Nous avons tous besoin de La Garenne !

La Garenne ?
Une véritable petite forêt urbaine au 24 rue de la Garenne, sur le mont Margarot dans le quartier Croix-de-Fer. Cette parcelle privée de plus de 5.500 m2, mise en vente par son propriétaire, est convoitée par des promoteurs immobiliers. Les riverains, soutenus par les associations locales de protection de l’environnement et des arbres, se battent contre un projet de construction d’une quarantaine de logements qui mettrait en péril l’équilibre de ce véritable « poumon vert« . Voir l’excellent dossier préparé par Mémoire verte : https://memoireverte.fr/wp-content/uploads/2026/03/la-garenne-un-jardin-nimois-a-preserver.pdf

La nouvelle équipe municipale entend bien modifier le classement de la parcelle au PLU mais, réglementairement, la procédure est longue, trop longue… D’autant plus que, côté vendeur, les choses semblent s’accélérer avec un récent chantier de débroussaillage (voir photo). Le président de l’association des riverains, François Bachy, écrit aux adhérents :
- « Le débroussaillage a rasé l’intégralité des basses futaies et des taillis, détruisant la faune et la flore sans discernement. Aujourd’hui, le terrain est nu, offrant un spectacle de désolation. …/… Seuls les arbres de hautes futaies en ont réchappé.
- Les comités de quartier Croix de fer et Gambetta, ainsi que la mairie ont été alertés de notre préoccupation face à l’ampleur de l’opération, d’autant qu’un projet de division en trois lots aurait été déposé en mairie …/…
- IL FAUT DONC POUVOIR SE MOBILISER DANS L’URGENCE.
- A Puech du Teil, les riverains n’ont pas hésité à se positionner devant les camions d’abattage et cela a marché. Nous devons constituer une « task force » de volontaires prêts à réagir devant le 24 rue de la Garenne. »
Pour rejoindre cette task force vous envoyez un mail à : protectiongarenne@gmail.com
Dans les mois à venir, les arbres, et le vivant en général, risquent d’avoir besoin de sérieux coups de main de la part des humains que nous sommes. Les spéculations vont bon train ainsi que la course au technosolutionnisme, dopés par un recul inédit des lois de protection du vivant à toutes les échelles, aussi bien nationales qu’européennes. En particulier la loi APER (accélération de la production d’énergies renouvelables) (voir légifrance) qui impose des ombrières photovoltaïques sur les parkings, le plus souvent au détriment des arbres qui y sont déjà. Ubuesque ! Les parkings de Carrefour-route-d’Arles et Intermarché-Courbessac en ont déjà fait les frais, ceux de Paloma, d’Auchan et de Némausa, par exemple, sont menacés. Par les conséquences d’une politique nationale vers le « tout électrique » sans réelle réflexion sur une sobriété énergétique globale à laquelle nous seront contraints un jour, qu’on le souhaite ou non.
