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Nous voulons des coquelicots, pas des néonécotinoïdes tueurs d’abeilles


Communiqué de presse du mouvement « Nous voulons des coquelicots » 07.10.2020

Adoption par l’Assemblée Nationale mardi 6 octobre du projet de loi relatif aux conditions de mise sur le marché de certains produits « phytopharmaceutiques en cas de danger sanitaire ».

Le projet de loi amendé en commissions mardi 22 et mercredi 23 septembre et en plénière de l’Assemblée Nationale lundi 5 octobre a été adopté mardi 6 par 313 députés, 158 contre et 56 abstentions.

La campagne gardoise des abeilles en colère a conduit les députés A. Cellier, A. Chapelier et O. Gaillard à voter contre, tandis que sans surprise, F. Dumas et N. Meizonnet ont signé leur inféodation aux lobbies, le député de la 6ème circonscription Berta était absent.

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Découvrez la vidéo de la campagne de financement participatif de Cit’en

Bonjour,

Nous sommes heureux de partager avec vous la courte vidéo enregistrée cet été pour la campagne de financement participatif de Cit’en : https://youtu.be/4v0HXWRyir8

Vous y découvrirez pourquoi nous sommes engagés dans cette aventure citoyenne. Il s’agit d’un projet d’avenir qui nous concerne toutes et tous à différents niveaux, ainsi que les générations à venir. Rejoignez-nous pour participer vous aussi à ce projet humain de production d’énergie solaire >>> https://www.zeste.coop/fr/cit-en.

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Questions autour du Pacte

Entre les deux tours des élections municipales de 2020, l’équipe de pilotage du Pacte pour la Transition à la Nîmoise, mettant à profit le confinement, est allée à la rencontre des candidats signataires du Pacte dans les communes de l’Agglo pour les interroger sur leur lecture du Pacte, de la pandémie, des évolutions des politiques locales…

Ici c’est Rémi Nicolas, candidat arrivé en tête à Marguerittes (30) qui répond à nos « Questions autour du Pacte ». https://youtu.be/T6-z7olxgNI

Et c’est sur la Chaine YouTube de Nîmes-en-Transition https://www.youtube.com/channel/UC_MBazjqpApPWvVICfv-IyA/
D’autres interviews à suivre…

L’an 01, disponible 50 ans après…

« On arrête tout, on réfléchit, et c’est pas triste », c’était la devise de Gébé dans sa BD devenue culte : L’An 01.
C’était en… 1970 ! 50 ans ! P….n !

Pourtant cette histoire fait encore écho dans nos vies confinées, arrêtées, d’aujourd’hui… Et c’est disponible en consultation numérique sur Calaméo : https://fr.calameo.com/read/0026427177f2d806867f0

Et pour que le plaisir commence tout de suite, on vous en offre deux pages, comme ça… juste pour vous donner l’envie d’y aller voir.

Et comme une bonne nouvelle n’arrive pas seule, il y a ça aussi :
le député François Ruffin propose un site inspiré de L’An 01 :
« On arrête tout, on réfléchit, et c’est pas triste ». Aujourd’hui, on est bien obligés d’arrêter. Donc autant réfléchir. Pour que demain soit moins triste. https://lan01.org/

Projets #Dédé, vous avez plus de temps pour le dépôt des dossiers

Candidats #DéDé : vous avez jusqu’au 12 juin 2020 pour déposer vos dossiers !

En raison de la crise sanitaire, Nîmes Métropole a décidé de prolonger la durée de l’appel à projets. N’hésitez pas à candidater !

Cette année, avec une dotation de 80 000 € en investissement, Nîmes Métropole souhaite soutenir et accompagner l’innovation au service du développement durable.

En aidant à la création de nouvelles activités, services, produits, procédés ou à l’amélioration d’activités, Nîmes Métropole souhaite contribuer à soutenir les initiatives qui conduiront le territoire vers un développement plus performant, responsable et exemplaire.

Vous avez un projet, candidatez à #DéDé !

http://www.nimes-metropole.fr/eco-citoyennete/dede-appel-a-projets-developpement-durable.html

Droits et environnement Lettre n°1 de la ligue des droits de l’homme

La Ligue des Droits de l’Homme publie sa première lettre thématique « Droits et environnement » – format pdf ICI.

