Une chaîne YouTube pour NeT : NeT-TV

L’équipe de pilotage du Pacte pour la Transition, issu de Nîmes-en-Transition a poursuivi son travail pendant cette période de confinement. En particulier, nous avons participé, comme prévu, à la Semaine Européenne du Développement Durable, des étudiants de l’université de Nîmes : SEDDUNîmes. Mais la forme en a bien sûr été adaptée au contexte du confinement ; ainsi les conférences prévues se sont transformées en « FaceBook Live » (même si certaines dents ont pû grincer…).
De ces interventions il reste un trace que vous pouvez aller voir sur le Facebook de SEDDUNîmes ou sur la nouvelle chaîne YouTube de NeT-TV ( https://www.youtube.com/channel/UC_MBazjqpApPWvVICfv-IyA? )
A ce jour, cet embryon de chaîne propose deux clips vidéo et deux entretiens, mais nous continuons à travailler et restons ouvert·e·s à toute proposition de votre part.

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Effondrement ou révolution ?

Notre Ami William Clapier qui participe activement aux marches pour le climat et aux activités du collectif a sorti un livre la veille du confinement dont le titre résonne avec force : Effondrement ou révolution ? Ed. Le Passeur.

On peut le commander ici : https://www.lalibrairie.com/
La librairie : distributeur en ligne alternatif aux circuits traditionnels, protègeant la librairie de proximité.

Découvrir ci-dessous le message que William nous adresse :

Chers amis,

Nous entrons dans notre cinquième semaine de confinement. Un constat semble s’imposer : le monde ancien se fissure de toute part. C’est le message de l’impact virulent de la pandémie actuelle. Quel monde émergera de ce que nous vivons aujourd’hui et qui est bien plus qu’une crise ?… Imprévisible avenir.Nous nourrissons, pour la plupart, l’espérance d’un autre monde. Vu « l’état d’effondrement moral et politique » que soulignait récemment Dominique Bourg, un monde durable et désirable ne pourra advenir sans une révolution intérieure. Une révolution qui commence à l’intérieur de soi, par une conversion, un retour aux sources de l’esprit. Je suis convaincu qu’il est impossible de modifier la logique matérialiste de notre mode de vie sans changer notre mode de pensée. Changer notre mode de vie suppose de changer nos idées, notre mode de pensée formaté par un style de vie consumériste qui attise cupidité et avidité. Le monde d’après – s’il doit être durable et désirable – implique un changement de paradigme. Des décisions d’ordre structurel peuvent y aider mais elles ne seront pas suffisantes. Nous sommes trop conditionnés par le système du « tout économique » qui régit nos sociétés, engendrant ce que nous savons et subissons. Comme le dit Einstein, on ne peut résoudre les problèmes avec le mode de pensée de celui qui les a provoqués. La révolution spirituelle est celle qui commence par une décolonisation de nos esprits contaminés par un système qui ne peut perdurer. Si on étendait à tous les habitants de la planète notre mode de vie « occidental » pratiqué aujourd’hui par environ un milliard d’humains, ce serait tout simplement impossible. Nous le savons. La terre serait littéralement dévastée ! La « conversion écologique » à laquelle appelle notamment le Pape François dans son encyclique « Laudato si » est un impératif éthique, un réveil des consciences que ce temps de confinement peut favoriser. Nous devons en retirer une orientation nouvelle. Cette période de retrait obligé, hors du commun, revêt une dimension captivante. Car nous sommes confrontés à un « défi de civilisation », un « choc existentiel » pour ressaisir les fondamentaux de la vie (Bruno Latour). En réalité, chacun d’entre nous est porté par la vie et coexiste avec tout le vivant. La révolution dont il est question, suppose une empathie – un regard bienveillant  – avec la nature. On ne protège bien que ce qu’on aime. Je ne suis pas extérieur à la nature, nous sommes de la nature. Prendre conscience de cette dépendance est si bienfaisant, vivifiant, enthousiasmant. Pensons aux nombreux psaumes de la Bible qui en parlent avec poésie (18, 103, 148, etc), qu’il est bon de relire et de méditer. L’avenir d’un monde durable et attrayant appartient aux amoureux de la nature, aux contemplatifs de son mystère, engagés pour la défense du vivant. Alors œuvrons résolument, là où nous sommes, à une vaste mobilisation intérieure ET collective. Celle-ci existe déjà à travers de nombreuses associations locales et nationales. Rejoignons-les !

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Droits et environnement Lettre n°1 de la ligue des droits de l’homme

La Ligue des Droits de l’Homme publie sa première lettre thématique « Droits et environnement » – format pdf ICI.

Pour répondre collectivement aux défis environnementaux auxquels nous sommes confronté-e-s, de la crise climatique au déclin de la biodiversité, la protection des droits est déterminante : droit à un environnement sain, droit à l’eau et à un air respirable, mais aussi droits à l’information, à la participation et à la justice, droits à s’exprimer, à lancer l’alerte ou à manifester pour peser sur les décisions publiques et défendre les biens communs.

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CR Rencontre du Collectif du 04/03/2020

Personnes présentes : Jérémie et Nicolas CPLC (Citoyens pour le climat), Bruno ATTAC, Josiane Eau-bien-commun et ATTAC, Claude La Nef, Jean Ligue des droits de l’homme, Janie CHANG (collectif halte au nucléaire Gard), Marie-Pierre Cit’en, Magali HeyMe !, Christian Les Mille Couleurs, Paul Confédération paysanne, Katia et Henry Café d’ANAÏS, Franck et Jacques Les vrais monnayeurs de Nîmes et alentours, Edmond et Christophe CCFD Terre solidaire, Ghislaine, ConstanceCamille et Eric Réseau ANAÏS (Associations Nîmoises d’Action et d’Intervention Sociales).

