Archives de catégorie : Climat

le CCFD – Terre Solidaire marche pour le climat

La vocation première du  CCFD – Terre Solidaire est la lutte contre la faim dans le monde.

Pour nous, être solidaires des pays pauvres , ce n’est pas leur apporter de quoi manger, comme sur un plateau.

C’est agir pour que les gens puissent se nourrir grâce à leur travail, en particulier au travail de la terre et puissent ainsi vivre en hommes dignes et libres.

Mais comment pourraient–ils vivre de leur agriculture dans un climat complètement déréglé ?

Lorsque la pluie tombe trop rarement et trop violemment.

Lorsque les ouragans emportent la terre des champs, les routes et les maisons.

Pour nous, être solidaires des pays pauvres, c’est donc à la fois lutter pour une répartition plus juste des ressources de la Terre et  lutter contre les désordres du réchauffement climatique.

Pour nous, être solidaires des pays pauvres, c’est, par exemple, lutter ici, en France, pour que les banques ne financent plus les énergies fossiles.

C’est lutter là-bas, avec nos partenaires syndicalistes agricoles, brésiliens, africains ou indonésiens.

Pour qu’ils aient accès à la terre, à l’eau et aux semences et  puissent vivre de leur travail dans une agriculture familiale économe en énergie et en intrants polluants.

Pour nous, être solidaires des pays pauvres, c’est être avec tous ceux qui, ici et là-bas luttent pour un monde de respect et d’amitié.

Respect et amitié  des hommes à l’égard de tous les êtres animés et inanimés de la planète.

Respect et amitié des hommes entre eux.

Edmond COURBAUD

Nîmes-en-Transition marche pour le climat

Il y a trois ans, en décembre 2015, les chefs d’Etat s’auto-congratulaient et concluaient la COP 21 avec l’objectif « ambitieux » de contenir le réchauffement climatique sous le niveau de 1,5°.

La COP 24 vient de commencer sur le constat de l’inaction de la plupart des gouvernements. L’augmentation de 1,5° est pour demain, et il est juste temps d’éviter d’atteindre 2 degrés.

Il faudrait produire une alimentation plus saine et en même temps le glyphosate n’est toujours pas interdit, les aides aux bio supprimées.

Il faudrait réduire les transports carbonés et en même temps le réseau ferré se réduit, on construit des gares loin des villes qu’il faut rejoindre en voiture.

Il faudrait financer la Transition et en même temps l’évasion fiscale n’est pas combattue.

Il faudrait une juste répartition des richesses et en même temps l’Etat étrangle le peuple pour enrichir les plus fortunés.

 

Il y a trois ans, en décembre 2015, sortait le film DEMAIN avec l’objectif ambitieux de raconter une autre histoire de l’humanité.

Raconter l’histoire d’une humanité responsable et joyeuse, de femmes et hommes qui font face à la catastrophe annoncée avec modestie et détermination.

Des femmes et des hommes comme vous, comme nous, qui décident de ne plus subir de poisons dans leurs assiettes, de produire et consommer une nourriture saine tout simplement.

Des gens comme nous qui réalisent l’absurdité de déplacer 1 tonne et demie de métal et de pétrole pour faire moins d’un kilomètre.

Des gens ordinaires qui baissent le chauffage, réduisent la clim’ ou achètent une électricité issue du renouvelable à une coopérative citoyenne.

Des gens simples qui décident de réduire leur empreinte sur la Terre, de jeter moins, de consommer moins.

Des femmes et des hommes qui savent que le bonheur ne tient pas dans un caddie, des gens dont les rêves ne se chiffrent pas en euros.

 

Il y a trois ans, en décembre 2015, sortait le film DEMAIN avec l’objectif ambitieux de raconter une autre histoire de l’humanité ; une poignée de nîmoises et de nîmois, comme dans de nombreuses villes françaises s’est saisi de l’histoire et nous avons constitué le collectif Nîmes-en-Transition que Clara va présenter après moi.

Raconter une autre histoire.

Penser global, agir local.

Pour de vrai,  au delà des slogans, au delà du « make the planet great again »

Un autre monde n’est pas seulement possible, un autre monde est nécessaire pour éviter l’effondrement.

Mais finalement nous n’allons pas raconter une autre histoire, nous allons écrire une autre histoire, nous allons vivre une autre histoire.

Ici à Nîmes, dans nos maisons, nos quartiers, changer la ville, changer la vie,

Il est encore temps.

Franck MÉDINA