Pour répondre collectivement aux défis environnementaux auxquels nous sommes confronté-e-s, de la crise climatique au déclin de la biodiversité, la protection des droits est déterminante : droit à un environnement sain, droit à l’eau et à un air respirable, mais aussi droits à l’information, à la participation et à la justice, droits à s’exprimer, à lancer l’alerte ou à manifester pour peser sur les décisions publiques et défendre les biens communs.

CR Rencontre du Collectif du 04/03/2020

Personnes présentes : Jérémie et Nicolas CPLC (Citoyens pour le climat), Bruno ATTAC, Josiane Eau-bien-commun et ATTAC, Claude La Nef, Jean Ligue des droits de l’homme, Janie CHANG (collectif halte au nucléaire Gard), Marie-Pierre Cit’en, Magali HeyMe !, Christian Les Mille Couleurs, Paul Confédération paysanne, Katia et Henry Café d’ANAÏS, Franck et Jacques Les vrais monnayeurs de Nîmes et alentours, Edmond et Christophe CCFD Terre solidaire, Ghislaine, ConstanceCamille et Eric Réseau ANAÏS (Associations Nîmoises d’Action et d’Intervention Sociales).

Excusé.es : Sophie (projet d’habitat solidaire) et Alain Les Coquelicots.

Merci au café d’Anaïs qui nous accueille et à Christian pour le compte-rendu.

Comme d’habitude, prochaine date et ordre du jour participatifs : https://framadate.org/uDOYHAnPAN8KUbw4

En plat de résistance : « les grappes photovoltaïques ».

« Urgence pauvreté »

Eric nous présente le projet :

Un évènement organisé par le réseau Anaïs (piloté par le Secours Catholique depuis 2017) dont l’objectif est de mener des actions en commun au profit des plus démunis. Ce réseau a pu ainsi créer une supérette solidaire : Défi Market, puis le café Anaïs, pour continuer maintenant avec « urgence pauvreté ».
Les 14 et 15 mai prochains sont prévus, sur le côté de l’église saint Baudile, des débats et la tenue de stands sur 12thématiques :

  • Précarité du logement, SDF
  • Accès à la santé
  • Accès à la culture
  • Education et pauvreté
  • Environnement et question sociale
  • Migrants
  • Personnes âgées
  • Presse-média et pauvreté
  • Quartiers
  • Justice
  • Droits de l’homme
  • Emploi

Le vendredi matin sera le temps d’un grand débat, suivi l’après midi puis le lendemain de débats d’une heure chacun, sur les 12 thématiques, animés par des experts et, parfois, présentant des témoins.
L’objectif est de sensibiliser le grand public sur les pauvretés et les préjugés, et de proposer des rendez-vous au terme de ces échanges.
Nîmes-en-transition estsollicité pour préparer le débat « environnement et questions sociales » quel’association R-d’évolution proposé d’animer. Se portent volontaires pour les préparatifs : Josiane, Magali, Nicolas, à voir avec Cécile (volontaire désignée), avec l’aide d’Eric.

Chaque membre du collectif a la possibilité de s’impliquer dans le débat de son choix.

« Le café est de sortie »
Camille nous présente son projet :
Pendant son stage au café Anaïs, de janvier à septembre, elle souhaite développer un café itinérant dont lebut est de créer des actions et évènements en partenariat avec des associations aux périphéries de la ville.
Dans un premier temps, elle envoie un questionnaire aux structures susceptibles d’être intéressées pourrecueillir leurs idées d’animations, puis de les réunir pour construire ensemble un ou plusieurs évènements.

Le questionnaire : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfX5ig1kVvJdEA3LIHIk-zqRFzzc4FKHmzXFHXgKpLcFNlxgw/viewform?usp=sf_link
La première action sera testée samedi 11 avril, en clôture de la semaine du développement durable – déambuler avec le vélo cargo prêté par l’association Paséo, contenant table et bancs, puis se poser à l’endroit oùseront distribués des cafés gratuitement.