Excusé.es : Sophie (projet d’habitat solidaire) et Alain Les Coquelicots.

Merci au café d’Anaïs qui nous accueille et à Christian pour le compte-rendu.

Comme d’habitude, prochaine date et ordre du jour participatifs : https://framadate.org/uDOYHAnPAN8KUbw4

En plat de résistance : « les grappes photovoltaïques ».

« Urgence pauvreté »

Eric nous présente le projet :

Un évènement organisé par le réseau Anaïs (piloté par le Secours Catholique depuis 2017) dont l’objectif est de mener des actions en commun au profit des plus démunis. Ce réseau a pu ainsi créer une supérette solidaire : Défi Market, puis le café Anaïs, pour continuer maintenant avec « urgence pauvreté ».
Les 14 et 15 mai prochains sont prévus, sur le côté de l’église saint Baudile, des débats et la tenue de stands sur 12thématiques :

  • Précarité du logement, SDF
  • Accès à la santé
  • Accès à la culture
  • Education et pauvreté
  • Environnement et question sociale
  • Migrants
  • Personnes âgées
  • Presse-média et pauvreté
  • Quartiers
  • Justice
  • Droits de l’homme
  • Emploi

Le vendredi matin sera le temps d’un grand débat, suivi l’après midi puis le lendemain de débats d’une heure chacun, sur les 12 thématiques, animés par des experts et, parfois, présentant des témoins.
L’objectif est de sensibiliser le grand public sur les pauvretés et les préjugés, et de proposer des rendez-vous au terme de ces échanges.
Nîmes-en-transition estsollicité pour préparer le débat « environnement et questions sociales » quel’association R-d’évolution proposé d’animer. Se portent volontaires pour les préparatifs : Josiane, Magali, Nicolas, à voir avec Cécile (volontaire désignée), avec l’aide d’Eric.

Chaque membre du collectif a la possibilité de s’impliquer dans le débat de son choix.

« Le café est de sortie »
Camille nous présente son projet :
Pendant son stage au café Anaïs, de janvier à septembre, elle souhaite développer un café itinérant dont lebut est de créer des actions et évènements en partenariat avec des associations aux périphéries de la ville.
Dans un premier temps, elle envoie un questionnaire aux structures susceptibles d’être intéressées pourrecueillir leurs idées d’animations, puis de les réunir pour construire ensemble un ou plusieurs évènements.

Le questionnaire : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfX5ig1kVvJdEA3LIHIk-zqRFzzc4FKHmzXFHXgKpLcFNlxgw/viewform?usp=sf_link
La première action sera testée samedi 11 avril, en clôture de la semaine du développement durable – déambuler avec le vélo cargo prêté par l’association Paséo, contenant table et bancs, puis se poser à l’endroit oùseront distribués des cafés gratuitement.


Marche pour le climat samedi 14 mars (ENTRE-TEMPS : REPORTEE)

La marche pour le climat se tiendra samedi 14 mars prochain, veille du premier tour des municipales.
Le rendez vous est fixé à 14h30 sur l’Esplanade (14h00 pour l’organisation) ; le circuit est modifié par rapport à la précédente édition,pour se terminer sur la place de la Maison Carrée.
Courtes prises de parole de CPLC, Nous-voulons-des-coquelicots, collectif contre Amazon à Fournès, un lycéen, un étudiant (SEDD), Nîmes-en-transition (texte à fournir avant à Jérémie)

Alarme climatique, clapping, Flash-mob.

Les associations, membres du Collectif Nîmes en transition, sont invitées à participer avec leur propre signalétique, panneaux ou banderoles en lien avec la marche comme par exemple : Le Krôcô : la monnaie locale compatible avec le Climat ou tout autre slogan de votre choix

Comme la marche se déroulera à la veille du premier tour des élections municipales, nous serons dans la période de trêve électorale. Il est donc demandé de ne pas afficher ni de scander de slogans à caractère partisan : pour une liste ou contre un parti.Merci de respecter scrupuleusement cette règle afin de ne pas mettre en porte à faux les organisateurs de la marche ni de compromettre les futures marches, risque aussi de recours juridique contre une liste de la part d’une liste concurrente.

Pour celles et ceux qui voudraient participer ou aider à l’organisation de la Marche vous pouvez :

Télécharger les affiches tous format à télécharger (A3/A4/A5/A6) : https://we.tl/t-7cYeh2LcOz

Avoir la gentillesse de noter dans le collaboratif Google Excel le recensement des lieuxd’affichages : https://docs.google.com/spreadsheets/d/1PfQ82Rsp56wRjYDuD1dxrGalfsM4BB4JVt97wGnlGMw/edit?usp=sharing

Relayer l’événement Facebook : https://www.facebook.com/events/225437891807669/

Lien site CPLC Nîmes : https://cplcnimes.wixsite.com/cplcn

A ce jour, le nombre de participants/intéressés sur Facebook est important. Citoyens pour le Climat a donc besoin de personnes pour le service d’ordre notamment, pour faire signer le Pacte de la transition. Jacques, Christian et Nicolas sont volontaires pour participer au service d’ordre.N’hésitez pas à vous manifester auprès de cplcnimes@gmail.com  et à venir participer à la réunion de préparation de la marche le mercredi 11 mars à 19h00 à la Verrière (25 rue Porte d’Alès, Nîmes)

Semaine européenne du développement durable, du 6 au 11 avril

Evénement co-organisé avec la Faculté de U-Nîmes – le Master en psychologie sociale et environnementale.

Lundi à Vauban : rencontre en ouverture à Vauban « Le Pacte pour la transition » en réponse à la question du développement durable.

