementale.

Lundi à Vauban : rencontre en ouverture à Vauban « Le Pacte pour la transition » en réponse à la question du développement durable.

Jeudi au Sémaphore : film « champ de lutte, semeur d’espérance » débat animé par Paul

Vendredi à Vauban : conférence d’Aurélie Trouvé « le business est dans le pré » les dérives de l’agro-industrie.

Samedi 11 avril, de 11h à 17h :fêtefaites de la Transition au Jardin de la Fontaine, suivie d’unesoirée Sound-system au Spot, de 18 à 23h.

Pique-nique zéro-déchet

Voir avec la fac pour la problématique du mobilier (grilles)

Pas de sono, de la musique quand même mais « en acoustique »

Un Pad pour participer à l’animation : https://bimestriel.framapad.org/p/9eyh-eq4zwn014q?lang=fr


Le Pacte pour la transition
Jacques nous fait part de l’avancement des signatures : 4 listes à Nîmes et 7 dans l’agglo hors Nîmes dont St Gilles, Manduel et Marguerittes. Le pacte est signé par au moins une liste sur 70% du bassin de population.
Au niveau national on compte 300 signatures du Pacte mais tous les collectifs n’ont pas fait remonter leurs résultats et ça s’accélère.

Le groupe de pilotage du pacte nîmois est sollicitépour signer le pacte avec une listedu côté d’Alès qui n’a pas de collectif local – si l’on doit s’y impliquer, le « national » ayant dit qu’il ne le ferait pas, c’est à condition que les autres listes soient contactées, à suivre…
La Jeune Chambre Economique de Nîmes et sa région a invité Nîmes-en-transition à participer à l’animation d’un débat pré-électoral mardi 10 mars à 18h30 au Grand Hôtel enVille Active.

Inscription obligatoire pour le public : https://www.helloasso.com/associations/jeune-chambre-economique-de-nimes-et-sa-region/evenements/entrevue-citoyenne-global-goals


Mieux décider ensemble
Animé par Magali Pagnon, ce groupe réfléchit aux meilleures façons de faire fonctionner au sein du collectif. Travail sur le long terme, prochaine séance : mercredi 25 mars à 18h

La rencontre s’achève à 21h.

Pour rappel – prochaine réunion et ordre du jour :

https://framadate.org/uDOYHAnPAN8KUbw4

Le Pacte pour la transition à l’approche du premier tour

Avoir porté le Pacte pour la transition au devant des candidats aux élections municipales fut riche d’enseignements pour les membres de son groupe de pilotage formé, rappelons-le, de membres habituels du collectif et d’autres personnes tentées par l’aventure : d’abord, le projet à été accueilli très favorablement – voir plus bas une analyse détaillée.

Ensuite, les échanges avec les candidat-e-s ont été très fructueux ; ils ou elles nous ont présenté des idées qui ne figuraient pas dans le projet initial et que nous avons remonté au niveau national. Sans oublier un bémol : celui de ne pas avoir suffisamment fait preuve de pédagogie et de subir des attaques visant le collectif lui-même.

Mais le Pacte pour la transition est tout sauf uniquement un moyen de pression sur la classe politique et quels que soient les résultats des élections municipales, nous serons amenés à poursuivre la démarche : la conférence d’ouverture de la Semaine Européenne du Développement Durable y sera consacrée, lundi 6 avril à 18h à la Faculté Vauban.

Le week-end du 15 au 17 mai à Grenoble, en concurrence avec « urgence pauvreté » à Nîmes, se déroulera la rencontre internationale du mouvement appelé « municipaliste » ou « communaliste » des « Fearless Cities » = les villes sans peur. Peur de quoi ? de l’avenir ? de dire « non » ? de l’autre ? (une très bonne série d’articles dans Basta ! : « villes contre multinationales »). En attendant plus d’informations sur cet événement organisé par le mouvement Utopia, la municipalité d’accueil-donc Grenoble-nous a adressé un message dont voici quelques extraits :

« Nous espérons en particulier à l’occasion des » Fearless » pouvoir rassembler tout l’arc municipaliste du sillon alpin, que les mouvements se soient engagés ou non dans les élections municipales et/ou qu’ils en soient sortis gagnants ou pas. C’est pour nous, l’esprit « penser global et agir local » qu’il faut entretenir, ainsi que les coopérations villes-campagnes. La commune est le lieu de la proximité, du lieu de vie, c’est pour cela que l’engagement fait le plus sens, ici.