Marche pour le climat samedi 14 mars (ENTRE-TEMPS : REPORTEE)

La marche pour le climat se tiendra samedi 14 mars prochain, veille du premier tour des municipales.
Le rendez vous est fixé à 14h30 sur l’Esplanade (14h00 pour l’organisation) ; le circuit est modifié par rapport à la précédente édition,pour se terminer sur la place de la Maison Carrée.
Courtes prises de parole de CPLC, Nous-voulons-des-coquelicots, collectif contre Amazon à Fournès, un lycéen, un étudiant (SEDD), Nîmes-en-transition (texte à fournir avant à Jérémie)

Alarme climatique, clapping, Flash-mob.

Les associations, membres du Collectif Nîmes en transition, sont invitées à participer avec leur propre signalétique, panneaux ou banderoles en lien avec la marche comme par exemple : Le Krôcô : la monnaie locale compatible avec le Climat ou tout autre slogan de votre choix

Comme la marche se déroulera à la veille du premier tour des élections municipales, nous serons dans la période de trêve électorale. Il est donc demandé de ne pas afficher ni de scander de slogans à caractère partisan : pour une liste ou contre un parti.Merci de respecter scrupuleusement cette règle afin de ne pas mettre en porte à faux les organisateurs de la marche ni de compromettre les futures marches, risque aussi de recours juridique contre une liste de la part d’une liste concurrente.

Pour celles et ceux qui voudraient participer ou aider à l’organisation de la Marche vous pouvez :

Télécharger les affiches tous format à télécharger (A3/A4/A5/A6) : https://we.tl/t-7cYeh2LcOz

Avoir la gentillesse de noter dans le collaboratif Google Excel le recensement des lieuxd’affichages : https://docs.google.com/spreadsheets/d/1PfQ82Rsp56wRjYDuD1dxrGalfsM4BB4JVt97wGnlGMw/edit?usp=sharing

Relayer l’événement Facebook : https://www.facebook.com/events/225437891807669/

Lien site CPLC Nîmes : https://cplcnimes.wixsite.com/cplcn

A ce jour, le nombre de participants/intéressés sur Facebook est important. Citoyens pour le Climat a donc besoin de personnes pour le service d’ordre notamment, pour faire signer le Pacte de la transition. Jacques, Christian et Nicolas sont volontaires pour participer au service d’ordre.N’hésitez pas à vous manifester auprès de cplcnimes@gmail.com  et à venir participer à la réunion de préparation de la marche le mercredi 11 mars à 19h00 à la Verrière (25 rue Porte d’Alès, Nîmes)

Semaine européenne du développement durable, du 6 au 11 avril

Evénement co-organisé avec la Faculté de U-Nîmes – le Master en psychologie sociale et environnementale.

Lundi à Vauban : rencontre en ouverture à Vauban « Le Pacte pour la transition » en réponse à la question du développement durable.

Jeudi au Sémaphore : film « champ de lutte, semeur d’espérance » débat animé par Paul

Vendredi à Vauban : conférence d’Aurélie Trouvé « le business est dans le pré » les dérives de l’agro-industrie.

Samedi 11 avril, de 11h à 17h :fêtefaites de la Transition au Jardin de la Fontaine, suivie d’unesoirée Sound-system au Spot, de 18 à 23h.

Pique-nique zéro-déchet

Voir avec la fac pour la problématique du mobilier (grilles)

Pas de sono, de la musique quand même mais « en acoustique »

Un Pad pour participer à l’animation : https://bimestriel.framapad.org/p/9eyh-eq4zwn014q?lang=fr


Le Pacte pour la transition
Jacques nous fait part de l’avancement des signatures : 4 listes à Nîmes et 7 dans l’agglo hors Nîmes dont St Gilles, Manduel et Marguerittes. Le pacte est signé par au moins une liste sur 70% du bassin de population.
Au niveau national on compte 300 signatures du Pacte mais tous les collectifs n’ont pas fait remonter leurs résultats et ça s’accélère.

Le groupe de pilotage du pacte nîmois est sollicitépour signer le pacte avec une listedu côté d’Alès qui n’a pas de collectif local – si l’on doit s’y impliquer, le « national » ayant dit qu’il ne le ferait pas, c’est à condition que les autres listes soient contactées, à suivre…
La Jeune Chambre Economique de Nîmes et sa région a invité Nîmes-en-transition à participer à l’animation d’un débat pré-électoral mardi 10 mars à 18h30 au Grand Hôtel enVille Active.