Jeudi au Sémaphore : film « champ de lutte, semeur d’espérance » débat animé par Paul

Vendredi à Vauban : conférence d’Aurélie Trouvé « le business est dans le pré » les dérives de l’agro-industrie.

Samedi 11 avril, de 11h à 17h :fêtefaites de la Transition au Jardin de la Fontaine, suivie d’unesoirée Sound-system au Spot, de 18 à 23h.

Pique-nique zéro-déchet

Voir avec la fac pour la problématique du mobilier (grilles)

Pas de sono, de la musique quand même mais « en acoustique »

Un Pad pour participer à l’animation : https://bimestriel.framapad.org/p/9eyh-eq4zwn014q?lang=fr


Le Pacte pour la transition
Jacques nous fait part de l’avancement des signatures : 4 listes à Nîmes et 7 dans l’agglo hors Nîmes dont St Gilles, Manduel et Marguerittes. Le pacte est signé par au moins une liste sur 70% du bassin de population.
Au niveau national on compte 300 signatures du Pacte mais tous les collectifs n’ont pas fait remonter leurs résultats et ça s’accélère.

Le groupe de pilotage du pacte nîmois est sollicitépour signer le pacte avec une listedu côté d’Alès qui n’a pas de collectif local – si l’on doit s’y impliquer, le « national » ayant dit qu’il ne le ferait pas, c’est à condition que les autres listes soient contactées, à suivre…
La Jeune Chambre Economique de Nîmes et sa région a invité Nîmes-en-transition à participer à l’animation d’un débat pré-électoral mardi 10 mars à 18h30 au Grand Hôtel enVille Active.

Inscription obligatoire pour le public : https://www.helloasso.com/associations/jeune-chambre-economique-de-nimes-et-sa-region/evenements/entrevue-citoyenne-global-goals


Mieux décider ensemble
Animé par Magali Pagnon, ce groupe réfléchit aux meilleures façons de faire fonctionner au sein du collectif. Travail sur le long terme, prochaine séance : mercredi 25 mars à 18h

La rencontre s’achève à 21h.

Pour rappel – prochaine réunion et ordre du jour :

https://framadate.org/uDOYHAnPAN8KUbw4
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Report de la Marche pour le Climat du 14 mars à Nîmes

Communiqué de presse / 13 mars 2020

Depuis sa création, le Collectif Citoyens pour le Climat Nîmes s’est donné pour objectif de  :

  • 1- sensibiliser les citoyens sur le travail des scientifiques du monde entier, rassemblés sous l’égide de l’ONU au sein du GIEC, qui ont démontré que le Réchauffement climatique était une réalité et qu’il était dû aux activités humaines.
  • 2- faire connaître les conclusions alarmantes de la communauté scientifique, sur le fait que le réchauffement climatique présente un danger majeur pour l’humanité toute entière car il pourrait conduire à rendre la Terre en partie ou en totalité inhabitable.
  • 3 – demander aux pouvoirs publics de prendre toutes les mesures nécessaires et urgentes pour limiter au maximum le réchauffement climatique, et empêcher ainsi la catastrophe annoncée.
  • 4 – mobiliser les citoyens sur les gestes et comportements nécessaires et les encourager à mettre en œuvre toute la pression démocratique possible sur nos dirigeants      

Citoyens pour le Climat Nîmes a donc organisé avec le Collectif Nîmes-en-Transition des actions de mobilisations importantes dont 5 Marches pour le Climat pacifiques, ouvertes à toutes et tous, qui ont rassemblé des milliers de personnes sur Nîmes, dans une ambiance à la fois festive et consciente de la gravité des enjeux.    Aujourd’hui, des experts du monde entier, des médecins tirent la sonnette d’alarme sur la gravité de la pandémie du coronavirus qui se répand de manière foudroyante et qui menace de provoquer un effondrement du système de santé en France et dans bien d’autres pays du monde, comme il l’a fait en Lombardie.

Citoyens pour le Climat de Nîmes a donc décidé, en responsabilité, de reporter à une date ultérieure la Marche pour le Climat qui était prévue le 14 mars à Nîmes, pour respecter les appels des pouvoirs publics et des autorités de santé, à limiter au maximum toutes les occasions de transmission du virus.

Le Collectif a pris cette décision en plein accord avec le Collectif Nîmes-en-Transition, coorganisateur de la Marche. 
Cette décision, difficile au regard du travail fait avec enthousiasme et détermination, par un grand nombre de bénévoles des deux collectifs pour préparer la nouvelle marche, s’est néanmoins imposée comme une évidence.

Citoyens pour le Climat et Nîmes-en-Transition s’associent de tout cœur à celles et ceux, personnes ou institutions, qui vont se battre contre le coronavirus et pour l’intérêt général.

Citoyens pour le Climat et Nîmes-en-Transition rappellent néanmoins que le réchauffement climatique et la disparition du vivant sont aujourd’hui  et pour les années qui viennent, les plus grands dangers auxquels est confrontée toute l’humanité et, qu’à ce titre, des mesures, toutes aussi puissantes et exceptionnelles que celles mise en œuvre pour lutter contre le coronavirus, doivent être mises en place le plus rapidement possible pour limiter le réchauffement climatique et préserver la vie sur Terre. Cette crise montre les limites de la mondialisation, et  impose  une mise en question efficace de notre système  global.  

Ce que nous pouvons faire contre un virus, nous devons le faire pour le climat et la nature : il en va de notre survie !

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cHACUn·e de nous et l’intérêt général…

Intéressante, la dernière production de EconomiTips… Vous pourrez la consulter ci-dessous ou en suivant ce lien : https://newsletters.artips.fr/Economitips/Etudiants_Egoisme/?uiad=a12fd2e7a7

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Le Pacte pour la transition à l’approche du premier tour

Avoir porté le Pacte pour la transition au devant des candidats aux élections municipales fut riche d’enseignements pour les membres de son groupe de pilotage formé, rappelons-le, de membres habituels du collectif et d’autres personnes tentées par l’aventure : d’abord, le projet à été accueilli très favorablement – voir plus bas une analyse détaillée.