Chaque histoire, culture territoriale, possède ses spécificités. C’est cela qui fait l’essence du municipalisme. Le municipalisme est différent entre la France et l’Espagne ou d’autres pays et différent d’une région à une autre au sein d’un même pays, différent suivant les tailles des communes et le nombre d’habitants… Mais peu importe ! Ce sont bien les valeurs d’autonomie, de solidarité, d’écologie, de féminisme et d’internationalisme, de coopération que nous portons.
Nous ne pouvons donc que vous encourager à œuvrer à ces coopérations au sein de Nîmes-Métropole.
« 

ANALYSE DETAILLEE :

Nîmes, 4 listes signataires sur 7,
trois mesures qui font l’unanimité.

Pour Nîmes, le résultat est très satisfaisant puisqu’à ce jour quatre listes ont signé le Pacte ; il s’agit des listes conduites par MM. Vincent Bouget, David Tebib, Daniel Richard et Stéphane Gilli.
Et on peut dire que l’adhésion aux mesures du Pacte est plutôt forte : les signataires ont adopté 31, 29, 29 et 24 mesures parmi les 32 proposées. Trois de ces mesures ont même été adoptées unanimement au niveau d’engagement maximum (niveau 3), et chacune des 32 mesures a été signée par au moins deux listes sur les quatre. Cela confirme la pertinence des mesures proposées et la cohérence de l’ensemble et de la démarche.

Les mesures faisant unanimité des signataires sont :

  • #05. Appuyer la structuration de filières paysannes, bio et locales, rémunératrices pour les agriculteurs et agricultrices, avec l’adoption d’un Programme Alimentaire Territorial (PAT)
  • #10. Protéger la ressource en eau, en assurer une meilleure qualité et un accès garanti à toutes et tous, en la considérant comme un bien commun. Cette mesure comporte en particulier un engagement à évaluer via une commission extramunicipale la DSP de fourniture eau et assainissement dans une perspective de retour en régie publique.
  • #31. Mettre à disposition des initiatives associatives et citoyennes les espaces et ressources pour favoriser leur collaboration, le lien social et le développement de tiers-lieux

Deux autres candidats nous ont fait connaître les raisons pour lesquelles ils ne souhaitaient pas s’engager sur les mesures du Pacte.

  • M. Lachaud tout en affirmant vouloir « engager Nîmes dans la transition  écologique » conclut ne pas se « reconnaître totalement dans la philosophie de ce Pacte » et ne souhaite donc pas le signer.
  • M. Gillet nous a déclaré pour sa part qu’il ne « prendrait pas la peine d’étudier en profondeur » le document qui, selon lui « contient beaucoup trop de belles paroles ».

Nous en avons pris bonne note.

Lors de notre conférence de presse du mois dernier, nous avions dit que certains candidats avaient l’oreille moins fine que d’autres… Cette surdité très sélective se confirme du côté de Jean-Paul Fournier (ou au minimum de sa garde rapprochée), car il n’a pas été possible d’échanger sur sa position vis-à-vis du Pacte. Aucun retour permettant d’établir clairement sa position ne nous a été adressée, la seule proposition nous renvoyant à la lecture de son programme. Là aussi nous en prenons bonne note, tout en regrettant cette attitude.

Des pactes signés dans les quatre plus grandes communes de l’agglo, plus de 70 % des électeurs concernés…

Pour les autres communes de Nîmes Métropole, la situation est un peu différente… À ce jour sept listes ont signé le Pacte en dehors de Nîmes. Il s’agit des listes conduites par Patrice Quittard à Poulx, Paul Gabriel à Saint-Gilles, Jean-Jacques Granat et Pierre-Alexandre Roux à Manduel, Rémi Nicolas et Stéphane Guillemin à Marguerittes, Brice Canonge à Saint-Mamert-du-Gard.

Les thèmes privilégiés par les candidats sont différents de ceux sélectionnés dans la commune-centre. C’est assez normal, les priorités dans les communes plus petites n’étant pas les mêmes. La mesure la mieux partagée est la mesure #28 :

  • Mettre en place et renforcer les dispositifs de participation, d’initiative citoyenne, de co-construction de la commune et de ses groupements
    Cette démarche qui est au cœur de la démarche du Pacte, est très bien assimilée par les candidats ; nous pouvons nous en réjouir.
  • Puis vient la mesure #25 :
    Proposer gratuitement des lieux d’accompagnement au numérique avec une assistance humaine à destination de toutes et tous.