Inscription obligatoire pour le public : https://www.helloasso.com/associations/jeune-chambre-economique-de-nimes-et-sa-region/evenements/entrevue-citoyenne-global-goals


Mieux décider ensemble
Animé par Magali Pagnon, ce groupe réfléchit aux meilleures façons de faire fonctionner au sein du collectif. Travail sur le long terme, prochaine séance : mercredi 25 mars à 18h

La rencontre s’achève à 21h.

Pour rappel – prochaine réunion et ordre du jour :

https://framadate.org/uDOYHAnPAN8KUbw4

Report de la Marche pour le Climat du 14 mars à Nîmes

Communiqué de presse / 13 mars 2020

Depuis sa création, le Collectif Citoyens pour le Climat Nîmes s’est donné pour objectif de  :

  • 1- sensibiliser les citoyens sur le travail des scientifiques du monde entier, rassemblés sous l’égide de l’ONU au sein du GIEC, qui ont démontré que le Réchauffement climatique était une réalité et qu’il était dû aux activités humaines.
  • 2- faire connaître les conclusions alarmantes de la communauté scientifique, sur le fait que le réchauffement climatique présente un danger majeur pour l’humanité toute entière car il pourrait conduire à rendre la Terre en partie ou en totalité inhabitable.
  • 3 – demander aux pouvoirs publics de prendre toutes les mesures nécessaires et urgentes pour limiter au maximum le réchauffement climatique, et empêcher ainsi la catastrophe annoncée.
  • 4 – mobiliser les citoyens sur les gestes et comportements nécessaires et les encourager à mettre en œuvre toute la pression démocratique possible sur nos dirigeants      

Citoyens pour le Climat Nîmes a donc organisé avec le Collectif Nîmes-en-Transition des actions de mobilisations importantes dont 5 Marches pour le Climat pacifiques, ouvertes à toutes et tous, qui ont rassemblé des milliers de personnes sur Nîmes, dans une ambiance à la fois festive et consciente de la gravité des enjeux.    Aujourd’hui, des experts du monde entier, des médecins tirent la sonnette d’alarme sur la gravité de la pandémie du coronavirus qui se répand de manière foudroyante et qui menace de provoquer un effondrement du système de santé en France et dans bien d’autres pays du monde, comme il l’a fait en Lombardie.

Citoyens pour le Climat de Nîmes a donc décidé, en responsabilité, de reporter à une date ultérieure la Marche pour le Climat qui était prévue le 14 mars à Nîmes, pour respecter les appels des pouvoirs publics et des autorités de santé, à limiter au maximum toutes les occasions de transmission du virus.

Le Collectif a pris cette décision en plein accord avec le Collectif Nîmes-en-Transition, coorganisateur de la Marche. 
Cette décision, difficile au regard du travail fait avec enthousiasme et détermination, par un grand nombre de bénévoles des deux collectifs pour préparer la nouvelle marche, s’est néanmoins imposée comme une évidence.

Citoyens pour le Climat et Nîmes-en-Transition s’associent de tout cœur à celles et ceux, personnes ou institutions, qui vont se battre contre le coronavirus et pour l’intérêt général.

Citoyens pour le Climat et Nîmes-en-Transition rappellent néanmoins que le réchauffement climatique et la disparition du vivant sont aujourd’hui  et pour les années qui viennent, les plus grands dangers auxquels est confrontée toute l’humanité et, qu’à ce titre, des mesures, toutes aussi puissantes et exceptionnelles que celles mise en œuvre pour lutter contre le coronavirus, doivent être mises en place le plus rapidement possible pour limiter le réchauffement climatique et préserver la vie sur Terre. Cette crise montre les limites de la mondialisation, et  impose  une mise en question efficace de notre système  global.  

Ce que nous pouvons faire contre un virus, nous devons le faire pour le climat et la nature : il en va de notre survie !