Ensuite, les échanges avec les candidat-e-s ont été très fructueux ; ils ou elles nous ont présenté des idées qui ne figuraient pas dans le projet initial et que nous avons remonté au niveau national. Sans oublier un bémol : celui de ne pas avoir suffisamment fait preuve de pédagogie et de subir des attaques visant le collectif lui-même.

Mais le Pacte pour la transition est tout sauf uniquement un moyen de pression sur la classe politique et quels que soient les résultats des élections municipales, nous serons amenés à poursuivre la démarche : la conférence d’ouverture de la Semaine Européenne du Développement Durable y sera consacrée, lundi 6 avril à 18h à la Faculté Vauban.

Le week-end du 15 au 17 mai à Grenoble, en concurrence avec « urgence pauvreté » à Nîmes, se déroulera la rencontre internationale du mouvement appelé « municipaliste » ou « communaliste » des « Fearless Cities » = les villes sans peur. Peur de quoi ? de l’avenir ? de dire « non » ? de l’autre ? (une très bonne série d’articles dans Basta ! : « villes contre multinationales »). En attendant plus d’informations sur cet événement organisé par le mouvement Utopia, la municipalité d’accueil-donc Grenoble-nous a adressé un message dont voici quelques extraits :

« Nous espérons en particulier à l’occasion des » Fearless » pouvoir rassembler tout l’arc municipaliste du sillon alpin, que les mouvements se soient engagés ou non dans les élections municipales et/ou qu’ils en soient sortis gagnants ou pas. C’est pour nous, l’esprit « penser global et agir local » qu’il faut entretenir, ainsi que les coopérations villes-campagnes. La commune est le lieu de la proximité, du lieu de vie, c’est pour cela que l’engagement fait le plus sens, ici.

Chaque histoire, culture territoriale, possède ses spécificités. C’est cela qui fait l’essence du municipalisme. Le municipalisme est différent entre la France et l’Espagne ou d’autres pays et différent d’une région à une autre au sein d’un même pays, différent suivant les tailles des communes et le nombre d’habitants… Mais peu importe ! Ce sont bien les valeurs d’autonomie, de solidarité, d’écologie, de féminisme et d’internationalisme, de coopération que nous portons.
Nous ne pouvons donc que vous encourager à œuvrer à ces coopérations au sein de Nîmes-Métropole.
« 

ANALYSE DETAILLEE :

Nîmes, 4 listes signataires sur 7,
trois mesures qui font l’unanimité.

Pour Nîmes, le résultat est très satisfaisant puisqu’à ce jour quatre listes ont signé le Pacte ; il s’agit des listes conduites par MM. Vincent Bouget, David Tebib, Daniel Richard et Stéphane Gilli.
Et on peut dire que l’adhésion aux mesures du Pacte est plutôt forte : les signataires ont adopté 31, 29, 29 et 24 mesures parmi les 32 proposées. Trois de ces mesures ont même été adoptées unanimement au niveau d’engagement maximum (niveau 3), et chacune des 32 mesures a été signée par au moins deux listes sur les quatre. Cela confirme la pertinence des mesures proposées et la cohérence de l’ensemble et de la démarche.

Les mesures faisant unanimité des signataires sont :

  • #05. Appuyer la structuration de filières paysannes, bio et locales, rémunératrices pour les agriculteurs et agricultrices, avec l’adoption d’un Programme Alimentaire Territorial (PAT)
  • #10. Protéger la ressource en eau, en assurer une meilleure qualité et un accès garanti à toutes et tous, en la considérant comme un bien commun. Cette mesure comporte en particulier un engagement à évaluer via une commission extramunicipale la DSP de fourniture eau et assainissement dans une perspective de retour en régie publique.
  • #31. Mettre à disposition des initiatives associatives et citoyennes les espaces et ressources pour favoriser leur collaboration, le lien social et le développement de tiers-lieux

Deux autres candidats nous ont fait connaître les raisons pour lesquelles ils ne souhaitaient pas s’engager sur les mesures du Pacte.

  • M. Lachaud tout en affirmant vouloir « engager Nîmes dans la transition  écologique » conclut ne pas se « reconnaître totalement dans la philosophie de ce Pacte » et ne souhaite donc pas le signer.
  • M. Gillet nous a déclaré pour sa part qu’il ne « prendrait pas la peine d’étudier en profondeur » le document qui, selon lui « contient beaucoup trop de belles paroles ».

Nous en avons pris bonne note.

Lors de notre conférence de presse du mois dernier, nous avions dit que certains candidats avaient l’oreille moins fine que d’autres… Cette surdité très sélective se confirme du côté de Jean-Paul Fournier (ou au minimum de sa garde rapprochée), car il n’a pas été possible d’échanger sur sa position vis-à-vis du Pacte. Aucun retour permettant d’établir clairement sa position ne nous a été adressée, la seule proposition nous renvoyant à la lecture de son programme. Là aussi nous en prenons bonne note, tout en regrettant cette attitude.

Des pactes signés dans les quatre plus grandes communes de l’agglo, plus de 70 % des électeurs concernés…

Pour les autres communes de Nîmes Métropole, la situation est un peu différente… À ce jour sept listes ont signé le Pacte en dehors de Nîmes. Il s’agit des listes conduites par Patrice Quittard à Poulx, Paul Gabriel à Saint-Gilles, Jean-Jacques Granat et Pierre-Alexandre Roux à Manduel, Rémi Nicolas et Stéphane Guillemin à Marguerittes, Brice Canonge à Saint-Mamert-du-Gard.

