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MOOC « Mon village, ma ville en Transitions »

Après plusieurs mois de tournage, de dérushage vidéos, d’élaboration de supports et de compilation de ressources… nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie du MOOC « Mon village, ma ville en Transitions »! Vous pouvez désormais vous inscrire directement via la plateforme 360learning.

Vous trouverez une présentation et des informations pratiques ci-après. Si vous avez la moindre question, n’hésitez pas à me contacter.

logo cerdd

Lucille HUTCHISON
Chargée de communication digitale
Site 11/19, rue de Bourgogne, Loos-en-Gohelle
Tél: 03 21 08 52 42 / cerdd.org / orc-hdf.org

 MOOC « Mon village, ma ville en Transitions »

Le climat change, la biodiversité s’érode, les déchets s’accumulent, nos modes de vie continuent de peser sur la planète… Notre modèle de développement est en crise et génère la crise écologique en cours.Le prochain scrutin municipal sera décisif pour les années à venir et à la fin du prochain mandat nous serons presque en 2030…

Le défi ? Six ans pour réussir des projets ambitieux dans chaque commune et intercommunalité !Nous avons toutes et tous le devoir et le pouvoir d’agir. Élu.e.s / futur élu.e.s / citoyen.ne.s : engagez-vous !Participez au MOOC du Cerdd « Mon village, ma ville en transitions » et découvrez des solutions concrètes, locales et innovantes pour relever ce défi !

>>> Participez à la formation en ligne

Session : jusqu’au 01.03.20  POURQUOI UN MOOC ?

Le Cerdd a souhaité inspirer les projets municipaux et intercommunaux, en créant une ressource simple qui réponde aux défis actuels, complexes mais fédérateurs du développement durable !

Imaginée pour aider les élu.e.s à concevoir une feuille de route ambitieuse, cette formation en ligne est accessible à tous ceux qui souhaitent mieux comprendre et agir sur les enjeux d’aujourd’hui !   GARANTI 100% LOCAL ET CONCRET

3h de cours en ligne (vidéos pédagogiques, quizz, webinaires) où vous serez immergé dans un panel de réalisations, d’initiatives inspirantes, de solutions que vous pourrez adapter à votre territoire. Une approche positive, volontariste et engageante !

43 INTERVENANT.E.S ET EXPERT.E.S
Le Cerdd s’est entouré de son cercle de partenaires pour apporter les meilleurs conseils et expertises sur 6 thèmes interconnectés :
Alimentation durable
Déchets et économie circulaire
Habitat et transition énergétique
Mobilités durables
Nature et biodiversité
Innovations sociales

INFOS PRATIQUES
Formation payante : La participation s’élève à 5 euros HT par utilisateur (ce montant permet de couvrir les frais d’hébergement de la plateforme 360learning).
Possibilité de payer par carte bancaire ou par mandat administratif (à partir de 5 utilisateurs).
Inscriptions groupées : Il est possible d’inscrire plusieurs personnes d’une même structure en une fois.
Dates de la session : Du 07/11/19 au 01/03/20
>>> N’hésitez plus, inscrivez-vous !

 Retrouvez toutes nos actualités surWWW.CERDD.ORG
 

L’écologie dans le système démocratique et social… ou l’inverse ?

Le JIEC — Journalistes d’Investigation sur l’Ecologie et le Climat — a décrit sur Reporterre, Basta, Médiapart, Politis et la revue Projet, les mesures à prendre pour que la température n’augmente pas de plus de 1,5°C par rapport au niveau préindustriel, alors que nous approchons 1°C.

Traduisant en actes le rapport du GIEC, les experts du climat, une équipe d’ingénieurs a planché sur la façon d’y arriver, en divisant par trois nos émissions de gaz à effet de serre :

– Limiter le chauffage des bâtiments à 17 °C après 22 h, interdire la vente de véhicules consommant plus de 2 l/100 km en 2027, interdire tout vol hors d’Europe non justifié, limiter l’achat de vêtements neufs à 1 kg par personne et par an ;

– Créer 50 000 emplois par an pour multiplier par cinq le nombre de rénovations énergétiques et par trois le remplacement des systèmes de chauffage par des systèmes solaires, géothermiques, pompes à chaleur air/eau, bois ou alimentés au biogaz. Interdire le chauffage au fuel en 2026 ;

– Proscrire l’utilisation en saison froide des résidences secondaires ;

– Interdire la construction de maisons individuelles, sauf habitat léger. Les constructions neuves sont exclusivement de l’habitat collectif. Favoriser la cohabitation, l’intergénérationnel et limiter l’espace par habitant à 32 m² ;

– Passer la température moyenne de 21 °C à 19 °C dans les logements. En 2025, couper les chauffages non dé-carbonés entre 22 h et 6 h pour atteindre une température moyenne de 17 °C dans les logements.