Nous notons avec une grande satisfaction que les quatre plus grandes communes de Nîmes-Métropole, Nîmes, Saint-Gilles, Marguerittes et Manduel voient au moins une liste signataire du Pacte solliciter les suffrages des électrices et des électeurs. Ainsi, ce dimanche 15 mars, plus de 70 % des électeurs de Nîmes-Métropole, auront le choix de voter pour une liste ayant signé le Pacte pour la Transition, montrant ainsi leur attention extrême à la question climatique et à la justice sociale.

Une belle moisson dans l’Uzège

Des collectifs citoyens se sont mobilisés dans d’autres secteurs du département. Le Collectif Pacte pour la Transition Uzège-Pont-du-Gard a récolté sept signatures sur cinq communes :

  • la liste menée par Gérard Dautreppe, Agir ensemble pour Arpaillargues
  • la liste 1000 voix pour Collias, conduite par Benoît Garrec
  • la liste Bien vivre à Sanilhac-Sagriès de Denis Veyrunes
  • à Uzès les listes menées par Lydie Defos du Rau (Uzès des Possibles) et celle de Christophe Cavard (Uzès s’engage)
  • enfin une particularité à Vallabrix : les deux listes en présence, celle de Bénédicte Lopez et celle de Bernard Rieu ont signé conjointement, assurant ainsi à cette commune la mise en application des mesures du Pacte, quel que soit le verdict des urnes.

Des listes s’autosaisissent du Pacte ou de sa démarche

A Alès, la liste Printemps alésien menée par Paul Planque

C’est aussi le cas de la liste conduite par Jean-Pierre Broquin à Saint-Jean-du-Gard, qui s’est engagée spontanément sur le Pacte. De même à Bagnols-sur-Cèze avec la liste Alliance Citoyenne de Thierry Vincent qui affirme partager largement les propositions du Pacte. Il en est un peu de même à Saint-Chaptes pour la liste de Michèle Filipiak qui confirme avoir étudié le Pacte et s’en être largement inspirée.

Une convergence se dessine à l’échelle des territoires.

L’intérêt suscité par la démarche du Pacte pour la Transition, son adoption par des listes d’orientations politiques différentes, dans des communes de taille et de situation variées, est fortement porteur d’espoir. Quels que soient les résultats des deux tours de scrutin, puis de la constitution des exécutifs dans les intercommunalités, les rencontres entre les mouvements citoyens et les politiques resteront comme des moments forts et constructifs. Les graines sont donc semées, reste à prendre soin des jeunes pousses, et les faire grandir, pour mettre enfin en route la transformation de nos territoires. Les collectifs locaux du Gard et les listes candidates et/ou élues sont amenées à se retrouver, pour faire le point, pour s’entraider, pour partager leurs expériences tout au long des six années qui viennent. Pour construire aujourd’hui les communes de demain.

Oser la gratuité des transports en commun

Voici de quoi apaiser les débats idéologiques vifs sur le sujet.

Extrait du MOOC Mon village, ma ville en transition, animé par le CERDD (Centre de Ressources du Développement Durable)

cerdd.org

Le 1er septembre 2018, l’agglomération dunkerquoise a réalisé un coup double inédit en matière de mobilité : tout en dévoilant un réseau de bus entièrement restructuré et doté de plusieurs lignes à haut niveau de service, elle a tiré un trait sur les recettes de vente de tickets au profit d’une gratuité totale, sans critères et sans contrainte.Avec ses 200 000 habitants, Dunkerque est la plus grande agglomération de France à avoir opté pour une politique publique de gratuité des transports. Pourquoi ce choix ?A l’origine, cette promesse électorale se voulait d’abord une mesure sociale. Il s’agissait de redonner de la mobilité aux populations qui n’en avaient pas les moyens : jeunes, personnes âgées, précaires ou isolées… La tarification sociale était très poussée à Dunkerque et pourtant, les bus étaient vides. Les gens qui avaient droit aux prix les plus bas ne faisaient pas valoir leurs droits.La gratuité constitue aussi un moyen d’agir sur la pollution de l’air. Si les gens se mettent à prendre le bus plutôt que leur voiture, la pollution de l’air baisse mécanique-ment. Avec un impact positif sur la santé des habitants. De même, les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports diminuent, ce qui contribue aux objectifs duPlan Climat du territoire.La gratuité transforme l’image des transports en commun. Prendre le bus n’est plus assimilé à une contrainte, cela devient un acte délibéré, un geste de liberté qui plaît également beaucoup aux catégories sociales supérieures.L’une de nos hypothèses de travail, à l’agence d’urbanisme de Dunkerque, c’est que la gratuité renforce l’attractivité du centre-ville. Le maire de Châteauroux, où les bus sont gratuits depuis 2001, en est pour sa part persuadé : les villes moyennes, dont les centres sont en perte de vitesse, ont gros à gagner à adopter la gratuité.