Les thèmes privilégiés par les candidats sont différents de ceux sélectionnés dans la commune-centre. C’est assez normal, les priorités dans les communes plus petites n’étant pas les mêmes. La mesure la mieux partagée est la mesure #28 :

  • Mettre en place et renforcer les dispositifs de participation, d’initiative citoyenne, de co-construction de la commune et de ses groupements
    Cette démarche qui est au cœur de la démarche du Pacte, est très bien assimilée par les candidats ; nous pouvons nous en réjouir.
  • Puis vient la mesure #25 :
    Proposer gratuitement des lieux d’accompagnement au numérique avec une assistance humaine à destination de toutes et tous.

Nous notons avec une grande satisfaction que les quatre plus grandes communes de Nîmes-Métropole, Nîmes, Saint-Gilles, Marguerittes et Manduel voient au moins une liste signataire du Pacte solliciter les suffrages des électrices et des électeurs. Ainsi, ce dimanche 15 mars, plus de 70 % des électeurs de Nîmes-Métropole, auront le choix de voter pour une liste ayant signé le Pacte pour la Transition, montrant ainsi leur attention extrême à la question climatique et à la justice sociale.

Une belle moisson dans l’Uzège

Des collectifs citoyens se sont mobilisés dans d’autres secteurs du département. Le Collectif Pacte pour la Transition Uzège-Pont-du-Gard a récolté sept signatures sur cinq communes :

  • la liste menée par Gérard Dautreppe, Agir ensemble pour Arpaillargues
  • la liste 1000 voix pour Collias, conduite par Benoît Garrec
  • la liste Bien vivre à Sanilhac-Sagriès de Denis Veyrunes
  • à Uzès les listes menées par Lydie Defos du Rau (Uzès des Possibles) et celle de Christophe Cavard (Uzès s’engage)
  • enfin une particularité à Vallabrix : les deux listes en présence, celle de Bénédicte Lopez et celle de Bernard Rieu ont signé conjointement, assurant ainsi à cette commune la mise en application des mesures du Pacte, quel que soit le verdict des urnes.

Des listes s’autosaisissent du Pacte ou de sa démarche

A Alès, la liste Printemps alésien menée par Paul Planque

C’est aussi le cas de la liste conduite par Jean-Pierre Broquin à Saint-Jean-du-Gard, qui s’est engagée spontanément sur le Pacte. De même à Bagnols-sur-Cèze avec la liste Alliance Citoyenne de Thierry Vincent qui affirme partager largement les propositions du Pacte. Il en est un peu de même à Saint-Chaptes pour la liste de Michèle Filipiak qui confirme avoir étudié le Pacte et s’en être largement inspirée.

Une convergence se dessine à l’échelle des territoires.

L’intérêt suscité par la démarche du Pacte pour la Transition, son adoption par des listes d’orientations politiques différentes, dans des communes de taille et de situation variées, est fortement porteur d’espoir. Quels que soient les résultats des deux tours de scrutin, puis de la constitution des exécutifs dans les intercommunalités, les rencontres entre les mouvements citoyens et les politiques resteront comme des moments forts et constructifs. Les graines sont donc semées, reste à prendre soin des jeunes pousses, et les faire grandir, pour mettre enfin en route la transformation de nos territoires. Les collectifs locaux du Gard et les listes candidates et/ou élues sont amenées à se retrouver, pour faire le point, pour s’entraider, pour partager leurs expériences tout au long des six années qui viennent. Pour construire aujourd’hui les communes de demain.

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Plus que 2 jours pour voter pour Terre de convergence !

Bonjour à toutes & tous, salut à Nous,
La Terre de Convergence a besoin de vous!!!
La Région Occitanie lance un vote citoyen « Ma solution pour le climat » pour mettre en œuvre sur le territoire de nouvelles solutions citoyennes grâce à un budget participatif.

Le projet citoyen “Terre de Convergence apporte une solution d’action concrète: une terre de 100 hectares préservés, portée par un collectif de citoyens, un espace de sensibilisation active sur les solutions existantes pour faire face à l’urgence climatique.


Pour voter, les étapes :

  • aller sur le site https://jeparticipe.laregioncitoyenne.fr/
  • cliquez sur « connexion » en haut à droite
  • créer son compte -> avec FB ou Google pour aller + vite ou avec votre adresse email
  • si t’as choisi l’email VA SUR TA BOITE MAIL POUR VALIDER
  • pour aller sur le projet, cliquez sur l’image, ou aller à http://tiny.cc/VoteConvergence cliquer sur « voter pour » PUIS VALIDEZ

BRAVO tu as fais un truc utile avec ton index aujourd’hui !
Merci !! Pour votre soutien par le vote et par le partage de ce défi à votre réseau.

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Contre l’inaction climatique, 1000 scientifiques appellent à la désobéissance civile

Cet appel sous forme de tribune est paru dans Le Monde daté du 21/02/2020 : https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/02/20/l-appel-de-1-000-scientifiques-face-a-la-crise-ecologique-la-rebellion-est-necessaire_6030145_3232.html

Voir le texte

Des lettres géantes formant le mot « Stop » sont accrochées sur la façade d’un bâtiment du groupe Lafarge lors d’une action de blocage organisée par le mouvement Extinction Rebellion a Paris en février 2020. ©Antoni Lallican / Hans Lucas/ AFP

Cet appel fait aussi l’objet d’articles en ligne sur les supports suivants :
Libération : https://www.liberation.fr/direct/element/contre-linaction-climatique-1000-scientifiques-appellent-a-la-desobeissance-civile-dans-le-monde_109466/
FranceInfo : https://www.francetvinfo.fr/sante/environnement-et-sante/dans-une-tribune-1000-scientifiques-appellent-a-la-desobeissance-civile-face-a-l-urgence-climatique_3833911.html
L’InfoDurable : https://www.linfodurable.fr/environnement/1000-scientifiques-appellent-la-desobeissance-civile-pour-changer-de-modele-16278
Sciences & Avenir : https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/climat/les-scientifiques-le-demandent-engagez-vous_141726


Article Sciences & Avenir :

Face à la faiblesse de l’action du gouvernement d’Edouard Philippe pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, un millier de scientifiques français appellent à participer à des actions de désobéissance civile organisées par les mouvements écologistes.