Contre l’inaction climatique, 1000 scientifiques appellent à la désobéissance civile

Cet appel sous forme de tribune est paru dans Le Monde daté du 21/02/2020 : https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/20/l-appel-de-1-000-scientifiques-face-a-la-crise-ecologique-la-rebellion-est-necessaire_6030145_3232.html

Voir le texte

Des lettres géantes formant le mot « Stop » sont accrochées sur la façade d’un bâtiment du groupe Lafarge lors d’une action de blocage organisée par le mouvement Extinction Rebellion a Paris en février 2020. ©Antoni Lallican / Hans Lucas/ AFP

Cet appel fait aussi l’objet d’articles en ligne sur les supports suivants :
Libération : https://www.liberation.fr/direct/element/contre-linaction-climatique-1000-scientifiques-appellent-a-la-desobeissance-civile-dans-le-monde_109466/
FranceInfo : https://www.francetvinfo.fr/sante/environnement-et-sante/dans-une-tribune-1000-scientifiques-appellent-a-la-desobeissance-civile-face-a-l-urgence-climatique_3833911.html
L’InfoDurable : https://www.linfodurable.fr/environnement/1000-scientifiques-appellent-la-desobeissance-civile-pour-changer-de-modele-16278
Sciences & Avenir : https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/les-scientifiques-le-demandent-engagez-vous_141726


Article Sciences & Avenir :

Face à la faiblesse de l’action du gouvernement d’Edouard Philippe pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, un millier de scientifiques français appellent à participer à des actions de désobéissance civile organisées par les mouvements écologistes.

C’est un appel inédit que vient de publier le quotidien Le Monde. Un millier de scientifiques français appellent à la désobéissance civile. « C’est un pas supplémentaire que nous franchissons, les appels précédents appelant à une lutte plus intensive contre les émissions de gaz à effet de serre n’ayant pas été entendus« , reconnaît Milan Bouchet-Valat, sociologue à l’Institut national d’études démographiques (Ined) et l’un des promoteurs du texte.

La pétition met en effet l’accent sur la dégradation de la situation écologique. La hausse des émissions de gaz à effet de serre se poursuit alors qu’elle devrait commencer à baisser et les destructions de milieux naturels et les menaces sur les espèces végétales et animales s’aggravent. Pour les auteurs, il ne s’agit donc pas de se contenter de demi-mesures. C’est un changement complet de système économique et social qui est prôné. « Continuer à promouvoir des technologies superflues et énergivores comme la 5G ou la voiture autonome est irresponsable à l’heure où nos modes de vie doivent évoluer vers plus de frugalité et où nos efforts collectifs doivent être concentrés sur la transition écologique et sociale » est-il notamment écrit dans le manifeste.

Une période transitoire qui voit la fin d’une croissance continue de l’économie

Les signataires ne font pas du « Greta Thunberg« . Ils ne reprochent pas au gouvernement français de ne pas prendre en compte leurs travaux. Ils soulignent simplement l’urgence des actions à entreprendre pour éviter les conséquences des modes actuels de consommation. « Nous refusons que les jeunes d’aujourd’hui et les générations futures aient à payer les conséquences de la catastrophe sans précédent que nous sommes en train de préparer et dont les effets se font déjà ressentir. Lorsqu’un gouvernement renonce sciemment à sa responsabilité de protéger ses citoyens, il a échoué dans son rôle essentiel », assène le texte.

Signataire de l’appel, Dominique Bourg, philosophe et professeur émérite de l’Université de Lausanne (Suisse) précise : « Nous sortons d’une période où il fallait toujours produire plus. Aujourd’hui, il faut produire moins sous peine de détruire les écosystèmes pour des siècles. Dans cette période transitoire, notre position paraît empreinte de radicalité alors qu’elle n’est que normalité au vu des catastrophes écologiques qui menace l’humanité ».

Les pétitions précédentes comme celle du 13 novembre 2017 où 15.000 scientifiques du monde entier ont alerté sur l’état de la planète n’ont pas eu d’effets. Celle de novembre 2019 où 11.000 chercheurs rappelaient « l’urgence climatique » précédait même une COP25 qui s’est malgré tout soldée par un lourd échec diplomatique. Aussi, ce texte-ci appelle à descendre dans la rue derrière les mouvements écologistes « à se mobiliser pour exiger des actes de la part de nos dirigeants politiques et pour changer le système par le bas dès aujourd’hui ».