Comme toute politique publique, la gratuité a un coût. A Dunkerque, les recettes de billettique représentaient 4 millions et demi d’euros par an ; elles couvraient seule-ment 10% du coût global du réseau. Et Dunkerque n’est pas un cas à part. Dans de nombreuses villes, le transport public est largement subventionné. Voilà pourquoi les élus dunkerquois se sont dit : « Mieux vaut faire rouler des bus pleins gratuits que des bus vides payants. » L’objectif est de parvenir à doubler la fréquentation dans les années qui viennent. Sur la période allant du 1er janvier au 12 mai 2019, on observe déjà une hausse im-portante de la fréquentation : 65 % en plus la semaine et 125 % les week-ends.Une étude qualitative au long cours menée par les chercheurs de l’association VIGS vient de livrer ses premiers résultats. On peut dire qu’avec la gratuité, les habitants ont changé leurs habitudes de mobilité : • 50 % des usagers du bus déclarent utiliser « plus souvent » ou « beaucoup plus souvent » ce moyen de transport.• 80 % des nouveaux usagers désignent la gratuité comme le principal élément dé-clencheur de leur changement d’habitude.Grande révélation de l’étude : le fait que 48 % des nouveaux usagers du bus pren-nent moins leur voiture. Les piétons et les cyclistes sont beaucoup moins influencés et changent moins leurs habitudes. Voilà qui met un terme aux débats idéologiques vifs sur le sujet. Si vous souhaitez en savoir plus sur la gratuité des transports en commun, rendez-vous sur le site de l’Observatoire des villes du transport gratuit, piloté par l’Agence d’urbanisme de Dunkerque et l’association de chercheurs VIGS, dans l’objectif d’améliorer l’état des connaissances sur la gratuité et ses impacts, et de contribuer à enrichir les débats sur cette politique publique qui intéresse de plus en plus d’élus – et de futurs élus !

Vanessa Delevoye, journaliste rédactrice en chef d’Urbis Le Mag, AGUR

CR Rencontre du Collectif du 15/01/2020

Personnes présentes : Jérémie ‘CPLC’ (citoyens pour le climat), Jacques R. et William ‘CPLC’,  Michèle ‘ASAP’ (amitié soutien aide partage), Isabelle ‘Harmonîmes’, Bérengère, Bruno ‘ATTAC’, Josiane ‘Eau-bien-commun’ et ‘ATTAC’, Claude ‘La Nef’, Jean ‘Ligue des droits de l’homme’, Laurence et Fanny ‘Lulu Zed’, Josefa, Janie ‘CHANG’ (collectif halte au nucléaire Gard), Claudine ‘ARBRES gardiens de l’ombre’, Anne ‘Nymphéas’, Brigitte et Stéphane, Marie-Pierre ‘Cit’en’, Magali ‘Nymphéas’ et ‘Terre-de-convergence’, Christian ‘Les Mille Couleurs’, Paul ‘CGBGD (collectif gardois pour la bonne gestion de nos déchets)’, Dominique, Sophie (projet d’habitat solidaire), Annick, Henry ‘Café ANAÏS’, Franck et Jacques S. ‘Les vrais monnayeurs de Nîmes et alentours’, Alain ‘Les Coquelicots’, Solène et Mila ‘SEDD’ (semaine étudiante du « DD »), Lucie ‘Le Jardin intérieur’, Cécile, Christophe ‘CCFD Terre solidaire’, Ghislaine.

Un grand merci à Anne pour son accueil à la Verrière et à Christian pour le compte-rendu!

Le collectif accepte de verser une petite participation à Démosphere, Framasoft, le Café d’Anaïs (dont la contribution est fixée à 50€) ainsi qu’à Radio Alliance plus, sous condition de la reprise du partenariat (chronique…).

L’Asso-NET (et non la sonnette) est la structure administrative du collectif, nécessaire pour les obligations d’assurance, de demande d’autorisation, d’occupation du domaine public, d’ouverture d’un compte en banque. Elle ne comprend volontairement que peu de membres (6) de façon à ne pas être dominante sur le collectif. Il est décidé d’y accueillir de nouveaux membres du collectif citoyens pour le climat (CPLC) afin de permettre à celui-ci de s’y appuyer sans forcément l’aval de Nîmes-en-Transition. 