C’est un appel inédit que vient de publier le quotidien Le Monde. Un millier de scientifiques français appellent à la désobéissance civile. « C’est un pas supplémentaire que nous franchissons, les appels précédents appelant à une lutte plus intensive contre les émissions de gaz à effet de serre n’ayant pas été entendus« , reconnaît Milan Bouchet-Valat, sociologue à l’Institut national d’études démographiques (Ined) et l’un des promoteurs du texte.

La pétition met en effet l’accent sur la dégradation de la situation écologique. La hausse des émissions de gaz à effet de serre se poursuit alors qu’elle devrait commencer à baisser et les destructions de milieux naturels et les menaces sur les espèces végétales et animales s’aggravent. Pour les auteurs, il ne s’agit donc pas de se contenter de demi-mesures. C’est un changement complet de système économique et social qui est prôné. « Continuer à promouvoir des technologies superflues et énergivores comme la 5G ou la voiture autonome est irresponsable à l’heure où nos modes de vie doivent évoluer vers plus de frugalité et où nos efforts collectifs doivent être concentrés sur la transition écologique et sociale » est-il notamment écrit dans le manifeste.

Une période transitoire qui voit la fin d’une croissance continue de l’économie

Les signataires ne font pas du « Greta Thunberg« . Ils ne reprochent pas au gouvernement français de ne pas prendre en compte leurs travaux. Ils soulignent simplement l’urgence des actions à entreprendre pour éviter les conséquences des modes actuels de consommation. « Nous refusons que les jeunes d’aujourd’hui et les générations futures aient à payer les conséquences de la catastrophe sans précédent que nous sommes en train de préparer et dont les effets se font déjà ressentir. Lorsqu’un gouvernement renonce sciemment à sa responsabilité de protéger ses citoyens, il a échoué dans son rôle essentiel », assène le texte.

Signataire de l’appel, Dominique Bourg, philosophe et professeur émérite de l’Université de Lausanne (Suisse) précise : « Nous sortons d’une période où il fallait toujours produire plus. Aujourd’hui, il faut produire moins sous peine de détruire les écosystèmes pour des siècles. Dans cette période transitoire, notre position paraît empreinte de radicalité alors qu’elle n’est que normalité au vu des catastrophes écologiques qui menace l’humanité ».

Les pétitions précédentes comme celle du 13 novembre 2017 où 15.000 scientifiques du monde entier ont alerté sur l’état de la planète n’ont pas eu d’effets. Celle de novembre 2019 où 11.000 chercheurs rappelaient « l’urgence climatique » précédait même une COP25 qui s’est malgré tout soldée par un lourd échec diplomatique. Aussi, ce texte-ci appelle à descendre dans la rue derrière les mouvements écologistes « à se mobiliser pour exiger des actes de la part de nos dirigeants politiques et pour changer le système par le bas dès aujourd’hui ».

Un soutien large à toutes les associations qui s’opposent pacifiquement à l’inaction climatique

Une grande partie du texte a été reprise d’une première pétition publiée en décembre 2018 par le quotidien anglais The Guardian où une centaine de chercheurs, universitaires et entrepreneurs appelaient à soutenir l’action d’Extinction Rebellion (ER), la toute jeune organisation qui venait de bloquer pacifiquement les ponts de Londres pour réclamer un sursaut immédiat contre le changement climatique. Les propos ont ensuite été traduits et adaptés dans le quotidien suisse Le Temps signés par 80 chercheurs et citoyens dénonçant l’action du gouvernement helvète et soutenant également ER.

La pétition française apporte un soutien plus large. « Il nous a semblé qu’il fallait inclure d’autres modes d’actions globaux plus anciens comme ceux portés par Les Amis de la Terre, Greenpeace ou Attac aux côtés de ceux plus récents de Youth for climate, Action non violente COP21 et ER » précise Milan Bouchet-Valat. De même, les mouvements préférant les actions locales de transformation de l’économie et des rapports sociaux comme Alternatiba ou Villes en transition sont cités.

Des scientifiques de tous âges et de tous domaines

L’appel ne revendique évidemment pas le consensus de la communauté scientifique. Nombre de chercheurs considèrent en effet que leur rôle consiste à fournir des résultats incontestables, libre ensuite aux gouvernants d’en tenir compte ou pas. Intervenir dans le débat citoyen serait donc outrepasser les limites de la fonction et mettre en péril sa crédibilité. « Mais quand on fait un constat objectif d’un péril imminent, ne pas en faire part au plus grand nombre, c’est de la non-assistance à personne en danger », rétorque Dominique Bourg.

Un survol de la liste des 1.000 premiers signataires montre une large diffusion au sein de tous les organismes de recherche français et tous les âges sont représentés. Les climatologues sont présents mais loin d’être majoritaires. L’Institut national de la recherche agronomique et de l’environnement (Inrae) est très présent, de même que les laboratoires en écologie et biologie et des organismes de coopération internationale comme l’IRD et le CIRAD. Mais on trouve aussi des chercheurs en sciences numériques, des mathématiciens, des astrophysiciens, des historiens, des sociologues. Les frontières entre domaines scientifiques ont donc été dépassées. En partie grâce à « labo 1point5 », un collectif de chercheur qui œuvre pour changer les pratiques professionnelles des organismes scientifiques et réduire l’empreinte écologique de la recherche en France. Labo 1point5 n’est pas à l’origine de la pétition, mais l’initiative a permis des rencontres amenant à l’appel d’aujourd’hui.