Un soutien large à toutes les associations qui s’opposent pacifiquement à l’inaction climatique

Une grande partie du texte a été reprise d’une première pétition publiée en décembre 2018 par le quotidien anglais The Guardian où une centaine de chercheurs, universitaires et entrepreneurs appelaient à soutenir l’action d’Extinction Rebellion (ER), la toute jeune organisation qui venait de bloquer pacifiquement les ponts de Londres pour réclamer un sursaut immédiat contre le changement climatique. Les propos ont ensuite été traduits et adaptés dans le quotidien suisse Le Temps signés par 80 chercheurs et citoyens dénonçant l’action du gouvernement helvète et soutenant également ER.

La pétition française apporte un soutien plus large. « Il nous a semblé qu’il fallait inclure d’autres modes d’actions globaux plus anciens comme ceux portés par Les Amis de la Terre, Greenpeace ou Attac aux côtés de ceux plus récents de Youth for climate, Action non violente COP21 et ER » précise Milan Bouchet-Valat. De même, les mouvements préférant les actions locales de transformation de l’économie et des rapports sociaux comme Alternatiba ou Villes en transition sont cités.

Des scientifiques de tous âges et de tous domaines

L’appel ne revendique évidemment pas le consensus de la communauté scientifique. Nombre de chercheurs considèrent en effet que leur rôle consiste à fournir des résultats incontestables, libre ensuite aux gouvernants d’en tenir compte ou pas. Intervenir dans le débat citoyen serait donc outrepasser les limites de la fonction et mettre en péril sa crédibilité. « Mais quand on fait un constat objectif d’un péril imminent, ne pas en faire part au plus grand nombre, c’est de la non-assistance à personne en danger », rétorque Dominique Bourg.

Un survol de la liste des 1.000 premiers signataires montre une large diffusion au sein de tous les organismes de recherche français et tous les âges sont représentés. Les climatologues sont présents mais loin d’être majoritaires. L’Institut national de la recherche agronomique et de l’environnement (Inrae) est très présent, de même que les laboratoires en écologie et biologie et des organismes de coopération internationale comme l’IRD et le CIRAD. Mais on trouve aussi des chercheurs en sciences numériques, des mathématiciens, des astrophysiciens, des historiens, des sociologues. Les frontières entre domaines scientifiques ont donc été dépassées. En partie grâce à « labo 1point5 », un collectif de chercheur qui œuvre pour changer les pratiques professionnelles des organismes scientifiques et réduire l’empreinte écologique de la recherche en France. Labo 1point5 n’est pas à l’origine de la pétition, mais l’initiative a permis des rencontres amenant à l’appel d’aujourd’hui.

Texte de l’appel

Nous, soussignés, représentons des disciplines et domaines académiques différents. Les vues que nous exprimons ici nous engagent et n’engagent pas les institutions pour lesquelles nous travaillons. Quels que soient nos domaines d’expertise, nous faisons tous le même constat : depuis des décennies, les gouvernements successifs ont été incapables de mettre en place des actions fortes et rapides pour faire face à la crise climatique et environnementale dont l’urgence croît tous les jours. Cette inertie ne peut plus être tolérée.

Les observations scientifiques sont incontestables et les catastrophes se déroulent sous nos yeux. Nous sommes en train de vivre la 6e extinction de masse, plusieurs dizaines d’espèces disparaissent chaque jour, et les niveaux de pollution sont alarmants à tous points de vue (plastiques, pesticides, nitrates, métaux lourds…).

diminuer les émissions
mondiales de 7,6% par an

Pour ne parler que du climat, nous avons déjà dépassé le 1°C de température supplémentaire par rapport à l’ère préindustrielle, et la concentration de CO2 dans l’atmosphère n’a jamais été aussi élevée depuis plusieurs millions d’années. Selon le rapport de suivi des émissions 2019 du Programme des Nations unies pour l’environnement et le développement (PNUE), les engagements pris par les pays dans le cadre de l’accord de Paris de 2015 nous placent sur une trajectoire d’au moins +3°C d’ici 2100, et ce à supposer qu’ils soient respectés. L’objectif de limiter le réchauffement sous les +1,5°C est désormais hors d’atteinte à moins de diminuer les émissions mondiales de 7,6% par an, alors qu’elles ont augmenté de 1,5% par an au cours des dix dernières années. Chaque degré supplémentaire renforce le risque de dépasser des points de basculement provoquant une cascade de conséquences irréversibles (effondrement de la banquise, dégel du pergélisol, ralentissement des courants océaniques…). Les études préparatoires au prochain rapport du GIEC (CNRS-CEA-Météo France) suggèrent que les rapports précédents ont sous-estimé l’ampleur des changements déjà enclenchés. Un réchauffement global de plus de 5°C ne peut plus être exclu si l’emballement actuel des émissions de gaz à effet de serre se poursuit. À ces niveaux de température, l’habitabilité de la France serait remise en question par des niveaux de température et d’humidité provoquant le décès par hyperthermie.