Un étudiant en master 1 en psychologie sociale et environnementale est attendu pour un stage de janvier à avril. Il devrait aider à développer le blog en lien avec le site et les réseaux sociaux. Jacques prendra rapidement contact avec lui pour lui confirmer.

Solidarité entre les membres : Claude regrette le manque de soutien apporté à Eco-vélos, une association qui récupère des vélos, les répare et les donne à ceux qui n’ont pas les moyens (en lien avec la Ressourcerie Réa-Nîmes), il est question de relancer l’activité. Les Incroyables Comestibles qui ont mis en place de nombreux bacs ont du mal à se développer.

Plusieurs d’entre nous sont engagés dans la campagne municipale ; le collectif a choisi une complète neutralité vis-à-vis des partis et des candidats ; la seule consigne est d’aller voter.

Le pacte pour la transition, projet conçu au plan national par soixante associations, des experts une large concertation citoytenne, a été adapté dans une version locale à l’initiative de Nîmes-en-Transition ; il associe environnement et social dans un cadre démocratique revivifié. Retentissement médiatique important lors de la dernière marche pour le climat. Nous avons besoin de soutiens (cliquer et diffuser sans modération) :

Pour découvrir le pacte : http://www.nimesentransition.org/pacte-pour-la-transition/

Pour le soutenir (gratuit) : http://www.nimesentransition.org/pacte-pour-la-transition/#soutien-pacte

Solène et Mila, étudiantes en master 2 en psychologie sociale et environnementale organisent la semaine étudiante du développement (ou décroissance ?) durable du 6 au 11 avril ; elles nous proposent de co-organiser. Après accord de principe de l’assemblée, rendez vous est pris pour celles et ceux qui veulent s’y impliquer : mardi 21 janvier à 17h30 à La Verrière – 25 rue Porte d’Alès.

Aujourd’hui, on met l’environnement à toutes les sauces ; contre le greenwashing : le sommet mondial « Fearless cities » (« Les villes-sans-peur ») se tiendra à Grenoble en novembre – au menu : défense des droits humains, de la démocratie et des communs.

Un groupe de travail s’est réuni pour une première séance de réflexion sur le thème : « mieux décider ensemble ». Une deuxième séance se tiendra en février. Celles et ceux qui souhaitent y participer sont invité.es à contacter Magali à son adresse : mpagnon90@gmail.com

Le Réseau ANAÏS (réseau des associations nîmoises d’action et d’intervention sociale) nous sollicite pour participer à l’animation des journées « Urgence pauvreté(s) » des 15 et 16 mai, dans le cadre de l’événement qu’il organise sur ce thème du 11 au 16 mai. Son coordinateur Eric Thimel (délégué du Secours Catholique pour le Gard) nous propose d’animer des actions autour des thèmes « environnement et questions sociales » ou « réchauffement climatique et pauvreté ». Nous réfléchissons aux animations possibles et en reparlerons avec lui lors de la prochaine plénière.

Une pétition sur l’Australie « Australia end game » (fin de la partie) circule sur Internet, pour déclarer l’urgence climatique et acter maintenant la réduction des gaz à effet de serre.

La prochaine marche pour le climat est prévue le 14 mars (veille du premier tour des élections), les lycéens le 13 – réunion préparatoire mercredi 22 janvier à 19h au 1er étage du restaurant L’Ever In (1 place Séverine).

Action « stop pesticides » des Coquelicots du Gard à la Préfecture vendredi 7 février en milieu d’après-midi : coquelicotsnimes@gmail.com

Fin de la réunion à 19h50.

La prochaine rencontre est programmée mercredi 4 mars à 18h, en présence d’Eric Thimel, coordonnateur du réseau Anaïs, pour parler semaine « Urgence pauvreté(s) », du 11 au 16 mai.

Et si l’espoir revenait ? *

L’année qui vient de s’achever a vu certains membres « historiques » du collectif Nîmes-en-Transition rester un peu en retrait, engagés qu’ils sont dans la campagne électorale ; ce fut l’occasion pour des « nouveaux » de prendre des responsabilités.

En cette nouvelle année, les premiers, encore en retrait, reviendront, vainqueurs ou perdants des joutes politiques ; au moins auront-ils eu le courage de s’aventurer sur le terrain semé d’embûches vers la gouvernance municipale, enjeu de premier plan pour la transition.

