Archives de catégorie : Culture

2ème marché de l’imaginaire

Merci à tout ceux qui sont venus au 2° Marché de l’ Imaginaire,

merci aux exposants, Dominique le créateur de couteaux, merci à Cisco le grand maître tisseur et grand musicien, merci Olivier pour son savoir ancestral, merci Laure pour ses mains de fées, merci Boris l’ingénieux lautonomieauquotidien.fr et merci à la dreamcatcheuse Nina et ses attrapes sourires. Nous n’oublions pas les musiciens, Alan, Cisco, Mitchum et tous les autres. Merci au bon Tchai de Gilbert et aux délicieuses pizzas pas trop salées de Harry le faiseur de pizzas. Merci a Thomas et ses massages aux bols tibétains, à Audrey pour le cercle de femmes, et remerciement à Thomas pour son atelier, et son aide partout dans la ferme. Et bien sûr merci au lieu la Ferme Haricot.

En espérant que tous et toutes ont aimé et se sont amusés.

Nous prévoyons une troisième édition du Marché de l’Imaginaire, dans deux ou trois mois, nous invitons celles et ceux qui veulent y participer à nous envoyer un message dès maintenant.

Encore merci et à très bientôt.
Gilbert, pour le collectif de la Ferme Haricot 


LA FERME HARICOT

Puech chaud , route de Langlade, 30620 Bernis

Lieu collectif de vies, de ressourcement et de réconfort, basé sur le don et l’autonomie.
Lieu végétarien (pas de chair animale dans nos assiettes), sans drogues et sans alcool.
Lieu de respect de soi, de l’autre, du vivant et de la Terre-Mère

 

Tueries à Las Vegas et gare Saint-Charles

Lettre ouverte de Julos Beaucarne

Publié par Cheval fou (Sananès), le 7 Novembre 2008

Amis bien aimés,

Ma loulou est partie pour le pays de l’envers du décor. Un homme lui a donné neuf coups de poignards dans sa peau douce. C’est la société qui est malade. Il nous faut la remettre d’aplomb et d’équerre, par l’amour, et l’amitié, et la persuasion.

C’est l’histoire de mon petit amour à moi, arrêté sur le seuil de ses 33 ans. Ne perdons pas courage, ni vous ni moi, je vais continuer ma vie et mes voyages avec ce poids à porter en plus et mes 2 chéris qui lui ressemblent.

Sans vous commander, je vous demande d’aimer plus que jamais ceux qui vous sont proches. Le monde est une triste boutique, les cœurs purs doivent se mettre ensemble pour l’embellir, il faut reboiser l’âme humaine. Je resterai sur le pont, je resterai un jardinier, je cultiverai mes plantes de langage. A travers mes dires, vous retrouverez ma bien-aimée ; il n’est de vrai que l’amitié et l’amour. Je suis maintenant très loin au fond du panier des tristesses. On doit manger chacun, dit-on, un sac de charbon pour aller en paradis. Ah ! Comme j’aimerais qu’il y ait un paradis, comme ce serait doux les retrouvailles.

En attendant, à vous autres, mes amis de l’ici-bas, face à ce qui m’arrive, je prends la liberté, moi qui ne suis qu’un histrion, qu’un batteur de planches, qu’un comédien qui fait du rêve avec du vent, je prends la liberté de vous écrire pour vous dire ce à quoi je pense aujourd’hui : Je pense de toutes mes forces qu’il faut s’aimer à tort et à travers.

Julos – nuit du 2 au 3 février 1975 – Ecrit après l’assassinat de sa femme par leur jardinier. (Texte dit par Claude Nougaro dans son album « Femmes et famines »)