Les sociétés humaines ne peuvent continuer à ignorer les conséquences de leurs activités sur la planète sans en subir les conséquences, comme l’ont montré de longue date et chaque jour plus clairement de nombreuses études reflétant le consensus scientifique. Si nous persistons dans cette voie, le futur de notre espèce est sombre.

nos modes de vie
doivent évoluer
vers plus de frugalité

Notre gouvernement se rend complice de cette situation en négligeant le principe de précaution et en ne reconnaissant pas qu’une croissance infinie sur une planète aux ressources finies est tout simplement une impasse. Les objectifs de croissance économique qu’il défend sont en contradiction totale avec le changement radical de modèle économique et productif qu’il est indispensable d’engager sans délai. Les politiques françaises actuelles en matière climatique et de protection de la biodiversité sont très loin d’être à la hauteur des enjeux et de l’urgence auxquels nous faisons face. Loin de confirmer une prétendue opposition entre écologie et justice sociale, le mouvement des gilets jaunes a dénoncé à juste titre l’inconséquence et l’hypocrisie de politiques qui voudraient d’un côté imposer la sobriété aux citoyens tout en promouvant de l’autre un consumérisme débridé et un libéralisme économique inégalitaire et prédateur. Continuer à promouvoir des technologies superflues et énergivores comme la 5G ou la voiture autonome est irresponsable à l’heure où nos modes de vie doivent évoluer vers plus de frugalité et où nos efforts collectifs doivent être concentrés sur la transition écologique et sociale.

l’empreinte carbone de la France
(11 t. d’équivalent CO2/hab·an)
doit descendre à 2 t. d’ici 2050.

L’absence de résultats de cette politique est patente : comme l’a relevé le Haut Conseil pour le climat, le budget d’émissions de gaz à effet de serre fixé par la Stratégie nationale bas carbone française n’a pas été respecté entre 2015 et 2018. En dépit des déclarations de bonnes intentions, l’empreinte carbone par habitant de la France (incluant les émissions importées) reste aujourd’hui encore supérieure à son niveau de 1995, à 11 tonnes d’équivalent CO2 par habitant et par an, alors qu’elle doit descendre à 2 tonnes d’ici 2050.

La prochaine décennie sera décisive pour limiter l’ampleur des dérèglements à venir. Nous refusons que les jeunes d’aujourd’hui et les générations futures aient à payer les conséquences de la catastrophe sans précédent que nous sommes en train de préparer et dont les effets se font déjà ressentir. Lorsqu’un gouvernement renonce sciemment à sa responsabilité de protéger ses citoyens, il a échoué dans son rôle essentiel.

nous appelons à participer
aux actions de désobéissance civile
menées par les mouvements écologistes,
qu’ils soient historiques
ou formés plus récemment

En conséquence, nous appelons à participer aux actions de désobéissance civile menées par les mouvements écologistes, qu’ils soient historiques (Amis de la Terre, Attac, Confédération paysanne, Greenpeace…) ou formés plus récemment (Action non-violente COP21, Extinction Rebellion, Youth for Climate…). Nous invitons tous les citoyens, y compris nos collègues scientifiques, à se mobiliser pour exiger des actes de la part de nos dirigeants politiques et pour changer le système par le bas dès aujourd’hui. En agissant individuellement, en se rassemblant au niveau professionnel ou citoyen local (par exemple en comités de quartier), ou en rejoignant les associations ou mouvements existants (Alternatiba, Villes en transition, Alternatives territoriales…), des marges de manœuvre se dégageront pour faire sauter les verrous et développer des alternatives.

faire passer les enjeux environnementaux
avant les intérêts privés

Nous demandons par ailleurs aux pouvoirs publics de dire la vérité concernant la gravité et l’urgence de la situation : notre mode de vie actuel et la croissance économique ne sont pas compatibles avec la limitation du dérèglement climatique à des niveaux acceptables. Nous appelons les responsables politiques nationaux comme locaux à prendre des mesures immédiates pour réduire véritablement l’empreinte carbone de la France et stopper l’érosion de la biodiversité. Nous exhortons également l’exécutif et le Parlement à faire passer les enjeux environnementaux avant les intérêts privés en appliquant de manière ambitieuse les propositions issues de la Convention citoyenne pour le climat et en prolongeant son mandat pour lui donner un pouvoir de suivi de leur mise en œuvre.