Car faut-il rappeler que la consommation effrénée des ressources et l’émission des gaz à effet de serre, cause du dérèglement climatique et de l’effondrement de la biodiversité, sont surtout le fait des villes occidentales ? L’empreinte écologique d’une ville comme Londres – ce qu’elle consomme et ce qu’elle pollue – est équivalente à un territoire comme l’Espagne tout entière. Personne n’a encore mesuré celle de Nîmes…

Des piliers effacés, des novices hésitants, d’autres membres, habituellement actifs dans le collectif mais craignant – il faut les comprendre – de se voir coller une étiquette partisane au titre de leur adhésion à Nîmes-en-Transition, la finalisation d’une première version du Pacte pour la transition a quand même abouti.

Ce projet évoluera sous l’égide du collectif Nîmes-en-Transition affirmant encore haut et fort son indépendance vis-à-vis des partis et des candidats, avec tou.tes les citoyen.nes qui y ont participé et celles et ceux – de plus en plus nombreu.ses – qui le soutiennent.

Un temps d’échange fructueux avec le réseau ANAÏS, Associations Nîmoises d’Action et d’Intervention Sociales, au café du même nom, à l’angle de la place des Esclafidous avant Noël, a permis d’illustrer le volet social du pacte par des exemples concrets :

– à Vauvert, le Secours Catholique propose un panier solidaire, avec un Établissement et Service d’Aide par le Travail – E.S.A.T. (ex C.A.T.), et un « atelier – recettes » pour retrouver les gestes de la cuisine,

– plus loin, à Gignac dans l’Hérault – un système comparable avec la Croix-Rouge,

– le Collectif Récupération Anti-Gaspillage peine à redistribuer aux plus démunis les tonnes d’invendus qu’il collecte chez les commerçants « bio »…

Qui aurait donc la naïveté d’imaginer la protection de l’environnement sans la solidarité ?

Les étudiants de la faculté, en Master en psychologie sociale et environnementale s’interrogent, eux, sur l’intérêt qu’accorde le public au « développement durable », en vue de la semaine qu’ils organisent du 6 au 11 avril.

En effet, depuis le sommet de Rio en 1992 où la protection de l’environnement a été associée à l’économie, elle n’en est souvent restée qu’une variable d’ajustement et nos frères australiens font le constat amère que les dérèglements des écosystèmes ne sont pas l’apanage des pays pauvres.

Alors si « SeDD » rimait avec « Semaine de la Décroissance Durable » ?

Et, en tous cas, « si l’espoir revenait ? » *

Pour le collectif Nîmes-en-Transition

Denver

Rappel des prochains rendez-vous :

Vendredi 10 à 17:30 à la Courte Échelle-11bis rue de Genève : « mieux décider ensemble »

Mercredi 15 à 17:30 à La Verrière-25 rue Porte d’Alès : assemblée plénière autour d’une galette

Mardi 21 à 17:30 : constitution d’une équipe de préparation d’une prochaine fête de la transition

* référence à la chanson « L’espoir » interprétée par Bernard Lavilliers et Jeanne Cherhal

Des communs au sens propre

Un soir de septembre 1983, à Alanya, sur la côte turque. Une foule se presse dans le café du port : pratiquement tous les pêcheurs du village s’y retrouvent… Il n’y a même plus de place à l’intérieur ! Que se passe-t-il ?

Dans ce village, les pêcheurs avaient un gros problème : ils pêchaient trop, tout le temps, et se disputaient les meilleurs endroits pour poser leurs filets… Résultat : le poisson se faisait rare, et l’activité rapportait de moins en moins.

En économie, quand une ressource (comme une zone de pêche par exemple) n’appartient à personne, on dit que c’est un « commun » . Et pendant longtemps, on pensait que c’était forcément compliqué à gérer.

Un biologiste, Garret Hardin, a même parlé de « la tragédie des communs » : pour lui, leur gestion ne peut que conduire au gaspillage et à la discorde. Seule solution : il faut que la ressource appartienne à quelqu’un (on la « privatise »), ou à la puissance publique (on la « nationalise »). Pas le choix, c’est l’un ou l’autre !

