Répondre à : Technique : stockage cinétique de l’électricité

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#318
Jacques
Maître des clés

Merci Bruno pour ces commentaires pertinents. Et je rajoute qu’en plus le béton n’est pas un matériau homogène, ce qui complique encore les problèmes d’équilibrage.
Quelques chiffres (pardon…) pour mettre les idées en place :
La vitesse évoquée conduit, pour une roue de 1 m de diamètre, à une vitesse de rotation de 6000 t/mn, ce qui est beaucoup pour un engin qui pèserait une ou plusieurs tonnes.
L’énergie cinétique d’une telle roue de 1 tonne tournant à 6000 t/mn est de l’ordre de 20 kWh, ce qui correspond (en gros) à la consommation journalière de deux familles (sans chauffage ni eau chaude). mais on ne peut pas tout récupérer :

– plus la vitesse augmente, plus le rendement du moteur sera faible (le principe est qu’en charge, le volant accélère constamment)
– on n’a sans doute pas intérêt, lors de la récupération d’énergie, à faire descendre trop la vitesse, sinon problèmes de perte de rendement d’une part et de régulation de l’électricité produite, donc mettons qu’on la fera passer de 6000 à 4500 t/mn, ce qui divise à peu près par deux nos 20 kWh
– si l’énergie est produite par photovoltaïque, ce qui est probable, on pourra donc gérer à la limite l’intermittence jour/nuit, mais en aucun cas envisager du stockage intersaisonnier, sinon on arriverait vite à des masses et des vitesses énormes, sans doute capables de détruire n’importe quel édifice comme l’a expliqué Bruno. En tout cas, personnellement je ne suis pas encore prêt intellectuellement à loger dans ma cave une roue de béton de 1 tonne tournant à 6000 tours…

Mais on peut envisager que le principe trouve quelques applications de niche dans des conditions particulières (bien que je n’imagine pas lesquelles…)

La moins mauvaise solution, au niveau d’un réseau, reste encore le pompage associé au returbinage hydroélectrique (STEP), que EDF pratique depuis longtemps (associé au nucléaire difficile à réguler au quotidien). Cette technique sans surprise devrait trouver avec l’éolien et le solaire photovoltaïque un regain d’intérêt.
Jacques

NÎMES EN TRANSITION, collectif d'associations et de citoyens inscrits dans le mouvement des Territoires en transition, invite à prendre conscience des profondes conséquences de la convergence du pic du pétrole, du changement du climat et de la nécessité de s’y préparer concrètement. Il s’agit de mettre en place des solutions fondées sur une vision positive de l’avenir.