– Passer progressivement de 4 à 2 kWh d’électricité par jour et par personne. Instaurer une taxation progressive pour garantir à tous l’accès au premier kWh et décourager de consommer plus de 3-4 kWh d’électricité par jour.

N’y aurait-il pas d’autres sujets, comme ceux auxquels nous travaillons sur le pacte pour la transition, porté localement par le collectif Nîmes-en-Transition, par exemple : l’alimentation, les filières agricoles,… mais l’un des ingénieurs du JIEC le dit :

« La problématique écologique, mais également la décroissance, constituent un cadre dans lequel on doit s’inscrire impérativement, puisque de toute façon nous allons toucher aux limites du système actuel. Il faut penser un système démocratique et social dans ce cadre écologique déterminé. ».

Keep Portland weird #2

COURT CIRCUIT ENTRE ECOLOGIE ET ECONOMIE

« Keep Portland Weird ! » Une ville pas comme les autres #2 La ville

Puisque les émissions de CO² provoquent le réchauffement climatique, nous allons découvrir comment la communauté de Portland a relevé le défi de les maîtriser :

1/ Nous visiterons les différentes composantes du projet appelé « Climate Action Plan », lancé dès 1993.

2/ Puis essayerons de comprendre comment il a pu être mis en œuvre, dans un pays qui est, faut-il le rappeler, le règne de l’automobile, du carburant bon marché, issu en partie de l’exploitation du gaz-de-schiste, et dont le cadre juridique est marqué par la protection des intérêts particuliers.

En préambule, observons quelques éléments du décor et de l’histoire récente de cette ville-centre de l’Etat de l’Oregon, au nord-ouest des U.S.A.

Géographiquement, cette ville, quatre fois plus grande que Nîmes, a cependant avec elle en commun de se situer non loin de la mer mais suffisamment éloignée du littoral pour ne pas bénéficier de la fraicheur estivale qu’elle apporte.

Après la seconde guerre mondiale qui avait vu se développer les chantiers navals, Portland a dû faire face, dans les années 70’, à une importante crise économique. Il restera de cette tradition des chantiers navals un savoir-faire dans la préfabrication qui se transfèrera, nous le verrons, dans le domaine du bâtiment.

Sur le plan écologique, la ville a subi, à la fin du XXème siècle, des niveaux de pollution atmosphériques exceptionnels.

Autre point commun avec Nîmes, elle a été touchée par de graves inondations, du fait des crues de la rivière Willamette qui la traverse, affluant du fleuve Colombia. Ces crues ont atteint en 1956 : 35 000 m3 par seconde, soit quatre fois le débit normal du Rhône. Nous verrons aussi comment la commune répondu à la problématique de la gestion des eaux pluviales.

Nous reviendrons enfin sur une caractéristique de l’aménagement de la ville de Portland qui a adopté en 1977 le principe UGB « Urban Growth Boundary », c’est à dire un outil de planification permettant à la municipalité de bloquer l’étalement urbain et d’éviter que la ville se répande « en tache d’huile » sur la campagne environnante.

Cette volonté de contenir l’étalement urbain n’est pas ordinaire, dans ce pays, là encore, où ultralibéralisme et individualisme poussent les aménageurs à empiéter allègrement sur les terrains naturels pour produire des lotissements à perte de vue, desservis par la route, laissant la collectivité publique supporter la charge des infrastructures de réseaux et de services.