Seulement voilà, les pêcheurs d’Alanya ont réussi à faire autrement. D’abord, ils ont listé tous les endroits où pêcher : des lieux suffisamment espacés pour laisser des zones où les poissons sont tranquilles et peuvent se reproduire. Malin…

Ensuite, ils ont instauré un système de tirage au sort : chaque bateau se voit ainsi attribuer sa zone de pêche pour une partie de la saison. Résultat : les disputes pour exploiter les endroits les plus poissonneux ont disparu ! Et quand il y en a un qui oublie les règles, on se retrouve tous au café, comme ce soir-là, pour gentiment les lui rappeler…

Ce système a été étudié par une économiste, Elinor Ostrom. Elle a parcouru le monde et observé que, bien souvent, « l’autogestion » des communs fonctionne, et permet d’exploiter une ressource de manière durable, pour le bénéfice de tous.
Il suffit qu’on se mette d’accord sur les règles et les sanctions. Ainsi, finie la tragédie !

A Nîmes-en-Transition, on préfère dire « commun » plutôt que « bien commun » pour bien marquer que ce n’est pas à vendre*.

source : Économitips

*Voir aussi : https://balises.bpi.fr/economie/biens-communs–de-quoi-parle-t-on

CR Rencontre du Collectif du 25/11/2019

Présent.es : Jérémie SERRA, Josiane FLATTET, Christian MAURER, Claude et Marie-Pierre MERCIER, Jean-Marie KIEFFER, Brigitte MAIGRE, Stéphane PANUEL, Magali PAGNON, Anne VINCENT, Camille CREUSOT, Bruno BOTTO, Jacques SARDA et Christophe ORLIAC.

Merci à notre hôtesse : Sylvaine LOURADOUR.
Excusé.es : Janie ARNEGUI, Jessi, Ghislaine LONGHI, Franck MEDINA et Edmond COURBEAU.

L’ordre du jour qui était assez chargé a été divisé entre sujet débattus et infos / questions pour ne pas dépasser 22h.

Charte Nîmes-en-Transition
Il y a eu un forum, il y a un an et demi, dans les locaux actuels de la ressourcerie au cours duquel les participants ont planché sur un projet de charte que Josiane à mis en forme ; cette charte 2018/2019 sera diffusée bientôt pour que chacun.ne en prenne connaissance avec un fichier partagé (Pad) pour faire des remarques et on verra l’année prochaine s’il y a lieu de la réviser.

Projet de partenariat avec la MAIF
Habituellement, L’Asso-NET fonctionne avec des dons ; la proposition consiste dans la participation du collectif ou d’un de ses membres à une rencontre avec les sociétaires de la mutuelle-un bon moyen de sensibilisation-avec en retour une participation financière de l’ordre de 150 à 200 €.
Convention ponctuelle. Aucune obligation d’apposer le logo, excepté évidemment à l’occasion de l’événement, ni aucune sensure dans la liberté d’expression vis-à-vis du monde de l’assurance, par exemple.
La MAIF est une société mutuelle d’assurance qui trouve certainement ainsi le moyen de soigner son image mais elle apparaît soucieuse des questions d’environnement.
Avis favorable.

Nîmes-en-Transition et les élections municipales
Du fait de la forte implication de membres fondateurs du collectif dans la campagne électorale, il se dit en ville que Nîmes-en-Transition pourrait soutenir telle ou telle candidature. La réponse nagative se trouve dans la charte : le collectif n’est ni un parti ni le soutien d’une quelconque candidature même si, bien entendu, la politique au sens de la gestion de la cité (politis) est une préoccupation de premier plan. Il est d’ailleurs parfaitement normal que ses membres s’y inscrivent ou soutiennent individuellement des listes électorales car la transition passera assurément par le niveau local mais ces personnes-là sont invitées à ne pas se mettre en avant au nom du collectif pendant la campagne.

Pacte pour la transition
Ce projet est porté nationalement depuis un an, en vue des élections municipales  par une cinquantaine d’associations, à travers une vaste concertation citoyenne, et adapté au contexte nîmois à l’initiative de Nîmes-en-Transition. L’enjeu n’est ni plus ni moins que de faire face au risque annoncé d’effondrement, en travaillant les thèmes de l’écologie, du social et de la démocratie.
Le pacte nîmois, proche du document national, est le fruit d’une réflexion ouverte entre les membres du collectifs qui s’y sont intéressés et d’autres personnes venues d’ailleurs apporter leur contribution.

Le résultat se caractérise par deux idées forces :
1) Les communs : mot posé par Elinor Ostrom, première femme prix Nobel d’économie en 2009, sur ces ressources oubliées que l’on croyait surabondantes, comme l’air, l’eau, la terre… Les communs portent un concept original d’économie renvoyant dos à dos capitalisme et collectivisme, basé en premier lieu sur la protection de la ressource, sur l’application de règles de tirage assorties de sanctions établies et partagées par la communauté, ainsi que sur le principe d’un accès équitable à la ressource pour le plus grand nombre.