Et si l’espoir revenait ? *

L’année qui vient de s’achever a vu certains membres « historiques » du collectif Nîmes-en-Transition rester un peu en retrait, engagés qu’ils sont dans la campagne électorale ; ce fut l’occasion pour des « nouveaux » de prendre des responsabilités.

En cette nouvelle année, les premiers, encore en retrait, reviendront, vainqueurs ou perdants des joutes politiques ; au moins auront-ils eu le courage de s’aventurer sur le terrain semé d’embûches vers la gouvernance municipale, enjeu de premier plan pour la transition.

Car faut-il rappeler que la consommation effrénée des ressources et l’émission des gaz à effet de serre, cause du dérèglement climatique et de l’effondrement de la biodiversité, sont surtout le fait des villes occidentales ? L’empreinte écologique d’une ville comme Londres – ce qu’elle consomme et ce qu’elle pollue – est équivalente à un territoire comme l’Espagne tout entière. Personne n’a encore mesuré celle de Nîmes…

Des piliers effacés, des novices hésitants, d’autres membres, habituellement actifs dans le collectif mais craignant – il faut les comprendre – de se voir coller une étiquette partisane au titre de leur adhésion à Nîmes-en-Transition, la finalisation d’une première version du Pacte pour la transition a quand même abouti.

Ce projet évoluera sous l’égide du collectif Nîmes-en-Transition affirmant encore haut et fort son indépendance vis-à-vis des partis et des candidats, avec tou.tes les citoyen.nes qui y ont participé et celles et ceux – de plus en plus nombreu.ses – qui le soutiennent.

Un temps d’échange fructueux avec le réseau ANAÏS, Associations Nîmoises d’Action et d’Intervention Sociales, au café du même nom, à l’angle de la place des Esclafidous avant Noël, a permis d’illustrer le volet social du pacte par des exemples concrets :

– à Vauvert, le Secours Catholique propose un panier solidaire, avec un Établissement et Service d’Aide par le Travail – E.S.A.T. (ex C.A.T.), et un « atelier – recettes » pour retrouver les gestes de la cuisine,

– plus loin, à Gignac dans l’Hérault – un système comparable avec la Croix-Rouge,

– le Collectif Récupération Anti-Gaspillage peine à redistribuer aux plus démunis les tonnes d’invendus qu’il collecte chez les commerçants « bio »…

Qui aurait donc la naïveté d’imaginer la protection de l’environnement sans la solidarité ?

Les étudiants de la faculté, en Master en psychologie sociale et environnementale s’interrogent, eux, sur l’intérêt qu’accorde le public au « développement durable », en vue de la semaine qu’ils organisent du 6 au 11 avril.

En effet, depuis le sommet de Rio en 1992 où la protection de l’environnement a été associée à l’économie, elle n’en est souvent restée qu’une variable d’ajustement et nos frères australiens font le constat amère que les dérèglements des écosystèmes ne sont pas l’apanage des pays pauvres.

Alors si « SeDD » rimait avec « Semaine de la Décroissance Durable » ?

Et, en tous cas, « si l’espoir revenait ? » *

Pour le collectif Nîmes-en-Transition

Denver

Rappel des prochains rendez-vous :

Vendredi 10 à 17:30 à la Courte Échelle-11bis rue de Genève : « mieux décider ensemble »

Mercredi 15 à 17:30 à La Verrière-25 rue Porte d’Alès : assemblée plénière autour d’une galette

Mardi 21 à 17:30 : constitution d’une équipe de préparation d’une prochaine fête de la transition

* référence à la chanson « L’espoir » interprétée par Bernard Lavilliers et Jeanne Cherhal