Découvrons, à présent les quatre principales sources d’émissions de CO² liées à l’activité humaine à Portland, et comment la commune est arrivée à les maîtriser de manière aussi significative – par ordre croissant :

  • l’industrie           18%
  • l’habitat              21%
  • le commerce     24%
  • les transports   37%

Kepp Portland weird #1

COURT CIRCUIT ENTRE ECOLOGIE ET ECONOMIE

Keep Portland Weird ! Une ville pas comme les autres #1

Voyageons ensemble en quelques étapes jusque dans le Nord-Ouest des Etats-Unis, à Portland, dans l’Orégon où l’on a observé ces dernières années, quelque chose assez peu courant : les émissions de CO² ont fortement diminué, alors que la population a augmenté. Pourquoi ce constat mérite-t-il que l’on y prête attention ?

Météo-France le publie : la communauté scientifique internationale considère comme « extrêmement probable que plus de la moitié de l’augmentation observée de la température moyenne à la surface du globe entre 1951 et 2010 est due à l’augmentation anthropique (d’origine humaine) des concentrations de gaz à effet de serre et à d’autres forçages anthropiques conjugués » (forçage anthropique – par exemple, la déforestation).

On peut s’imaginer le phénomène de l’effet de serre comme un manteau qui recouvrirait la planète pour maintenir à sa surface une température moyenne – actuellement – d’une  quinzaine de degrés. Sans ce manteau, la température serait négative. Problème : augmenter le CO² revient à ajouter une doublure à ce manteau donc augmenter la température.

Or le réchauffement climatique, comme du reste les chercheurs l’ont aussi annoncé : la protection de la biodiversité, est un enjeu vital non-pas tant pour la planète qui s’en remettra mais bien pour l’humanité, sinon pourquoi du reste les dirigeants de la planète auraient signé en 2015 l’accord de Paris pour limiter ce réchauffement en deçà de 2°c ?

Signer un accord, est-ce suffisant ? Manifestement non ! D’après le groupe BP, dans son rapport sur l’énergie en date du 11 juin 2019, les émissions de CO² ont augmenté l’année dernière de 2%. Son économiste en chef, Spencer Dale, le déclare : « Il y a un décalage de plus en plus grand entre l’exigence d’actions contre le changement climatique dans nos sociétés et les progrès réalisés en la matière, avec une demande d’énergie et une hausse des émissions carbone au plus haut depuis des années ».

Pourquoi donc aller aussi loin que dans le fin fond des USA, me direz-vous, pour trouver un exemple vertueux en matière de bilan carbone ? N’y-a-t-il pas des exemples plus proches de Nîmes ? Si : en Afrique ! Dans des pays qu’on appelle « en voie de développement », par exemple : la République Démocratique du Congo – 85 fois moins d’émissions de CO² qu’en France (par habitant), 268 fois moins qu’en moyenne, aux USA.

Mais l’intérêt de cet exemple de Portland est qu’il se situe précisément dans un pays dit « développé » où le mode de vie des habitants est comparable au nôtre, sur la modèle extractiviste : « j’extraie, je consomme, je jette » (forçages anthropiques de masses) et basé sur la consommation d’énergie fossile – directe (le carburant) ou indirecte (plastique, produits chimiques,…), grandement émettrice de CO².

Nous verrons, à travers l’expérience de Portland, comment se rejoignent aisément écologie et économie, fin du mois et fin du monde – expérience qui se résumerait en un mot : le local.

MOOC- SUR LE MUNICIPALISME

CommonsPolis et Utopia affirment que la commune appartient à ses habitants et qu’il est nécessaire de la reconquérir pour la gérer différemment (féminisation, collégialité, bienveillance …). C’est ça le municipalisme !

« La commune est à nous ! », accessible en ligne, répond à vos questions en 8 étapes pour comprendre la radicalité démocratique et construire une nouvelle éthique politique. Quelles sont les clés pour ouvrir collectivement les portes d’une municipalité ? Quelles expériences existent déjà, quels sont leurs succès, leurs difficultés ? Quelles méthodes utiliser pour inclure les habitants ? Comment animer une assemblée citoyenne et parvenir à une décision portée par tous ?

DU 9 SEPTEMBRE AU 20 OCTOBRE 2019, CE PARCOURS EN LIGNE GRATUIT TENTERA DE RÉPONDRE À TOUTES CES QUESTIONS !

https://la-commune-est-a-nous.commonspolis.org/