2) Un contrat social : la demi-mesure a peu de place dans le pacte, tant les changements à opérer interagissent entre eux. L’idée d’un contrat social est aussi ressorti du groupe local, associant dans une perspective de sobriété sur le long terme, les différents niveaux administratifs, le public, le privé, avec l’appui de la faculté.
Le document à été parcouru sur écran et se trouve consultable suivant ce lien : www.nimesentransition.org/doc/pacte.pdf

Il est modifiable par l’envoi d’un message au groupe de travail : pacte@nimesentransition.org

Ce qui motive cette démarche, malgré la limite étroite avec la politique électoraliste est la volonté de relever le défi d’un avenir soutenable et de redonner sa saveur à la démocratie qui, comme le disait Winston Churchill, est « le pire des systèmes, à l’exception de tous les autres ».
Les candidats aux élections municipales seront invités à se prononcer dessus, retenir certaines mesures, au moins dix pour prétendre en devenir signataire, et leur réponse sera publiée au fur et à mesure.
Derrière le pacte, il y a un pari. Le collectif continuera à suivre l’action de la municipalité, non pas dans une posture de juge mais d’accompagnement.

Conférence de presse vendredi 28 à 11:30 au Café-d’Anaïs où chacun est invité à venir. Le même jour : grève des jeunes et « Green-Friday » ; le lendemain : marche pour le climat.
S’il faut parler de quelques mesures parmi les 32, la dernière réunion de travail avait mis celles-ci en exergue :
# 08 – la place du vivant sur le territoire
# 12 – performance vs précarité énergétique
# 15 – marche et vélo dans l’espace public
# 26 – l’accueil des étrangers
# 28 – la participation citoyenne
mais comment ne pas faire ressortir, par exemple, l’accès à un logement décent ?

2eme four de l’incinérateur
Paul Ferté est venu exposer la problématique de ce projet consistant à accueillir les dechets du nord du département. Le point de vue partagé est que la capacité deviendrait incompatible avec l’objectif de baisse des dechets sur le territoire. D’ailleurs il semblemblerait que cela fasse consensus politiquement, en tous cas à l’approche des élections. Mais alors qui est pour ? Veolia ?
Il est apparu inopportun d’associer le rapport* diffusé par Paul à la présentation du pacte vendredi, pour ne pas focaliser sur un sujet en particulier, mais cela incite à programmer d’ici les élections des conférences thématiques (sur les déchets par exemple).
* Pour consulter les rapport :
https://framadrop.org/r/edxrU9HrtJ#IUzqa6BHPXm5SYSYVXWUcqKXYK29vlXPBHe/S+fY4dk=

Il a été nécessaire d’aborder les autres points à l’ordre du jour, sans forcément approfondir, car cette rencontre plénière est la seule décisionnaire du collectif, L’Asso-NET n’étant vis-à-vis du collectif qu’une vitrine administrative.

Marche pour le climat samedi 30
Rendez vous à 14:30 sur l’esplanade
Cisco&Cie à partir de 14:00
Prise de parole pour Nîmes-en-Transition (sur le pacte) : Jacques & Christophe
Écusson avec les batuc. > Mairie > Préfecture (die-in).

Création d’un groupe de travail sur la façon de décider ensemble
Les personnes que ça intéresse se signaleront auprès de Magali :
mpagnon90@gmail
06 23 21 06 09

Territoire « Occitanie-en-transition
R-d’évulution nous a proposé, ainsi qu’à Alternatiba à Montpellier, de les accompagner dans la création d’un réseau de ressources et d’échanges, à l’échelle de la région. Nîmes-en-Transition étant lui-même un réseau, il n’y a pas de raison d’en limiter les connexions aux alentours de Nîmes. Le principe de ce rapprochement est retenu.

Les principes sont aussi actés :
– d’accompagner U-Nîmes dans le cadre de la 3eme semaine du développement en avril,
– d’accompagner le réseau Anaïs dans le cadre des journées de la pauvreté, début mai.
– de former une équipe de préparation (une dizaine de personnes), en vue d’organiser une prochaine fête de la transition en 2020, idéalement associée à une marche pour le comme il était prévu avant la pluie, le 21 septembre. Quelle date ? Déjà former une équipe et réfléchir au contenu car la formule de cette année était très lourde.

Nous ferons donc le point sur ces orientations au début de l’année.