Retour de rando « Traces de Vie »

Rando Traces de vie : castor

Retour sur la sortie proposée conjointement par Mémoire verte et Nîmes-en-Transition, le 21 février dernier. C’est une petite troupe qui a pris ce samedi-là le chemin des Gorges du Gardon. A cette saison, c’est un lieu propice à la lecture de traces d’animaux, d’autant plus que le sol restait humide après les pluies des dernières semaines.

Pour ce qui concerne les « gros » animaux, les principales traces rencontrées ont été celles de sangliers (adultes et jeunes) et de castors. Pour ces derniers nous avons pu reconnaître des traces de pattes antérieures (véritables petites « mains »), des traces de rongement et même, c’est assez rare, une crotte !

Les castors coupent les tiges de saules ou de peupliers pour se nourrir de leur écorce. Ils prélèvent une branche (souvent de la taille d’un doigt), puis s’installent dans l’eau pour ronger l’écorce (l’endroit est plus sûr en cas de nécessité de fuite). Après, il laissent la branche nue au bord de l’eau. Ils peuvent aussi s’attaquer à des sujets plus gros (taille du bras ou plus) pour les exploiter une fois couchés. Des rondins débités, souvent moins d’un mètre de longueur, peuvent servir de réserve de nourriture ou à renforcer un terrier. Cette activité, que supportent bien saules et peupliers, est plutôt bénéfique au développement de la ripisylve.

Nous avons même pu nous livrer à l’exercice du moulage d’empreinte sur une trace de Castor et une autre de marcassin.