Texte de l’appel

Nous, soussignés, représentons des disciplines et domaines académiques différents. Les vues que nous exprimons ici nous engagent et n’engagent pas les institutions pour lesquelles nous travaillons. Quels que soient nos domaines d’expertise, nous faisons tous le même constat : depuis des décennies, les gouvernements successifs ont été incapables de mettre en place des actions fortes et rapides pour faire face à la crise climatique et environnementale dont l’urgence croît tous les jours. Cette inertie ne peut plus être tolérée.

Les observations scientifiques sont incontestables et les catastrophes se déroulent sous nos yeux. Nous sommes en train de vivre la 6e extinction de masse, plusieurs dizaines d’espèces disparaissent chaque jour, et les niveaux de pollution sont alarmants à tous points de vue (plastiques, pesticides, nitrates, métaux lourds…).

diminuer les émissions
mondiales de 7,6% par an

Pour ne parler que du climat, nous avons déjà dépassé le 1°C de température supplémentaire par rapport à l’ère préindustrielle, et la concentration de CO2 dans l’atmosphère n’a jamais été aussi élevée depuis plusieurs millions d’années. Selon le rapport de suivi des émissions 2019 du Programme des Nations unies pour l’environnement et le développement (PNUE), les engagements pris par les pays dans le cadre de l’accord de Paris de 2015 nous placent sur une trajectoire d’au moins +3°C d’ici 2100, et ce à supposer qu’ils soient respectés. L’objectif de limiter le réchauffement sous les +1,5°C est désormais hors d’atteinte à moins de diminuer les émissions mondiales de 7,6% par an, alors qu’elles ont augmenté de 1,5% par an au cours des dix dernières années. Chaque degré supplémentaire renforce le risque de dépasser des points de basculement provoquant une cascade de conséquences irréversibles (effondrement de la banquise, dégel du pergélisol, ralentissement des courants océaniques…). Les études préparatoires au prochain rapport du GIEC (CNRS-CEA-Météo France) suggèrent que les rapports précédents ont sous-estimé l’ampleur des changements déjà enclenchés. Un réchauffement global de plus de 5°C ne peut plus être exclu si l’emballement actuel des émissions de gaz à effet de serre se poursuit. À ces niveaux de température, l’habitabilité de la France serait remise en question par des niveaux de température et d’humidité provoquant le décès par hyperthermie.

Les sociétés humaines ne peuvent continuer à ignorer les conséquences de leurs activités sur la planète sans en subir les conséquences, comme l’ont montré de longue date et chaque jour plus clairement de nombreuses études reflétant le consensus scientifique. Si nous persistons dans cette voie, le futur de notre espèce est sombre.

nos modes de vie
doivent évoluer
vers plus de frugalité

Notre gouvernement se rend complice de cette situation en négligeant le principe de précaution et en ne reconnaissant pas qu’une croissance infinie sur une planète aux ressources finies est tout simplement une impasse. Les objectifs de croissance économique qu’il défend sont en contradiction totale avec le changement radical de modèle économique et productif qu’il est indispensable d’engager sans délai. Les politiques françaises actuelles en matière climatique et de protection de la biodiversité sont très loin d’être à la hauteur des enjeux et de l’urgence auxquels nous faisons face. Loin de confirmer une prétendue opposition entre écologie et justice sociale, le mouvement des gilets jaunes a dénoncé à juste titre l’inconséquence et l’hypocrisie de politiques qui voudraient d’un côté imposer la sobriété aux citoyens tout en promouvant de l’autre un consumérisme débridé et un libéralisme économique inégalitaire et prédateur. Continuer à promouvoir des technologies superflues et énergivores comme la 5G ou la voiture autonome est irresponsable à l’heure où nos modes de vie doivent évoluer vers plus de frugalité et où nos efforts collectifs doivent être concentrés sur la transition écologique et sociale.

l’empreinte carbone de la France
(11 t. d’équivalent CO2/hab·an)
doit descendre à 2 t. d’ici 2050.

L’absence de résultats de cette politique est patente : comme l’a relevé le Haut Conseil pour le climat, le budget d’émissions de gaz à effet de serre fixé par la Stratégie nationale bas carbone française n’a pas été respecté entre 2015 et 2018. En dépit des déclarations de bonnes intentions, l’empreinte carbone par habitant de la France (incluant les émissions importées) reste aujourd’hui encore supérieure à son niveau de 1995, à 11 tonnes d’équivalent CO2 par habitant et par an, alors qu’elle doit descendre à 2 tonnes d’ici 2050.

