Alimentation/Agriculture/Eau

dans ce groupe  : Claire, Stéphane, Brigitte, Christophe
Brigitte<brigitte.maigre@free.fr>
Stéphane<stephanemanalo@laposte.net>
Claire<flayli77@gmail.com>
Christophe<christophe.orliac@gmail.com>
Laetitia Meignan <laetitia.meignan@free.fr>

#05. Appuyer la structuration de filières paysannes, bio et locales, rémunératrices pour les agriculteurs et agricultrices.

Une filière paysanne = ensemble production + distribution + commercialisation.
L’AMAP (ou « panier ») est une forme de filière paysanne.

L’idée de la transition recouvre à la fois la limitation des émissions de gaz à effet de serre et aussi le sujet de la résilience ou « comment les communautés vont faire face à de potentielles situations de crises ? »

La permaculture nous incite à privilégier les actions qui peuvent répondre à plusieurs problèmatiques « en même temps » expression de la langue française que personne ne saurait s’approprier.

La logistique, domaine d’activité commun avec le thème des transports, est au coeur du sujet des filières paysannes et de leur structuration ; en effet, malgré les efforts pouvant être faits, et qui sont nécessaires, sur l’agriculture en ville, il est bien que la ville a besoin de la campagne pour sa survie.

Or n’a-t-on pas entendu que le bilan carbone du maraîcher local équipé de sa camionnette au carburateur mal réglé serait plus mauvais que les denrées qui passent par Rungis ? volet gaz à effet de serre de la transition…

Aussi l’autonomie alimentaire de la ville de Paris étant limitée à à peine un ou deux jours, qu’adviendrait-il en cas crise touchant l’approvisionnement ?...volet résilience.

C’est pourquoi soigner le bilan carbone de la filière paysanne et améliorer la souveraineté alimentaire de la ville passe, entre autres, par améliorer la logistique alimentaire ; à Nîmes, pour ne parler que des points de livraison, cela consisterait à permettre aux AMAP de s’installer plus confortablement que dans des recoins d’immeubles, à soigner aussi les conditions d’accueil des marchés de producteurs comme celui de l’avenue Jean-Jaurès.

A la campagne, la filière paysanne se caractérise pour une large part par les petites exloitations pour lesquelles l’outil de coopérative de moyens est primordial, là aussi autant pour son bilan carbone que pour son économie ; qu’est-ce qui justifierait qu’une ville voulant appuyer la structuration des filières paysannes ignorerait la façon dont s’organise la production à sa porte ? – CO –

#06. Préserver et développer le foncier agricole et accompagner l’installation de nouveaux agriculteurs et agricultrices dans une logique paysanne.

Un constat : à Nîmes, l’AMAP  « la Roustide » a fermé l’année dernière, faute de terre disponible.

L’approche suivante est parallèle avec le thème « aménagement / logement » :

Pour préserver et développer le foncier agricole, il est important de limiter l’extension de l’urbanisation « en tâche d’huile » – l’équivalent d’un département français de végétation disparaît tous les sept ans sous le béton de la ville : une réponse à cela, l’imposition de limites à l’urbanisation, associée à une réflexion sur la densification de la ville pour faire face à la croissance démographique.

Une fois ces limites posées sur le long terme, les terres environnantes dédiées à la production agricole peuvent devenir le lieu de « l’installation de nouveaux agriculteurs et agricultrices dans une logique paysanne », comme il est dit dans le titre.

Je laisse le sujet de la propriété foncière qui me semble un sujet à la fois complexe er essentiel, à ceux qui pourraient m’éclairer. – CO –
 

#07. Proposer une alimentation biologique, moins carnée, locale et équitable dans la restauration collective.

Voir, à ce sujet, la contribution très importante de Stéphane & Brigitte, suivant ce lien  : eau_pluie  

Deux pistes: 1 / remise en question de la DSP en vue d’un passage en régie ;

2 / n’est-il pas souhaitable de revoir la gestion des eaux pluviales en favorisant leur imprégnation, rechargeant les nappes phréatiques, plutôt qu’imperméabiliser les espaces publics et faire s’écouler le gros des flux en aval ?  –  CO –
 

#10. Protéger la ressource en eau, en assurer une meilleure qualité et un accès garanti à toutes et tous, en la considérant comme un bien commun.

fiche en pdf  /  fiche en pdf

Contributions :

  • Extraits de « L’économie symbiotique » (Coll. Domaine du possible. Ed. Actes Sud) Isabelle Delannoy : eau
  • le cas de la ville de Portland : urbanisme_symbiotique
  • Contribution de Stéphane & Brigitte : eau_pluie

Je trouve qu’il est difficile de raisonner sur la ville de manière thématique car ici, comme ailleurs, tout est lié ; c’est pourqui dans le chapitre Démocratie / Citoyenneté / Communs – ce mot « Communs » nous a beaucoup occupé lors de la dernière réunion sur le pacte, le 5 juin – j’ai proposé que parmi les propositions à faire aux candidats aux élections municipales, il y ait des objectifs généraux (ex.: diminuer les gaz à effets de serre) et un contrat multidirectionnel entre toutes les composantes de la société (privé, public…) et les différents niveaux institutionnels, à commencer par les quartiers ; il me semble que s’il fallait résumer en deux mots les mesures à prendres, cela s’appellerait « circuit court »

Peut-être cette idée de « circuit court » s’appliquerait à l’eau, épurée localement, contenue plutôt qu’évacuée… en tous à la production alimentaire, certainement : 1/ même s’il est certain qu’il faut approvisionner la ville par la campagne, il ne faut pas négliger les jardins partagés en ville donc une proposition serait de mettre en valeurs les initiatives dans ce sens – sujet à creuser pour être plus concret avec ceux qui y sont impliqués ; cela rejoint le sujet de la trame verte traitée dans le groupe habitat + aménagement 2/ pour être correctement approvisionnée, la ville doit éviter de s’étendre indéfiniment en tache d’huile, les cultures alimentaires de proximité doivent être protégées, ce qui suppose que les limites de l’urbanisme soient fixées sur le long terme (#6). Il serait intéressant de tracer ces limites et de répertorier les espaces naturels remarquables à protéger ou valoriser à l’intérieur de ces limites.

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NÎMES EN TRANSITION, collectif d'associations et de citoyens inscrits dans le mouvement des Territoires en transition, invite à prendre conscience des profondes conséquences de la convergence du pic du pétrole, du changement du climat et de la nécessité de s’y préparer concrètement. Il s’agit de mettre en place des solutions fondées sur une vision positive de l’avenir.