La prochaine décennie sera décisive pour limiter l’ampleur des dérèglements à venir. Nous refusons que les jeunes d’aujourd’hui et les générations futures aient à payer les conséquences de la catastrophe sans précédent que nous sommes en train de préparer et dont les effets se font déjà ressentir. Lorsqu’un gouvernement renonce sciemment à sa responsabilité de protéger ses citoyens, il a échoué dans son rôle essentiel.

nous appelons à participer
aux actions de désobéissance civile
menées par les mouvements écologistes,
qu’ils soient historiques
ou formés plus récemment

En conséquence, nous appelons à participer aux actions de désobéissance civile menées par les mouvements écologistes, qu’ils soient historiques (Amis de la Terre, Attac, Confédération paysanne, Greenpeace…) ou formés plus récemment (Action non-violente COP21, Extinction Rebellion, Youth for Climate…). Nous invitons tous les citoyens, y compris nos collègues scientifiques, à se mobiliser pour exiger des actes de la part de nos dirigeants politiques et pour changer le système par le bas dès aujourd’hui. En agissant individuellement, en se rassemblant au niveau professionnel ou citoyen local (par exemple en comités de quartier), ou en rejoignant les associations ou mouvements existants (Alternatiba, Villes en transition, Alternatives territoriales…), des marges de manœuvre se dégageront pour faire sauter les verrous et développer des alternatives.

faire passer les enjeux environnementaux
avant les intérêts privés

Nous demandons par ailleurs aux pouvoirs publics de dire la vérité concernant la gravité et l’urgence de la situation : notre mode de vie actuel et la croissance économique ne sont pas compatibles avec la limitation du dérèglement climatique à des niveaux acceptables. Nous appelons les responsables politiques nationaux comme locaux à prendre des mesures immédiates pour réduire véritablement l’empreinte carbone de la France et stopper l’érosion de la biodiversité. Nous exhortons également l’exécutif et le Parlement à faire passer les enjeux environnementaux avant les intérêts privés en appliquant de manière ambitieuse les propositions issues de la Convention citoyenne pour le climat et en prolongeant son mandat pour lui donner un pouvoir de suivi de leur mise en œuvre.

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Oser la gratuité des transports en commun

Voici de quoi apaiser les débats idéologiques vifs sur le sujet.

Extrait du MOOC Mon village, ma ville en transition, animé par le CERDD (Centre de Ressources du Développement Durable)

cerdd.org

Le 1er septembre 2018, l’agglomération dunkerquoise a réalisé un coup double inédit en matière de mobilité : tout en dévoilant un réseau de bus entièrement restructuré et doté de plusieurs lignes à haut niveau de service, elle a tiré un trait sur les recettes de vente de tickets au profit d’une gratuité totale, sans critères et sans contrainte.Avec ses 200 000 habitants, Dunkerque est la plus grande agglomération de France à avoir opté pour une politique publique de gratuité des transports. Pourquoi ce choix ?A l’origine, cette promesse électorale se voulait d’abord une mesure sociale. Il s’agissait de redonner de la mobilité aux populations qui n’en avaient pas les moyens : jeunes, personnes âgées, précaires ou isolées… La tarification sociale était très poussée à Dunkerque et pourtant, les bus étaient vides. Les gens qui avaient droit aux prix les plus bas ne faisaient pas valoir leurs droits.La gratuité constitue aussi un moyen d’agir sur la pollution de l’air. Si les gens se mettent à prendre le bus plutôt que leur voiture, la pollution de l’air baisse mécanique-ment. Avec un impact positif sur la santé des habitants. De même, les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports diminuent, ce qui contribue aux objectifs duPlan Climat du territoire.La gratuité transforme l’image des transports en commun. Prendre le bus n’est plus assimilé à une contrainte, cela devient un acte délibéré, un geste de liberté qui plaît également beaucoup aux catégories sociales supérieures.L’une de nos hypothèses de travail, à l’agence d’urbanisme de Dunkerque, c’est que la gratuité renforce l’attractivité du centre-ville. Le maire de Châteauroux, où les bus sont gratuits depuis 2001, en est pour sa part persuadé : les villes moyennes, dont les centres sont en perte de vitesse, ont gros à gagner à adopter la gratuité.

Comme toute politique publique, la gratuité a un coût. A Dunkerque, les recettes de billettique représentaient 4 millions et demi d’euros par an ; elles couvraient seule-ment 10% du coût global du réseau. Et Dunkerque n’est pas un cas à part. Dans de nombreuses villes, le transport public est largement subventionné. Voilà pourquoi les élus dunkerquois se sont dit : « Mieux vaut faire rouler des bus pleins gratuits que des bus vides payants. » L’objectif est de parvenir à doubler la fréquentation dans les années qui viennent. Sur la période allant du 1er janvier au 12 mai 2019, on observe déjà une hausse im-portante de la fréquentation : 65 % en plus la semaine et 125 % les week-ends.Une étude qualitative au long cours menée par les chercheurs de l’association VIGS vient de livrer ses premiers résultats. On peut dire qu’avec la gratuité, les habitants ont changé leurs habitudes de mobilité : • 50 % des usagers du bus déclarent utiliser « plus souvent » ou « beaucoup plus souvent » ce moyen de transport.• 80 % des nouveaux usagers désignent la gratuité comme le principal élément dé-clencheur de leur changement d’habitude.Grande révélation de l’étude : le fait que 48 % des nouveaux usagers du bus pren-nent moins leur voiture. Les piétons et les cyclistes sont beaucoup moins influencés et changent moins leurs habitudes. Voilà qui met un terme aux débats idéologiques vifs sur le sujet. Si vous souhaitez en savoir plus sur la gratuité des transports en commun, rendez-vous sur le site de l’Observatoire des villes du transport gratuit, piloté par l’Agence d’urbanisme de Dunkerque et l’association de chercheurs VIGS, dans l’objectif d’améliorer l’état des connaissances sur la gratuité et ses impacts, et de contribuer à enrichir les débats sur cette politique publique qui intéresse de plus en plus d’élus – et de futurs élus !

Vanessa Delevoye, journaliste rédactrice en chef d’Urbis Le Mag, AGUR

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NÎMES EN TRANSITION, collectif d'associations et de citoyens inscrits dans le mouvement des Territoires en transition, invite à prendre conscience des profondes conséquences de la convergence du pic du pétrole, du changement du climat et de la nécessité de s’y préparer concrètement. Il s’agit de mettre en place des solutions fondées sur une vision positive de l’avenir.